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formation_des_mots:6._les_textes_latins_les_plus_proches_de_l_oral [Dictionnaire Historique et Encyclopédie Linguistique du Latin]
 

La formation des mots

Bibliographie raisonnée

Michèle FRUYT

Université de Paris-Sorbonne (Paris 4)


§ 6. Les textes latins les plus proches de l'oral

La prise en compte des variations diastratiques poussa les linguistes latinistes à rechercher derrière les textes, en filigrane, les indices de la langue parlée spontanée dans tous ses niveaux de langue, et en particulier dans ses bas niveaux de langue, ceux des gens peu lettrés ou illettrés, qui formaient, en fait, la grande masse de la population.

Cette quête de l’oral peut recourir à certains textes ou documents particuliers (notamment les documents autographes), qui nous offrent des informations précieuses parce qu’absentes des textes bien normés et de haut niveau de langue.

Le corpus des inscriptions de l’époque archaïque prélittéraire contient des inscriptions essentielles pour la connaissance de la langue latine de cette époque. Elles relèvent de différentes situations d’énonciation et de différents niveaux diastratiques, avec des énoncés plus ou moins officiels et formulaires et, au contraire, des énoncés de nature privée qui peuvent refléter un niveau de langue plus usuel et plus spontané.

Les synthèses les plus récentes sur les inscriptions latines archaïques sont :

  • WACHTER Rudolf, 1987 : Altlateinische Inschriften : Sprachliche und epigraphische Untersuchungen zu den Dokumenten bis etwa 150 v. Chr., Bern / Frankfurt am main.
  • VINE Brent, 1993 : Studies in Archaic Latin Inscriptions, Innsbruck.
  • HARTMANN Markus, 2005 : Die frühlateinischen Inschriften und ihre Datierung. Eine linguistisch-archäologisch-paläographische Untersuchung, Bremen, Hempen Verlag (Münchner Forschungen zur historischen Sprachwissenschaft Band 3, Munich Studies in Historical Linguistics).

Christian Touratier a récemment réhabilité de manière décisive l’inscription de la Fibule de Préneste en montrant son authenticité (qui avait été contestée par Margherita Guarducci, suivie par d’autres savants) :

  • TOURATIER Christian, 2013 : La fibule de Préneste, Aix-en-Provence, Aix-Marseille Université, Presses universitaires de Provence (Langues et langage n°23).

6.1. Inscriptions de Pompéi

Certaines inscriptions, en particulier celles de Pompéi (figées sur les murs de la ville par l’éruption du Vésuve en + 79 apr. J.-C.) sont particulièrement instructives parce que certaines d’entre elles sont le fait de semi-lettrés qui transcrivaient ce qu’ils entendaient d’un point de vue phonétique et que certains scripteurs rédigeaient des énoncés manifestant une spontanéité certaine. Les inscriptions de Pompéi furent, de ce fait, très étudiées par les linguistes latinistes. On peut citer, entre autres, les travaux suivants :

  • VÄÄNÄNEN Veikko, 1937 (1966) : Le latin vulgaire des inscriptions pompéiennes, Berlin, Akademie Verlag.
  • MOREAU Philippe, 1993: Sur les murs de Pompéi. Choix d’inscriptions latines, Paris, Gallimard.
  • FLOBERT Pierre, 1995 : « Le latin des tablettes de Murécine (Pompéi) », in Revue des études latines 73, p. 138-150.
  • BIVILLE Frédérique, 2003 : « Le latin et le grec “vulgaires” des inscriptions pompéiennes », in Latin vulgaire et latin tardif VI, H. Solin, M. Leiwo & H. Halla-aho (éds.), Actes du 6e colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Helsinki, 29 août-2 septembre 2001, Zürich, Hildesheim, p. 219-235.
  • WALLACE Rex E., 2005: An Introduction to Wall Inscriptions from Pompeii and Herculanum, Bolchazy-Carducci Publishers, Wauconda, Illinois, USA.

