Les animaux aquatiques en latin

Michèle Fruyt (Université de Paris-Sorbonne, Paris 4)

et Mauro Lasagna (Accademia Nazionale Virgiliana, Mantoue)



3. Les crustacés

1. astacus, -i, M. (variante morphologique astagō, -aginis Plin. Valer. avec le suffixe latin -ago) « le homard » (Homarus vulgaris L.). L’animal est assez commun en Méditerranée. Plin. 9,97 cite le terme dans une liste de cancri « crabes » tirée d’Aristote (H.A. 4,2,525b et suiv.) avec des confusions. Le terme figure dans le traité gastronomique d’Apicius (2,1,1). On observe une confusion de noms et d’animaux en Isid. Or. 12,8,9.
Astacus est un emprunt latinisé au grec ἀστακός (qui désignait le homard et l’écrevisse). Le terme était bien intégré en latin, comme le montre l’existence du suffixé (fonctionnant comme variante morphologique avec la même valeur dénotative) astagō, -aginis (Plin. Valer.) avec le suffixe latin -ago, -aginis F. fréquent dans le domaine des catégories naturelles (plantes, etc.)1).
Voir aussi cammarus, carabus et locusta.

2. cammarus, -i, M. (variante gam- ; latin tardif : cambarus) « l’écrevisse ». Le terme dénote plusieurs espèces des genres Astacus, de rivière, et Homarus, de mer.
Il est mentionné par Pline (32,148). Chez Varron (R. 3,11,3 : non nunquam etiam ex aqua cammari et quaedam eius modi aquatilia ; comme aliment des canards élevés) et Columelle (8,15,6), le terme désigne probablement l’écrevisse de rivière, tandis que chez Martial (2,43,12 : concolor in nostra, cammare, lance rubes), il peut se référer aussi à la crevette, puisque les deux rougissent lorsqu’on les cuit. Chez Juvénal (Juv. 5,84 : dimidio constrictus cammarus ouo), il ne peut s’agir que d’une crevette.
Il s’agit d’un terme emprunté au grec κάμμαρος « espèce de crevette », qui a peut-être une origine i.-e. : voir ci-dessus Introduction § 0.10.
Lat. cammaros sert également dans la phytonymie pour une plante « doronic, mort-aux-panthères » (Pline) selon J. André (1985, p. 46), qui rapproche le terme latin des noms germaniques et slaves de l’hellébore. Il estime que cette dénomination de la plante est liée à la forme arrondie de l’abdomen incurvé des crustacés. Il s’agirait donc d’un transfert métaphorique : animal marin → entité terrestre (plante), ce qui serait un cas très rare et situé à l’inverse de la situation habituelle.
Voir aussi caris et squilla.

3. cancer, -cri, M. (à l’époque tardive, variante morphologique2) : cancrus ; et variantes phonétiques et / ou orthographiques : crancus, crancrus) « le crabe » (animal de mer) et « l’écrevisse » (animal de rivière).
Il en existe plusieurs espèces : cf. Isid. Or. 12,6,51 : duo sunt genera cancrorum, fluuiatiles et marini. Les espèces de crabes connues en Méditerranée sont si nombreuses qu’il est impossible de préciser davantage.
Le terme était usuel puisqu’il est attesté dès Plaute et le trait saillant de l’animal, sa manière de se déplacer transversalement, était proverbial. Plaute (Pseud. 955 : transuersus, non prouersus, cedit quasi cancer solet) et Varron (Men. 42 (43) Cèbe : ut in litore cancri digitis primoribus stare) se réfèrent aux caractéristiques de sa démarche.
C’est un animal qu’on trouve au bord de la mer (Ov. Met. 15,369 litoreo… cancro).
Chez Manilius (2,225 : scopulosus… Cancer ; 236 : fecundum est proprie Cancri genus et 253 : Cancer patulam distentus in aluum), on attribue des caractères de l’animal marin à la constellation qui porte son nom. Il en est presque de même chez Pétrone (Sat. 39,8 : in Cancro ego natus sum : ideo multis pedibus sto [cf. Plin. 9,97 cancris… pedes octoni], et in mari et in terra multa possideo ; nam cancer et hoc et illoc quadrat).
Plusieurs attestations se trouvent chez Pline : cet auteur en 9,97 regroupe sous l’expression cancrorum genera (dans une liste tirée maladroitement d’Aristote H.A. 4,2,1 sqq.) : carabi, astaci, maeae, paguri, Heracleotici, leones et alia ignobiliora (voir ces mots).
Cancer offre une valeur métaphorique (les griffes ou pinces de Pluton) en Apulée Met. 6,8 : inter Orci cancros iam ipsos haesisti.
Il est attesté comme nom du signe du zodiaque, par exemple chez Cicéron (Arat. 263) et chez Lucrèce (5,617).
Il passe dans le vocabulaire médical au sens de « cancer, chancre » (Caton, Celse) et est attesté dans les gloses au sens de « pince, forceps ».

