Les noms d'oiseaux en latin

Michèle Fruyt (Université de Paris-Sorbonne, Paris 4)

avec la collaboration de

Mauro Lasagna (Accademia Nazionale Virgiliana, Mantoue)



§. 3. Corpus n°2 : Termes rares ou peu attestés

Nous rangeons dans cette seconde série de noms d’oiseaux des termes qui ont très peu d’occurrences dans les textes latins et dont on peut penser qu’ils n’ont pas joué un grand rôle dans la littérature latine. Les rubriques sont numérotées de (62) à (151).

1. En premier lieu, certains noms d’oiseaux peu ou mal attestés offrent des formations latines reconnaissables : cap-o, -onis « chapon » sur capus et furfurio, -ionis avec le suffixe -ō, -ōnis M. fréquent dans les noms d’oiseaux ; galb-ulus, galb-e-olus, galg-ulus avec le suffixe de « diminutif » -ulus ; capri-mulg-us composé à deuxième terme verbal régissant (associable à capra « chèvre » et mulg- de mulgere « traire ») ; foraminarius avec le suffixe –arius technique sur foramen « trou », etc.

2. Mais le lexique des noms d’oiseaux, comme tous les vocabulaires des catégories naturelles en latin, contient des termes qui sont non seulement peu attestés, mais sont en outre inanalysables en synchronie et diachroniquement obscurs (amma, gauia).

3. Certains noms peu attestés sont des emprunts savants au grec qui ne se sont pas intégrés à la langue usuelle en latin. Ils relèvent soit du vocabulaire poétique, soit du vocabulaire technique spécialisé (acalanthis, aedon, attagen, ibis, Philomela, porphyrio, Procne, siren).

4. D’autres sont cités seulement à l’époque tardive chez des grammairiens ou sont dans des glossaires. D’autres encore sont attestés chez des auteurs latins, mais avec une fréquence extrêmement faible.

Ces derniers termes, ainsi que les termes des glossaires ne doivent, cependant, pas être négligés. En effet certains d’entre eux ont dû avoir une existence réelle dans la langue parlée de l’époque tardive dans certaines zones géographiques puisqu’ils sont passés dans certaines langues romanes.

C’est notamment le cas des formes « diminutives » (en particulier avec le double suffixe de « diminutif » en -ellus /-a, -illus /-a, -culus : pipiunculus) dérivées des formes classiques usuelles pour des oiseaux importants et bien connus des gens de la campagne.

C’est également le cas de certains substantifs faits sur des onomatopées, puisque les séquences de phonèmes encodant les sons des oiseaux peuvent être variées et différentes les unes des autres (cf. les dénominations de la caille et de la sarcelle), de sorte que certaines d’entre elles sont très peu attestées dans les textes, quelle qu’ait pu être leur fortune réelle dans le vocabulaire employé par les gens de la campagne.



62. Acalanthis, -idis F. : emprunt savant poétique au grec ἀκαλανθίς, -ίδος ; attesté seulement chez Virgile (Virg. G. 3,338: Litora alcyonem resonant, acalanthida dumi.). Le terme n’a pas été intégré au vocabulaire latin usuel. L’identification de l’oiseau est difficile : rossignol, chardonneret? Cf. gr. ἀκανθίς “chardonneret”.

63. Acceĭa, -ae F. « bécasse » (Scolopax rusticola) : très peu attesté en latin (dans un glossaire) ; on connaît son sens grâce à ses descendants dans les langues romanes : it. accegia, acceggia, gheggia, anc.-fr. acie, fr.-dial. aée, assée, esp. arcea ; le terme est immotivé en latin et d’origine obscure ; on a songé à un emprunt à une autre langue.

64. Acrēdula, -ae F. oiseau indéterminé ; attesté dans les fragments poétiques des Aratea de Cicéron : De diu. 1,14 : Et matutinis acredula uocibus instat (André 1967, p. 21-22). Il présente la finale …edula commune à quelques noms d’oiseaux (monedula, ficedula). En outre, il entrait dans le groupement lexical des noms d’oiseaux en général par sa finale en -ula, associable au suffixe de « diminutif » : cf. introduction § 1.7.

65. ăēdōn , -ŏnis F. « rossignol » (Sén. Ag. ; Pétrone 131,8) est un emprunt au grec ἀηδών et ne semble pas avoir été intégré en latin. Voir luscinia “rossignol” (28).