6.2. Lettres de soldats d'Egypte

Des lettres de soldats retrouvées sur divers supports (papyrus, ostraca) en Egypte ont également fait l’objet d’études fondamentales :

  • PIGHI G. B., 1964 : Lettere latine d’un soldato di Traiano, P. Mich. 467-472, Bologna.
  • ADAMS J. N., 1976 : The Vulgar Latin of the Letters of Claudius Trentianus (P. Mich. VIII, 467-472), Manchester.
  • LEHMANN C., 1988 : “On the Latin of Claudius Terentianus (P. Mich. VIII, 467-472)”, Cuadernos de filología clásica 21, p. 11-23.
  • HALLO-AHO H., 2003 : “Scribes and the letters of Claudius Terentianus”, in Latin vulgaire et latin tardif VI, H. Solin, M. Leiwo & H. Halla-aho (éds.), Actes du 6e colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Helsinki, 29 août-2 septembre 2001, Zürich, Hildesheim, p. 245-252.

6.3. Pétrone

Le texte de Pétrone, appelé par convention le Satiricon, dont la date est discutée (probablement fin du +Ier s. et début du +IIe s. selon des propositions récentes de René Martin et Pierre Flobert), est considéré comme un pastiche de la langue parlée usuelle et même argotique des gens non lettrés de l’époque. S’il s’agit d’un pastiche, il repose sur une exagération volontaire, qualitative et quantitative, de certains traits linguistiques, qui s’y trouvent concentrés en grand nombre et, en tout cas, en un nombre supérieur à la langue orale usuelle.

De ce fait, le texte présente de nombreux faits de latin évolué . Les études portant sur lui sont nombreuses dans tous les domaines de la langue et en particulier pour le lexique, la morpho-syntaxe, la syntaxe. Nous ne pouvons citer ici que quelques études lexicales :

  • ONIGA Renato, 2000 : “La création lexicale chez Pétrone”, in M. Fruyt & C. Nicolas (éds.), La création lexicale en latin, Paris, PUPS, p. 155-166.
  • ADAMS J. N., 2003 : “Petronius and new non-literary Latin”, in J. Herman & H. Rosen (éds.), Petronia: Gedenkschrift für Hubert Petersmann II, 2003, Heidelberg, 23.
  • ADAMS J. N., 2005 : “The accusative + infinitive and dependent quod / quia clauses : the evidence of non-literary Latin and Petronius”, in S. Kiss, Mondin & Salvi (éds.), p. 195-206.

6.4. Les Tablettes de Vindolanda

Parmi les documents autographes se trouvent les Tablettes de Vindolanda (fin du +1er s. - début du +2e s.) trouvées dans un fort romain situé dans le nord de l’Angleterre. Ces lettres sont écrites sur de très fines tablettes de bois de la taille d’une carte postale actuelle, à l’aide d’une encre noire. Elles comportent des expressions formulaires notamment au début (pour l’identification du scripteur et du destinataire) et à la fin des lettres, des formules de politesse et des formules de demande (rogo “je (te) demande…”), mais cette correspondance privée entre soldats ou commerçants a également apporté des informations essentielles sur la langue latine usuelle de l’époque :

  • ADAMS J. N., 1975 : “The Latin of the Vindolanda writing tablets”, BICS 22, p. 20-24.
  • BOWMAN A. K. & THOMAS J. D., 1983 : Vindolanda: The Latin Writing-Tablets, Britannia Monograph Series 4, London.
  • BOWMAN A. K. & THOMAS J. D., 1994 : The Vindolanda Writing-Tablets (Tabulae Vindolandenses II), London.
  • ADAMS J. N., 1995 : “The language of the Vindolanda writing tablets : an interim report”, JRS 85, p. 86-134.
  • ADAMS J. N., 2003 : “The new Vindolanda writing tablets”, Classical Quarterly 53, p. 530-575.
  • BOWMAN A. K. & THOMAS J. D., 2003 : The Vindolanda Writing-Tablets (Tabulae Vindolandenses III), London.
  • BOWMAN A. K. & THOMAS J. D. & TOMLIN R. S. O., 2010 : “The Vindolanda writing-tablets (Tabulae Vindolandenses IV)”, Britannia 41, p. 187-224.