On a proposé une origine i.-e. pour ce nom du crabe et de l’écrevisse (EM p. 91, X. Delamarre, P. Flobert 2000, M. de Vaan)3). Le dictionnaire d’Ernout-Meillet (91) pose une dissimilation *karkr- > *kankr- en indo-européen : * …r …r… > * … n …r… et estime que le grec a une forme simplifiée. Selon ce même dictionnaire il s’agit d’une forme à redoublement. Selon Schrijver  et de Vaan (97), le terme grec καρκίνος pourrait représenter un ancien *kr-kr-ino-. Mais le rapprochement avec sanskrit karkaṭa-s « écrevisse », « homard » est discuté (M. de Vaan 86-87).
On rapproche le grec καρκίνος, qui offre une polysémie semblable à celle du terme latin : « crabe », « constellation du cancer », « chancre, cancer » (maladie), « pince pour saisir des objets dans le feu » (tenaille du forgeron), etc. pour divers objets en raison de leur forme.
Lat. cancer « crabe » doit être distingué4) de son homonyme cancer, -cri « barrière » archaïque attesté seulement chez Paul Diacre (P.F. 40,8-9 L. = p. 46 M. : Cancri dicebantur ab antiquis, qui nunc per diminutionem cancelli) et remplacé par son diminutif cancellus, -i M. attesté surtout au pluriel « barreaux » (Cic., Col.).
Lat. cancer / cancrus, acc. sg. cancrum a donné fr. chancre. Le substantif latin fut emprunté en germanique : v.-h.-a. kankur, m.-h.-a. kanker (Ernout-Meillet 91).

4. carabus, -i M. « la langouste » (Palinurus vulgaris L.). Ce terme (emprunté au grec κάραβος) ne se trouve qu’en Plin. 9,97, le nom latin étant locusta (voir ce mot).

5. caris, -idis, F. « la crevette » (Scyllarus arctus, Scyllarides latus, Squilla mantis L.). Le terme est emprunté au grec καρίς. Voir cammarus et squilla.

6. elephantus, -i M. « éléphant de mer » : Pline 1,9,4 ; 9,10 ; 32,144 ; 32,148. Le terme ne se trouve que chez Pline. Il dénote deux animaux différents :

a) dans les trois premiers passages, un monstre rare, qui est peut-être le morse. En effet, comme l’éléphant, il a des défenses. En 9,10, Pline raconte une histoire fabuleuse de monstres abandonnés par la mer sur la côte des Santons (Saintonge) au temps de Tibère : éléphants, béliers de mer et néréides. En 32,144, il met les éléphants dans son énumération des beluae.

b) En Pline 32,148, elephantus dénote une espèce de langouste. Dans ce passage, Pline a condensé le développement par lequel Aristote distingue la langouste du homard d’après la couleur et la conformation des pattes. L’éléphant comme sorte de langouste noire est en fait le homard, qui est tacheté de noir selon E. de Saint-Denis (1947, p. 36), qui précise qu’à Naples le homard s’appelle it.-dial. elefante ou alifante di mare.

