Les arguments émotionnels

dans le discours politique en latin

Manfred KIENPOINTNER



5. Conclusion

Dans cette communication, en suivant Aristote, Christian Plantin et Douglas Walton, j’ai voulu montrer que les arguments émotionnels ne sont pas nécessairement des arguments fallacieux.

Tout d’abord, j’ai tenté de montrer que le pathos invoqué par Cicéron pour justifier son dernier combat rhétorique contre Marc Antoine ne doit pas être méprisé du seul fait que le concept de liberté dans la République romaine était très limité en comparaison du concept de liberté dans une démocratie moderne.

Son ethos dans les Philippiques est également convaincant puisqu’il risquait sa vie dans sa lutte pour la liberté républicaine (et qu’il l’a effectivement perdue). En outre, les arguments émotionnels généralement sont des arguments relativement faibles, mais pas nécessairement des arguments fallacieux.

Une analyse de quelques instances d’arguments d’alternatives, d’arguments a minore, d’arguments pragmatique et d’arguments ad hominem montre que seule une analyse contextuelle précise permet d’évaluer les arguments émotionnels comme des arguments plausibles, faibles ou fallacieux.



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