6.5. Les tabulae defixionum, tablettes de malédiction

On trouve dans tout l’empire romain des tablettes de malédiction . Gravées sur plomb par des sujets parlants souvent peu lettrés, elles laissent apparaître des traits déviants par rapport au latin classique normé. Certains de ces traits divergents par rapport à ce que nous savons des grands textes classiques sont des reflets de la langue usuelle du scripteur et de son entourage ou idiolecte et, dans ce cas, leur témoignage intéresse le linguiste. D’autres traits divergents sont seulement le résultat d’un apprentissage insuffisant de l’écriture chez le scripteur, ce qui rend parfois certains énoncés difficiles à interpréter.

Les premières éditions sont anciennes :

  • AUDOLLENT Auguste, 1904: Defixionum tabellae quotquot innotuerunt tam in Graecis Orientis quam in totius Occidentis partibus, Paris.
  • JEANNERET M., 1918 : La langue des tablettes d’exécration latines, Neuchâtel et article de la Revue de philologie 42, p. 126-153.

Elles ont été complétées par de nombreux travaux sur des découvertes ou des réinterprétations. Nous ne citons ici que quelques travaux à caractère général :

  • RUIZ G. 1967 : “Estudio linguistico de las defixiones latinas no includas en el corpus de Audollent”, Emerita 35, 2, p. 219-248.
  • GAGER J., 1992 : Curse Tablets and Binding Spells from the Ancient World, Oxford.
  • K. Brodersen & A. Kropp (éds.) 2004 : Fluchtafeln. Neue Funde und neue Deutungen zum antiken Schadenzauber, Frankfurt am Main, Verlag Antike.
    On pourra lire dans cet ouvrage collectif, entre autres:
    - TOMLIN R. S. O. : ” 'carta picta perscripta’ : Anleitung zum Lesen von Fluchtafeln”, p. 11-29.
    - LAMBERT Pierre-Yves : “A defixio from Deneuve, dép. Meurthe-et-Moselle”, p. 59-67.
    - LAMBERT Pierre-Yves : “Defining magical spells and particularly defixiones of Roman Antiquity : a personal opinion”, p. 71-80.
    - KROPP Amina: ” 'Defigo Eudemum: necetis eum ’: Kommunikationsmuster in den Texten antiker Schadenzauberrituale”, p. 81-98.
    - SOLIN Heikki : “Parerga zu lateinischen Fluchtafeln”, p. 115-128.
  • KROPP Amina, 2008 : Defixiones. Ein aktuelles Corpus lateinischer Fluchtafeln, Speyer, Kartoffeldruck-Verlag Kai Brodersen.
  • KROPP Amina, 2008 : Magische Sprachverwendung in Vulgärlateinischen Fluchtafeln (defixiones), Tübingen, Gunter Narr Verlag.
  • BARTA A., 2009 : “The language of Latin Curse tablets from Pannonia : a new curse tablet from Aquincum”, Acta antiqua academiae scientarum Hungaricae 49, p. 23-29.
  • URBANOVÁ Daniela, 2009 : ”Uratur furens amore et desiderio meo : Alcuni aspetti delle tabellae defixionum di argomento amoroso (Some aspects of the love binding spells)”, Graeco-Latina Brunensia, 14 / 1-2, 2009, p. 347-356 (Brno, Masarykova Univerzita).
  • URBANOVÁ Daniela, 2009 : “Gerechtigkeit und Rache, die sprachlichen Aspekte der Fluchtafeln aus Britannien”, in K. Loudová & M. Žáková (éds.), Early European Languages in the Eyes of Modern Linguistics. Proceedings of the Colloquium on the Ancient Indo-European Languages and the Early Stages of the Modern Romance, Germanic and Slavonic Languages, 28.9. - 1.10. 2008, Brno, Masarykova Univerzita, p. 341-350.
  • URBANOVÁ Daniela, 2009 : ”O furum optime balneariorum - alias die Fluchtafeln aus Britannien”, in D. Škoviera, Graeco-latina et orientalia XXXI-XXXII, Bratislava, Univerzita Komenského Bratislava, p. 125-140.