7. Heracleoticus (cancer) M. : « espèce de crabe » (litt. « le crabe d’Héraclée ») ; Pline 9,97 ; emprunt au grec Ἡρακλεωτικὸς (καρκίνος). En énumérant les espèces de crabe, Pline dans ce passage résume Aristote (H.A. 4,2,2), qui en P.A. 4,8 distingue les crabes d’Héraclée des maias (voir maeae), par leurs pattes, qui sont plus courtes.

8. hippos, -i, M. en Plin. 9,97 dénote une espèce de crabe et en Plin. 32,149 également un petit poisson inconnu : voir hippos dans les poissons.
Le terme est emprunté au grec ἵππος « cheval » (cf. le pluriel hippoe dans le passage de Pline : in Phoenice hippoe uocantur, tantae uelocitatis, ut consequi non sit, cf. Arist. H.A. 4,2,525 sqq.). Le nom du cheval a servi à dénommer, en raison de sa vélocité, le crabe vagabond et famélique, qui habite les côtes de la Méditerranée orientale et méridionale, aujourd’hui appelé « crabe de terre, ocypode, crabe coursier » (Cancer cursor L.). Ce crabe se tient pendant la journée dans un trou qu’il a creusé, d’où il sort après le coucher du soleil.

9. leo, -onis, « espèce de homard » ; Plin. 9,97 (parmi les cancrorum genera) ; 32,149 : leones, quorum brachia cancris similia sunt, reliqua pars locustae. Emprunt au grec λέων (gén. λέοντος) « lion », employé comme nom de crustacé chez Athénée et Élien.

10. lŏcusta, -ae F. « la langouste »5) (Palinurus vulgaris L.) ; Plin. 9,4 : in Indico mari… locustae quaterna cubita impleant ; 9,40 : integuntur… crustis ut locustae ; 9,164 ; 9,185 : polypum in tantum locusta pauet, ut, si iuxta uidit omnino, moriatur (cf. Arist. H.A. 8,2,590b) ; 32,148 et 149 ; Ambr. Hex. 5,26 : ille sinus maris cephalos alit… locustas alius.
L’épigramme de Claudien (Carm. min. 24 Hall) est une description poétique de l’animal. La description de Pline (9,95), tirée d’Aristote, met en relief les « cornes » de l’animal, qui sont la raison pour laquelle chez Pétrone (Sat. 35 : super capricornum locustam marinam) la langouste se trouve au-dessus du signe du capricorne.
Lat. locusta est aussi le nom de la sauterelle (Tite-Live ; Pline) et le dictionnaire d’Ernout-Meillet considère le sens de « sauterelle » comme le plus ancien, rapprochant certaines formes de français où le nom de la sauterelle a donné celui de la crevette. Ce transfert va dans le sens général : animal terrestre → animal marin et il pourrait être fondé sur la manière dont ces deux animaux se meuvent par sauts successifs dans les deux éléments fluides que sont l’air et l’eau.
Si ce lien dénominatif entre la sauterelle et la crevette paraît solide pour le latin, les hypothèses étymologiques proposées restent fragiles. \\ P. Flobert (2000) rapproche gr. ληκάω et λάξ6), anglais leg. Il suit en cela en partie le dictionnaire étymologique de J. Pokorny (IEW 673), qui rattache gr. λάξ, sk. r̥kṣalā all. « Fussgelenk bei Huftieren », lat. lacertus « muscle (biceps) », lacerta all. « Eidechse », locusta all. « Heuschrecke, Meerkrebs » ainsi que des formes germaniques (vieil-islandais, anglo-saxon, m.-h.-a., etc.) et lituaniennes de la « racine » i.-e. *lek- qu’il trouve dans des termes signifiant all. « Gliedmassen » et all. « biegen, winden, springen, zappeln ».
M. de Vaan (347-348) estime que le seul mot latin similaire pour la forme et le sens serait lacerta « lézard », mais qu’il n’existe pas d’origine connue. Il conclut pour les deux termes à des emprunts faits par le latin à une autre langue, dont il ne précise pas l’identité. Le rapprochement avec lacerta est évoqué rapidement par Ernout-Meillet.
Isidore nous dit que le terme correspondant en grec pour le sens, aussi bien pour l’animal marin que pour l’animal terrestre, est ἀστακός « homard » (voir ce terme). Il semble expliquer la dénomination des deux animaux par le fait qu’ils ont de longues pattes en rapprochant le mot asta, qui semble être hasta « hampe (d’une arme de jet, etc.) » : Isid. Or. 12,8,9: locusta quod pedibus sit longis ueluti asta ; unde et eam Graeci tam maritimam quam terrestrem ἀστακόν appellant.
Voir carabus.