66. Alcyon, -onis F. : voir alcedo « alcyon » (3).

67. Amma, -ae F. : autre dénomination de la chouette effraie (Pline, Isidore) ; voir strix, strigis F. et striga, -a F. « la chouette effraie » (53).
Pour d’autres sortes de hiboux ou de chouettes, voir : bubo « hibou grand-duc » (11), noctua « chouette chevêche » (36), strix / striga « chouette effraie » (53), ulula « chouette hulotte » (59), bufo « hibou grand-duc » (77), gufo « hibou grand-duc » (110).

68. Apiastra, -ae : voir merops « guêpier d’Europe » (31).

69. Ardiola, -ae F. : voir ardea « héron » (7).

70. Attagēn, -ēnis M. « le francolin » (nom scientifique : Francolinus francolinus ; André 1967, p. 35) ; attesté chez Horace, Pline ; emprunt au grec ; attagēna, -ae F. est une forme latinisée plus usuelle (attestée depuis Varron Men.).

71. Auca, -ae F. : voir anser « oie » (5) et auis « oiseau » (8).

72. Aucella, -ae F. : voir anser « oie » (5) et auis « oiseau » (8).

73. Auis Afra : voir meleagris « pintade » (29).

74. Auis noua : voir perdix « perdrix » (43). Il pourrait s’agir de « la perdrix grise » (Perdix perdix) ou de diverses espèces de grives orientales comme « le merle sibérien » (Turdus sibiricus) ou « la grive aux ailes rousses » (Turdus eunomus), ou encore « le syrrhapte paradoxal » (Syrrhapres paradoxus, angl. Pallas’s Sandgrouse)(André 1967, p. 41-42).

75. Auis Numidica : voir meleagris « pintade » (29).

76. Barbarus, -i M. : voir merops « guêpier d’Europe » (31).

77. Bufo, -onis M. : voir bubo « hibou grand-duc » (11).
Pour d’autres sortes de hiboux ou de chouettes, voir : bubo « hibou grand-duc » (11), noctua « chouette chevêche » (36), strix / striga « chouette effraie » (53), ulula « chouette hulotte » (59), amma « chouette effraie » (67), gufo « hibou grand-duc » (110).

78. Būteō, -onis M. « la buse variable » selon André (1967, p. 46 ; Buteo buteo). Le terme dénote une des espèces d’accipiter (oiseau de proie) mentionnées par Pline HN 10,21. Pour P.F. (29,12), cependant, c’est une espèce différente de l’accipiter. Būteō a donné des formes romanes : fr. buse, buson ; galic. buxardo ; it. bozzago. Il s’agit d’une dénomination onomatopéique comme būbō et būtiō (André 1967, p. 46). Pour le suffixe -o, -onis M., cf. introduction § 1.7.

79. Būtiō, -onis M. : « butor étoilé » (Botaurus stellaris L.) ; l’oiseau vit dans les marais, les lagunes, les rives des lacs ; son cri ressemble à des beuglements : c’est la raison pour laquelle on lui a donné le nom du taureau en latin taurus « taureau », et en français dialectal : bœuf d’eau, bœuf des marais, mugisseur. Le suffixe est –(i)o, -(i)onis M., usuel pour les noms d’oiseaux (cf. introduction § 1.7.). La base est une onomatopée : « le cri du butor étant u-houmb répété quatre fois » (André 1967 p. 46). Fr. butor, buor, buard serait une combinaison de butio et taurus, selon André ibidem.

80. Calandra, -ae F. « alouettes à huppe » : voir alauda « alouette » (2).

81. Cāpō, -ōnis M. : « chapon » ; attesté depuis Martial ; fait sur cāpus, -i M. « chapon » (Varr., Col.) avec un suffixe en nasale -o, -onis M. usuel dans les noms d’oiseaux (cf. introduction § 1.7.). Cap-us pourrait provenir, selon André, d’une « racine » signifiant « couper » (cf. gr. κόπτω) ; c’est du moins l’interprétation synchronique qu’en donne Columelle dans un passage sur les gallinacés : Col. 8,2,3 : semimares capi qui hoc nomine uocantur cum sint castrati libidinis abolendae causa.

82. Caprimulgus, -i M. « l’engoulevent d’Europe » (Caprimulgus europaeus), oiseau nocturne ; attesté depuis Catulle 22,10 au sens de « (berger) trayeur de chèvres » : selon Pline 10,115, c’est un oiseau nocturne plus gros que le merle, qui doit son nom à son comportement. Il entre dans les bergeries et suce le lait aux mamelles des chèvres. WH y voit un calque du grec, ce qui est refusé par André 1967, p. 48 parce que cette formation par la sélection du trait saillant du comportement se retrouve dans un grand nombre de langues et que c’est là une croyance très répandue (la bouche de l’oiseau est très grande) ; voir parra.