  • BLÄNSDORF Jürgen, 2010 : “The texts from the Fons Annae Perennae”, in R. L. Gordon & F. M. Simón (éds.), Magical Practice in the Latin West. Papers from the International Conference held at the University of Zaratoga, 30th Sept. - 1st Oct. 2005, Leiden, Brill, p. 215-244.
  • URBANOVÁ Daniela, 2011 : “L’elemento coercitivo nelle tabellae defixionum di argomento amoriso - alcuni aspetti testuali (Coercitive elements and other aspects in the curse tablets with love-spells)”, in P. Anreiter & M. Kienpointner, Latin Linguistics Today. Akten des 15. internationalen Kolloquiums zur lateinischen Linguistik, Innsbruck, vol. 137 Innsbrucker Beiträge zur Sprachwissenschaft, p. 639-649.
  • BLÄNSDORF Jürgen, 2012 : Die defixionum tabellae des Mainzer Isis- und Mater Magna-Heiligtums, Defixionum tabellae Mogontiacenses (DTM), in Zusammenarbeit mit Pierre-Yves Lambert und Marion Witteyer. Generaldirektion Kulturelles Erbe Rheinland-Pfalz, Direktion Landesarchälologie Mainz.
  • URBANOVÁ Daniela, 2013 : “Contributi all’interpretazione di alcune tabellae defixionum”, Graeco-Latina Brunensia, 18 / 2, 2013, p. 187-197 (Brno, Masarykova Univerzita).
  • URBANOVÁ Daniela, 2014 : “Die lateinischen tabellae defixionum : der Usus und die Spezifica am Gebiet des römischen Reiches”, in P. Molinelli, P. Cuzzolin & Ch. Fedriani (éds.), Latin vulgaire - latin tardif X, Actes du Xe Colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Bergame 5-9 SEPTEMBRE 2012, Bergamo, Bergamo University Press, Sestante Edizioni, p. 1047-1098.
  • URBANOVÁ Daniela, 2015 : “Die Sprache der Fluchtafeln aus Germania, Noricum und Raetia”, in G. Haverling (éd.), Latin Linguistics in the Early 21st Century, Acts of the 16th International Colloquium on Latin Linguistics, Uppsala, June 6th-11th 2011, Uppsala, Uppsala Universiteit (Acta Universitatis Upsaliensis, Studia Latina Upsaliensia 35), p. 597-610. (avec une ample bibliographie sur les publications d’exécration).

6.6. Apulée

Bien que les Métamorphoses d’Apulée soient une oeuvre littéraire écrite dans une langue soutenue et qu’Apulée ait tendace à être un auteur archaïsant dans son vocabulaire (puisqu’il reprend ou imite le vocabulaire des auteurs de l’époque archaïque, notamment de Plaute), on a pu essayer de trouver dans cette oeuvre des éléments du “latin parlé” dans la vie quotidienne :

  • CALLEBAT Louis 1968 : Sermo cotidianus dans les Métamorphoses d’Apulée, Publications de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Caen.

6.7. L'Itinerarium d'Egérie

Un texte de nature exceptionnelle et qui bénéficie d’un nombre particulièrement élevé d’études est le Journal de voyage d’Egérie (Itinerarium, fin du +IVe s.). Il est très riche du point de vue du vocabulaire. On peut citer, entre autres, les études suivantes, qui portent sur tous les aspects de la langue d’une dame chrétienne cultivée, qui écrit elle-même son journal et l’envoie à ses “soeurs” restées dans sa communauté religieuse d’origine (qui est située quelque part dans la région de ce qui est aujourd’hui la Catalogne française, la Catalogne espagnole ou encore la Provence). L’auteur voyage en Palestine à la fin du +IVe siècle avec la Bible à la main pour visiter les lieux saints.