11. maea, -ae, F. « le crabe maia ». Ce crabe de grande taille, « maia squinade », ou « araignée de mer », est très commun en Méditerranée (Maia squinado et Maia verrucosa L.) ; Plin. 9,97.

12. pagūrus, -i, M. « espèce de crabe », « le tourteau » ou « poupart » (Cancer pagurus L.) ; Plin. 9,97 ; Pall. 1,35 ; emprunt au grec πάγουρος.

13. pinophylax : voir pinotērēs.

14. pinotērēs (pinn- ; pinothēras), -ae, M., dénote :
1° « le pinnotère » (Pinnotheres veterum L.), crustacé minuscule (Plin. 9,98 : pinotheras uocatur minimus ex omni genere, ideo opportunus iniuriae), qui se loge dans la coquille de la pinne marine, et, selon les Anciens, les deux s’aident réciproquement : Cic. Fin. 3,63 ; Nat. 2,123 (où l’auteur le nomme squilla, voir ce mot). On rencontre aussi chez Plin. 9,142 la forme pinophylax : quem pinoteren uocant, alii pinophylacem, is est squilla parua, aliubi cancer dapis adsectator ; 32,150 ;

2° mais aussi « le bernard l’ermite » (Eupagurus bernhardus L.) ; Plin. 9,98.

Il s’agit d’emprunts au grec πιννοτήρης et πιννοφύλαξ.

15. squilla, -ae, F. « le squille mante » (Squilla mantis L.), présent dans les textes surtout comme un mets : Lucil. 1240 Marx : omnia in ista / consumis squilla ; Hor. Sat. 2,4,58 tostis… squillis recreabis ; 2,8,42 adfertur squillas inter murena natantis. \\Mais le terme désigne aussi différents crustacés :

- en Pline 9,142 : la crevette (καρίδιον d’Arist.) ;

- en Pline 9,158 : la caris (v. ce mot) ;

- en Cic. Nat. 2,123 : le pinnotère (v. pinotērēs) ;

- en Iuv. 5,81 : quae fertur domino squilla (opposée au cammarus, voir ce mot), le terme désigne un crustacé beaucoup plus grand que la squille, qui mesure plus de vingt-cinq centimètres ;

- en Martial 13,83 : caeruleus nos Liris amat…/… hinc squillae maxima turba sumus, il s’agit d’écrevisses d’eau douce vivant en groupe.