83. Cardellus, -i M. : voir carduelis « chardonneret » (12).

84. Cassita, -ae F. : voir alauda « alouette » (2).

85. Cauda tremula F. « bergeronnette, hochequeue » ; ce lexème complexe constitué de deux mots est attesté dans des glossaires (André 1967, p. 51) et signifie littéralement « queue tremblante » ; il s’agit d’un syntagme lexicalisé, mais les éléments sémantiques et morphologiques constitutifs peuvent être rapprochés de ceux d’un composé possessif ou bahuvrīhi « qui a la queue qui tremble » ; le même trait saillant fut sélectionné par le français dans fr. hochequeue, par un renouvellement cyclique. Voir motacilla « bergeronnette, hochequeue » (35).

86. Cercedula : voir querquedula “sarcelle” (50).

87. Chelidon, -onis F. : voir hirundo « hirondelle » et « martinet » (27).

88. Cicinus, -i M. : voir olor « cygne » (37).

89. Cicirrus, -i M. : voir gallus « coq » (24).

90. Cīris, -is F. : oiseau indéterminé ; emprunt au grec ; attesté chez Ovide M. et Hygin ; on le traduit généralement par « aigrette », mais ce n’est ni « la grande aigrette », ni « la petite aigrette » (André 1967, p. 57).

91. Columbinus, -i M. « pigeonneau » : voir columba « pigeon » (14), palumbes « pigeon » (38).

92. Corax : voir coruus « corbeau » (16).

93. Cornicula, -ae F. : voir cornix « corneille » (15).

94. Cycnus, -i / cygnus : voir olor « cygne » (37).

95. Fasianus : voir phasianus « faisan » (44).

96. Forāmĭn-ārius, -i M. « troglodyte, vulgo roitelet » (André 1967, p. 72) est attesté seulement dans les glossaires ; suffixe –arius sur foramen, -minis Nt. « trou ».

97. Frĭsĭō, -iōnis M. « le gros-bec », Plin.-Val. ; onomatopée : cf. les verbes fritinnio, frigutio (André 1967, p. 74).

98. Frondator, -toris M. hapax de Virg. B. 1,56 ; terme ambigu selon André 1967, p. 74-75 : homme ou oiseau ? Pour le suffixe, cf. introduction § 1.7.

99. Furfurio, -ionis M. : est attesté dans une liste de noms de petits oiseaux, entre les grives (turdus, turdela) et les becfigues (ficedula) chez Isidore de Séville (Or. 12,7,72). Il s’agit peut-être d’un moineau, d’un oiseau engraissé en cage pour être mangé. Selon André (1967, p. 77-78), c’est une dénomination selon la couleur, soit parce que l’oiseau ou l’une de ses parties du corps a la « couleur de son » (sur furfur, -uris M. « son », céréale, avec le suffixe –io, -ionis M.), soit parce qu’il est « taché de son, tacheté ». Pour le suffixe, cf. introduction § 1.7.

100. Gaia, -ae F. et gaius, -i M. : « le geai des chênes » (dénomination tardive ; Cael. Aur.) : comme glandaria « geai », le terme gaia / gaius remplace pica « geai » dans la langue tardive de bas niveau de langue et passe dans certaines langues romanes : fr. geai, it.-dial. gagia, gai, esp. gayo, etc. Cette dénomination de l’oiseau est tirée du prénom humain Gaius, Gaia, le geai étant assimilé à une personne humaine parce qu’il donne l’impression de parler. Du moins, il imite des bruits divers et il est bien connu des paysans, qui l’élèvent en cage. Dans beaucoup de langues, sa dénomination est un prénom d’homme : fr. jaque, jaquot, etc. ; all. Markolf, selon André (1967, p. 78 ; suivant M. Niedermann). Voir pica « geai » et « pie » (46).

101. Galbeolus, -i M. « le guêpier d’Europe » (André 1967, p.79) ; l’oiseau est dénommé d’après la couleur jaune (galbus, galbinus « jaune, jaune-vert »), selon le même procédé attesté dans galbeus, galbulus « loriot », galgalus « loriot » ; voir merops « guêpier d’Europe » (31). Pour le suffixe, cf. introduction § 1.7.

102. Galbulus, -i M. « loriot » hapax attesté chez Martial 13,68 ; dérivé avec le suffixe –ulus de « diminutif » de galbus « loriot » ou de galbus « jaune » (selon André 1967, p.79). Pour le suffixe, cf. introduction § 1.7.