On peut citer, entre autres publications sur ce texte célèbre, les travaux suivants :

  • LÖFSTEDT Einar, 1911 : Philologischer Kommentar zur Peregrinatio Aetheriae, Uppsala, Almqvist & Wiksell.
  • VÄÄNÄNEN Veikko, 1987 : Le Journal-épître d’Egérie (Itinerarium Egeriae), étude linguistique, Helsinki, Academia Scientiarum Fennicae.
  • VÄÄNÄNEN Veikko, 1987 : « Aspects littéraires / code spirituel vs aspects populaires / code oral, diasystème éclairé par l’Itinerarium Egeriae », in Latin vulgaire et latin tardif I, J. Herman (éd.), Actes du 1er colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Pécs, 2-5 septembre 1985, Tübingen, Niemeyer, p. 207-214.
  • HEJTMANOVA Marcela, 1999 : « Sur le langage et le style de l’Itinerarium Egeriae », in Latin vulgaire et latin tardif V, H. Petersmann & R. Kettemann (éds.), Actes du 5e colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Heidelberg, 5-8 septembre 1997, Heidelberg, Winter, p. 381-388.

6.8. Les Sermons d'Augustin

Les Sermons (lat. Sermones) d’Augustin ont également été étudiés dans le but d’y retrouver des éléments de latin évolué en usage à l’époque dans la langue parlée. Ils reflètent la variante de langue employée par un prédicateur s’adressant à une population non lettrée dont il entend se faire comprendre. On peut citer, entre autres études sur la langue des Sermones d’Augustin :

  • REGNIER Adolphe, 1886 : De la latinité des Sermons de Saint Augustin, Paris.
  • BARRY I., 1926 : A Study of the Rhetorical Qualities of St. Augustine’s Sermones ad populum, Washington (Patristic Studies VI, Catholic University of America).
  • MOHRMANN Christine, 1932 : Die altchristliche Sondersprache in den Sermones des hl. Augustinus, Nimègue.
  • MULDONEY M. S., 1937 : Word-order in the Works of St. Augustine, Washington, Catholic University.
  • MOHRMANN Christine, 1948 : “Les éléments vulgaires du latin des chrétiens”, in Vigiliae Christianae 1948, p. 89-101 et 163-184.
  • MOHRMANN Christine, 1948 : “L’adjectif et le génitif adnominal dans le latin des chrétiens”, in Mélanges de philologie, de littérature et d’histoire ancienne offerts à J. Marouzeau, Paris, Belles Lettres, p. 437-443.
  • BARTELINK Gerhardus Johannes Marinus, 1982 : « Augustin und die lateinische Umgangssprache », Mnemosyne 35, 3-4, 283-289.

On trouvera des informations sur l’usage des préverbes et des pronoms is, hic, iste, ille dans les Sermons d’Augustin dans :

  • VAN LAER Sophie, 2012 : “Quelle valeur pour le préverbe des verbes en -sco? L’exemple de ad-, in- et ob-”, in F. Biville, M.-K. Lhommé & D. Vallat (éds.), Latin vulgaire - latin tardif IX (Actes du IXe colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Lyon, 2-6 septembre 2009), Lyon (Université Lyon 2, Maison de l’Orient et de la Méditerranée), p. 693-704.
  • ANDRE Aurélie & FRUYT Michèle, 2012 : “Le rôle de is dans les changements de l’endophore et de la déixis en latin”, in F. Biville, M.-K. Lhommé & D. Vallat (éds.), Latin vulgaire - latin tardif IX (Actes du IXe colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Lyon, 2-6 septembre 2009), Lyon (Université Lyon 2, Maison de l’Orient et de la Méditerranée), p. 291-307.