L’étymologie est considérée comme obscure (P. Flobert 2000). Selon le Grand Gaffiot (2000), il faut distinguer ce crustacé appelé squilla de scilla, -ae F. « scille, oignon marin » (Pline 19,93), emprunt au grec σκίλλα. Mais le dictionnaire d’Ernout-Meillet (602) sous l’entrée scilla « scille, oignon marin » renvoie à squilla (EM 645) « squille » (crustacé) : d’un côté il rapproche les deux termes en reconnaissant que squilla est « souvent confondu avec scilla », mais d’un autre côté il les sépare en affirmant que « les sens sont bien différents ».
Il nous semble que squilla et scilla pouvaient appartenir en synchronie dans la conscience du sujet parlant au même groupement lexical, de même que les entités dénotées appartenaient au même domaine d’expérience de la mer.
On sait que la variation -qu- / -c- n’était pas étonnante pour la communauté linguistique. En effet, dans de nombreux termes latins, on observe une variation phonétiquement conditionnée entre -qu- et -c-, la labiovélaire -qu- /kw/ perdant son appendice labio-vélaire devant une voyelle d’arrière: cf. coquus > cocus « cuisinier » vs coquīna « cuisine, taverne » ; sequitur vs secūtus pour le verbe sequor « suivre ». Le maintien de -qu- devant une voyelle d’arrière est soit purement graphique (cf. probablement coquus « cuisinier »), soit un phénomène analogique de maintien de la régularité flexionnelle pour le thème à l’intérieur d’un même paradigme (par exemple pour le verbe sequor « suivre »). Si l’on admet une variante synchronique entre -qu- et -c-, on pourrait voir dans le couple squilla / scilla le résultat d’une sorte d’hypercorrection ou de réfection inverse sur le plan phonétique (de -c- à -qu-), liée à la perception d’une variation synchronique, de sorte que sur scilla, emprunté au grec, aurait été refait squilla.
La réfection de squilla peut se justifier par rapprochement avec les radicaux latins squăl- et squāl- perçus comme des allomorphes d’un même morphème lexical pour des entités appartenant toutes au même domaine de la mer. De nombreux radicaux synchroniques latins possèdent des allomorphes se distinguant par la longueur de la voyelle (uĕn- / uēn- pour uĕnīre, uēnī), parfois associée au timbre de cette voyelle (făc- / fēc- ; et même -fĕc-, -fĭc- pour les préverbés de facio).
Malgré la différence de vocalisme dans la syllabe initiale, on peut donc penser que squilla a pu être rapproché du nom de poisson de mer lat. squălus, -i M. « squale » (voir ce mot), terme lui-même rapproché de squătus, -i M. (cf. all. Wal, anglais whale), qui semble hérité pour un grand animal marin (voir Introduction § 0.10).
En outre, squilla a pu être rapproché de squāl- / squā- avec une voyelle longue, radical qui dénote un état rugueux, des aspérités ou des écailles : squāma « écaille », squālēre « être rugueux », squālidus « rugueux », squālor « état rugueux ».
En synchronie, squătus « gros animal marin » est rapproché par Isidore de squāma « écaille » : Isid. Or. 12,6,37 : squatus dictus quod sit squamis acutus.
C’est pourquoi on peut envisager que scilla (emprunté au grec) ait pu fournir la base de squilla par rapprochement avec les termes latins en squ… renvoyant à des entités appartenant au même domaine d’expérience de la mer. Pour employer les termes habituels à J. André (par exemple dans son ouvrage de 1985 sur les noms de plantes) mais sans connotation dépréciative, squilla serait une « déformation » de scilla par une sorte d’« étymologie populaire ».


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1) Cf. A. ERNOUT 1946.
2) Correspondant à une normalisation pour que le terme ait un nominatif sg. conforme aux substantifs de la 2e déclinaison en -us (le même phénomène de régularisation phonétique et morphologique étant attesté en latin tardif pour d’autres termes). Inversement, à partir de son nominatif sg. cancer, fut créé, par régularisation sur le modèle des substantifs de la 3e déclinaison, le génitif sg. canceris (Caton ; Lucr.) et le pluriel canceres (Caton).
3) Voir ci-dessus Introduction § 0.10.
4) Bien que le dictionnaire de M. DE VAAN (86-87) estime que cancer « crabe » et cancer « barrière, barreaux » soit un seul et même lexème.
5) La voyelle de la syllabe initiale est généralement considérée comme brève dans le nom commun. Mais le dictionnaire d’ERNOUT-MEILLET repère un o long chez Juvénal dans le nom propre Locusta ; il est suivi par M. DE VAAN.
6) Adverbe « avec le talon, avec le pied ».