103. Galerita, galeritus, galerius « alouette à huppe », « alouette des champs » et « cochevis huppé » (André 1967, p. 79-80) est attesté chez Varron (L. 5,76) et Pline (10,137 ; 11,121 ; 30,62). Comme l’indique Varron, ces termes sont dérivés de galerus « bonnet » et « perruque », en raison de la huppe des alouettes à huppe. Ces termes latins furent concurrencés par un terme emprunté au gaulois : alauda, qui a donné fr. alouette avec un suffixe diminutif ajouté en français. Voir alauda « alouette » (2).

104. Galgulus, -i M. « loriot » ; attesté chez Pline 1,10,36 ; 10,73 ; etc. Selon EM et WH, il s’agit d’une variante phonétique de galbulus « loriot » (voir ci-dessus). Mais selon André (1967, p. 79), ce n’est pas une simple variante, mais c’est un autre terme sous une forme ancienne appuyée par les langues romanes. Galgulus repose sur une onomatopée reproduisant le cri du loriot qui est en «  gagagaga dur », d’où *galgalus > galgulus. Pour le suffixe, cf. introduction § 1.7.

105. Gallina Africana : voir meleagris « pintade » (29).

106. Gallina Numidica : voir meleagris « pintade » (29).

107. Ganta, -ae F.: voir anser “oie” (5).

108. Gāuĭa, -ae F. “sterne” (oiseau marin) : Pline 10,91.

109. Grēgāriŏlus « roitelet » selon André 1967, p. 88 ; attesté dans un glossaire ; l’oiseau se déplace en troupe (grex, gregis). Voir rex auium et regaliolus « roitelet » (51).

110. Gufo, -onis M. : voir bubo « hibou grand-duc » (11).
Pour d’autres sortes de hiboux ou de chouettes, voir : bubo « hibou grand-duc » (11), noctua « chouette chevêche » (36), strix / striga « chouette effraie » (53), ulula « chouette hulotte » (59), amma « chouette effraie » (67), bufo « hibou grand-duc » (77).

111. Ībis (génitif ībidis ou ībis) F. “ibis” est un emprunt au grec ἲβις, lui-même emprunté à l’égyptien : cité par Cicéron avec une flexion grecque (accusatif ibin ; Cic. Nat. 1,101), le terme n’est pas intégré au latin. Il sert de dénomination à “l’ibis blanc” et à “l’ibis falcinelle” (André 1967, p. 94-95).

112. Lărus, -i M. “sorte de mouette” est d’attestation tardive; peut-être emprunté au grec λάρος.

113. Lusciniola, -ae F. : voir luscinia “rossignol” (28).

114. Mergulus, -i M.: voir mergus : oiseau plongeur (30).

115. Numidica : voir meleagris « pintade » (29).

116. Nycticorax : voir coruus “corbeau” (16).

117. Onocrotalus : voir pelicanus “pélican” (42).

118. Opilio, -onis M.: voir motacilla “bergeronnette, hochequeue” (35).

119. Palumbina, -ae F.: voir palumbes “pigeon” (38).

120. Parrula, -ae F.: voir parra “engoulevent” (39).

121. Phalaris, -is F.: voir fulica “poule d’eau, foulque macroule” (22).

122. Philomēla,-ae F. : « rossignol » : Virgile utilise le terme comme une dénomination poétique du rossignol en Virg. G. 4,511. C’est un anthroponyme transcrit du grec, Philomèle étant la fille de Pandion qui fut changée en rossignol ou en hirondelle (cf. les Métamorphoses d’Ovide). Voir luscinia « rossignol » (28).

123. Pīpiō, pīpiōnis M “pigeonneau” est attesté depuis le +IVe s. apr. J.-C. Le suffixe est -(i)o, -(i)onis M. et la base onomatopéique reproduit le pépiement du petit oiseau, les mêmes sons étant présents dans les verbes pipire, pipare, pipiare, pipilare “pépier”. Après une dissimilation p…p… > p…b…, le terme latin a donné fr. Pigeon. Ainsi le nom français du pigeon dénotait-il à l’origine le jeune pigeon. Pour le suffixe, cf. introduction § 1.7.

124. Pīpiunculus, -i M. “le faucon crécerelle” et “le faucon crécerellette”; cet oiseau fut ainsi dénommé d’après le nom du pigeon parce qu’il niche parmi les pigeons (dénomination par contiguïté) ; il s’agit d’un “diminutif” en -culus sur pīpiō, pīpiōnis “pigeonneau”; le terme est attesté seulement dans un glossaire. Pour la formation et la signification, il rappelle titiunculus “le faucon crécerelle” et “le faucon crécerellette”, de titus “pigeon”. Voir titiunculus, titus. Pour le suffixe, cf. introduction § 1.7.