6.9. L'appendix Probi

Le texte dit de l’Appendix Probi (dont la date fut encore récemment l’objet de discussions) est particulièrement instructif pour les phénomènes contemporains de prononciation et de graphie (les deux perspectives étant parfois mêlées). On peut citer, entre autres :

  • HERAEUS W., 1900 : “Die Appendix Probi”, ALL 11, 301-331.
  • FISCHER Iancu, 2003 : « Phonétique et graphie dans l’Appendix Probi », in Latin vulgaire et latin tardif VI, H. Solin, M. Leiwo & H. Halla-aho (éds.), Actes du 6e colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Helsinki, 29 août-2 septembre 2001, Zürich, Hildesheim, p. 237-244.
  • POWELL J. G. F., 2007 : “A new text of the Appendix Probi”, Classical Quarterly 57, p. 687-700.
  • POWELL J. G. F., 2011 :“The Appendix Probi as a linguistic evidence : a reassesment”, in Ferri 2011, p. 75-119.

6.10. Les grammairiens latins

Les grammairiens latins tardifs sont des sources précieuses pour le latin évolué en usage à leur époque. On peut citer, entre autres :

  • MALTBY Robert, 2003 : « Evidence for Late and Colloquial Latin in the Commentaries of Porphyrio, Donatus and Servius », in Latin vulgaire et latin tardif VI, H. Solin, M. Leiwo & H. Halla-aho (éds.), Actes du 6e colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Helsinki, 29 août-2 septembre 2001, Zürich, Hildesheim, p. 256-276.

6.11. Médecins et vétérinaires

La langue des médecins et des vétérinaires de l’époque tardive, n’ayant pas un but littéraire, mais cherchant au contraire essentiellement à communiquer des informations pratiques utiles, est souvent proche de ce qu’on peut supposer être la langue usuelle de ces professions, un idiolecte important dans la société contemporaine. Elle fut étudiée dans de nombreux travaux et cela, anciennement dans la recherche philologique :

  • HERAEUS W., 1906 : “Zur Sprache der Mulomedicina Chironis”, ALL 14, 119-124.
  • AHLQUIST H., 1909 : Studien zur spätlateinischen Mulomedicina Chironis, Uppsala.

On pourrait citer de nombreuses publications plus récentes, par exemple :

  • ILIESCU Maria & SLUSANSKI Dan, 1991 : Du latin aux langues romanes. Choix de textes traduits et commentés (du IIe siècle avant J.C. juqu’au Xe siècle après J.C.), Wilhelmsfeld, Gottfried Egert Verlag. (pour les commentaires linguistiques sur les textes des médecins et vétérinaires)
  • ADAMS J. N., 1995 : Pelagonius and Latin Veterinary Terminology in the Roman Empire, Leiden.
  • LANGSLOW David R., 2000 : Medical Latin in the Roman Empire, Oxford.
  • GITTON-RIPOLL Valérie, 2006 : « Traits de langue tardive chez Pélagonius », in C. Arias- Abellan (éd.), Latin vulgaire et latin tardif VII, Actes du 7e colloque international sur le latin vulgaire et tardif (Séville, 2-6 septembre 2003), Sevilla, Universidad di Sevilla, p. 329-343.

Voir aussi dans cette 3e partie le § 9.4.6. sur le vocabulaire latin des médecins et des vétérinaires.

6.12. Le latin mérovingien

Avant la réforme carolingienne, les textes écrits à l’époque mérovingienne dans le Nord de la France sont précieux pour essayer de connaître la langue usuelle de l’époque. Ils offrent des niveaux de langue variables, plus ou moins bas ou élevés et reflètent donc plus ou moins la langue évoluée de leur époque.

Grégoire de Tours, qui était lui-même un grand lettré de son époque, a délibérément employé une langue relevant en grande partie du latin évolué : c’est une langue de compromis entre le latin “grammatical” enseigné à l’époque dans les écoles et la langue usuelle en usage à cette même époque. Grégoire de Tours écrivait, en effet, pour être compris de ses contemporains et il savait que, pour cela, il devait sacrifier certains aspects du latin qu’il avait appris dans ses études. Après l’ouvrage fondamental de M. Bonnet sur Grégoire de Tours :

  • BONNET M., 1890 : Le latin de Grégoire de Tours, Paris, Hachette; = Hildesheim, Olms, 1968.

On peut citer tout particulièrement pour le vocabulaire :

  • VIELLIARD Jeanne, 1927 : Le Latin des diplômes royaux et chartes privées de l’époque mérovingienne, Bibliothèque de l’école des hautes études, n° 27, Paris, Champion.
  • ADAMS James Noel, 1976 : The Text and Language of a Vulgar Latin Chronicle (Anonymus Valesianus II), University of London, Institute of Classical Studies, Suppl. n° 36.
  • ADAMS J. N., 1977: “The vocabulary of the Annales regni Francorum”, Glotta 55, p. 257-282.
  • CALBOLI Gualtiero, 1987 : « Aspects du latin mérovingien », in Latin vulgaire et latin tardif I, J. Herman (éd.), Actes du 1er colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Pécs, 2-5 septembre 1985, Tübingen, Niemeyer, p. 19-35.
  • HERMAN József, 1992 : « Sur quelques aspects du latin mérovingien : langue écrite et langue parlée », in Latin vulgaire et latin tardif III, M. Iliescu & W. Marxgut (éds.), Actes du 3e colloque international sur le latin vulgaire et tardif (Innsbruck, 2-5 septembre 1991), Tübingen, Niemeyer, p. 173-185.
  • FLOBERT Pierre, 1999 : « Le latin à la cour de Clovis selon Anthime », in Latin vulgaire et latin tardif V, H. Petersmann & R. Kettemann (éds.), Actes du 5e colloque international sur le latin vulgaire et tardif (Heidelberg, 5-8 septembre 1997), Heidelberg, Winter, p. 19-29.
  • FLOBERT Pierre, 2002 : « Latin-Frankish Bilingualism in Sixth-century Gaul : the Latin of Clovis », in Bilingualism in Ancient Society : Language Contact and the Written Text, J.N. Adams, M. Janse & S. Swain (éds.), Oxford University Press, Oxford.

Pour les constructions absolues (ablatif absolu, accusatif absolu, nominatif absolu) chez Grégoire de Tours ainsi que d’autres auteurs mérovingiens des VIe et VIIe siècles, voir :

  • GAYNO Maryse, 2015 : Le participe latin aux VIe et VIIe s. après J.-C. Syntaxe et sémantique, Paris, L’Harmattan.

Voir aussi :

  • GOUGENHEIM Georges, 1955 : « La survivance du latin en Gaule à l’époque mérovingienne », in L’Information littéraire n° 7, p. 85-88.

Parallèlement au latin mérovingien, d’autres régions de la Romania ont fourni des documents tardifs, par exemple le latin tardif de Ravenne :

  • CARLTON Charles Merritt, 1973 : A Linguistic Analysis of a Collection of Late Latin Documents Composed in Ravenna between A. D. 445-700, Collection Janua linguarum, La Haye.

Voir en outre :

  • VÄÄNÄNEN Veikko, 1981 : Recherches et récréations latino-romanes, Naples, Bibliopolis.

ainsi que les travaux récents de Paolo GRECO sur le latin des actes notariés du Sud de l’Italie, bien qu’ils portent sur une période plus récente (IXe, Xe s.) que les textes mérovingiens, par exemple :

  • GRECO Paolo, 2012 : Aspetti della subordinazione completiva in alcune cronache latine dell’Italia centro-meridionale (secoli X-XII), Napoli, Liguori.
  • GRECO Paolo 2015 : “Le discours rapporté dans les actes notariés de la Langobardia minor (IXe siècle)”, Revue de linguistique latine du centre Alfred Ernout, De Lingua Latina n°10, janvier 2015, Le discours rapporté en latin, F. Fleck & L. Sznajder (éds.) (Actes du colloque Ernout des 2-4 juin 2014), 5e article de la Partie I.


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