125. Platalea (Cicéron), platea (Pline l’Ancien): voir mergus “oiseau plongeur” (30).

126. Porphyriō, -ionis M. : “la poule sultane”; attesté chez Pline (10,129; etc.); emprunt au grec : le terme grec est une dénomination due à la couleur rouge du bec et des pattes de l’oiseau, alors que son plumage est bleu foncé. Pour l’association de la finale avec le suffixe -(i)o, -(i)onis M., cf. introduction § 1.7.

127. Procne, -es F. : voir hirundo « hirondelle » et « martinet » (27).

128. Pugio, -onis M.: voir alauda “alouette” (2).

129. Pullus, -i M.: voir gallina “poule” (23).

130. Pulliceus, -i M.: voir gallina “poule” (23).

131. Pullitra, -ae F.: voir gallina “poule” (23).

132. Quacula, -ae F. : voir coturnix “caille” (17).

133. Quaquara, -ae F. : voir coturnix “caille” (17).

134. Quaquila, -ae F. : voir coturnix “caille” (17).

135. Quercedula : voir querquedula “sarcelle” (50).

136. Querquidula : voir querquedula “sarcelle” (50).

137. Sanqualis, -is F.: voir aquila “aigle” (6). Pour d’autres oiseaux de proie, voir aussi : accipiter, acceptor « vautour » (1), falco « faucon » (19), miluus / milua « milan » (33), titiunculus « faucon » (144) (19) (38), uoltur /uultur, uolturus, uolturius « vautour » (60), buteo « buse » (78).

138. Sīrēn, sīrēnis F. et Sīrēna, -ae F. “la Sirène” (démon marin mi-femme et mi-oiseau); le terme est attesté surtout tardivement, essentiellement chez certains auteurs chrétiens (Tertullien, Ambroise, Jérôme). Ovide (M. 5,560) évoque les plumes jaunes lors de la métamorphose en sirènes des filles d’Achéloos ; terme emprunté au grec.

139. Struthio / strutio, -onis M. ; pour le suffixe, cf. introduction § 1.7. ; voir struthocamelus “autruche” (55) et passer marinus (40).

140. Strutianus M.: voir struthocamelus “autruche” (55) et passer marinus (40).

141. Taurus, -i M. “butor étoilé” : voir ardea “héron” (7).

142. Terraneola, -ae F.: voir alauda “alouette” (2).

143. Tetrax : voir tetrao “tétras” (56).

144. Titiunculus, -i M. “le faucon crécerelle” et “le faucon crécerellette”, de titus, -i M. “pigeon” avec un suffixe -iunculus. Cette finale se rencontre généralement lorsqu’un suffixe de “diminutif”1) -culus s’ajoute à une base terminée par un suffixe en nasale en -(i)ō, -(i)ōnis M., suffixe bien représenté dans les noms d’oiseaux (pour ce suffixe: F. Gaide 1988)2). C’est le cas dans pipiopipiunculus (voir ce terme ci-dessus), qui a le même sens. Dans titiunculus par rapport à titus “pigeon”, on pourrait supposer un substantif intermédiaire : *tit-iō, -iōnis. Voir falco “faucon” (19), titus “pigeon” (145), palumbes “pigeon” (38).
Pour d’autres oiseaux de proie, voir : accipiter, acceptor « vautour » (1), aquila « aigle » (6), falco « faucon » (19), miluus / milua « milan » (33), uoltur /uultur, uolturus, uolturius « vautour » (60), buteo « buse » (78), sanqualis « aigle » (137).

145. Titus, -i M. : voir palumbes “pigeon” (38).

146. Tremulus, -i M.: voir motacilla “bergeronnette, hochequeue” (35).

147. Truo, -onis M. “pélican” est attesté chez Paul Diacre, P.F. 504,21 ; c’est un suffixé de trua “cuiller” (avec le suffixe usuel -o, -onis M. dans les noms d’oiseaux)3) en raison de la forme plate et large du bec du pélican, qui ressemble à la forme de cet ustensile : voir pelicanus “pélican” (42).

148. Turdela, -ae F.: voir turdus “grive” (57).

149. Turdelix, -icis F.: voir turdus “grive” (57).

150. Volturus, -i M.: voir uoltur / uultur “vautour” (60).

151. Vulturius, -i M.: voir uoltur / uultur “vautour” (60).


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1) , 3) Pour le suffixe, cf. introduction § 1.7.
2) Cf. aussi un suffixe en -ō, -ĭnis : homohomun-culus.