L’impermanence à Rome : autour du mot uanitas

Jean-François THOMAS



2. Les emplois de uanitas

Or, si uanitas n’est pas employé pour la finitude chez les auteurs latins avant l’époque chrétienne, il l’est de manière usuelle ensuite et ce changement majeur est l’indice de modifications importantes dans les représentations.

2.1. Vanitas chez les auteurs latins non chrétiens

Dérivé abstrait suffixé en -tas de l’adjectif uanus « vide », « sans consistance, mensonger », « qui ne se réalise pas », « vaniteux », le substantif uanitas a des significations précises que l’équivalent français vanité masque beaucoup. En effet, ce dernier se spécialise pour deux valeurs principales « défaut d’une personne vaine, satisfaite d’elle-même », « caractère de ce qui est vain, frivole, insignifiant » (Dictionnaire Le Robert).

La polysémie du latin uanitas est plus complexe. Elle fait l’objet d’une présentation générale à propos de l’entrée uanitas dans cette 1ère partie du DHELL, Sous-partie « Lexique latin ». C’est pourquoi, dans une perspective onomasiologique, l’analyse se concentrera ici sur les éléments utiles pour comprendre la lexicalisation de l’idée de finitude.

La première occurrence de uanitas se trouve chez Térence pour désigner l’imposture, c’est-à-dire l’attitude trompeuse par laquelle la personne masque la vérité sur ses intentions et ses dispositions :

  • Tér., Phorm. 525-526 :
    AN. Iam ea (= dies) praeteriit ? DO. Non, uerum haec ei antecessit. AN. Non pudet uanitatis ?
    « Antiphon. Ce jour est-il passé ? Dorion. Non, mais le présent jour l’a précédé. Antiphon. Tu n’as pas honte de ta désinvolture ? » (trad. J. Marouzeau). De même Cic., Off.1, 150.

Le substantif uanitas s’applique encore à la légèreté de la personne qui joue avec la réalité parce qu’elle ne prend pas la mesure des choses :

  • Sall., Cat. 23, 2 :
    Huic homini non minor uanitas inerat quam audacia ; neque reticere quae audierat, neque suamet ipse scelera occultare, prorsus neque dicere neque facere quicquam pensi habebat.
    « La légèreté de cet homme n’était pas moindre que son audace : il ne savait ni taire ce qu’il avait entendu, ni tenir secrets ses propres crimes ; bref, il ne pesait ni ses paroles, ni ses actions. » (trad. A. Ernout)

abuse les autres par ses erreurs :

  • Pline HN 3, 152 :
    Iuxta eas (= insulas) Electridas uocauere in quibus proueniret sucinum, quod illi electrum appellant, uanitatis Graecae certissimum documentum, adeo ut quas earum designent haut umquam constiterit.
    « À proximité, ils ont appelé Electrides des îles qui étaient censées fournir de l‘ambre, qu’ils appelaient electrum. Elles sont la preuve de la plus certaine de la légèreté des Grecs : c’est au point qu’on n’a jamais pu s’assurer quelles étaient les îles qu’ils désignaient ainsi. » (trad. H. Zehnacker)

et s’attribue des mérites qui ne sont pas les siens :

  • Liv. 36, 8, 4 : \\… siue ab insita regibus uanitate ad consilium specie amplum, re inane animo adiecto.
    « … ou bien à la suite d’une vanité naturelle chez les rois qui échafaudent des plans paraissant vastes, l’énergie qu’ils y apportent étant nulle en fait.» (trad. A. Manuelian) ; de même Tac., Hist. 4, 55, 2.

Plus important pour l’évolution de l’emploi du mot, uanitas s’applique non plus à la personne, mais à ce que l’esprit arrête et qui s’avère être une illusion sans fondement. Il en est ainsi du caractère inutile d’un voyage :

  • Liv. 40, 22, 5 :
    ne uanitas itineris ludibrio esset
    « … pour que l’inutilité de leur voyage ne soit pas tournée en dérision … ».

Plus souvent, le mot qualifie des désirs fuyants et vains par rapport aux vrais besoins :

  • Sén., Tranq. 12, 1 : \\… ne quae aut non possumus consequi concupiscamus aut adepti uanitatem cupiditatum nostrarum sero post multum sudorem intellegamus …« … éviter de désirer ce que nous ne pouvons pas atteindre, ou, si on en arrive à bout, de s’apercevoir trop tard après bien des efforts de la futilité de nos désirs … »

Le mot se dit encore de la déviation illusoire par rapport à la vérité et à la réalité, par exemple pour l’inconsistance d’un argument qui manque ainsi sa cible :

  • Rhét. Hér. 2, 35 :
    Vitiosa est ratio, quae ad expositionem non est accommodata … propter uanitatem.
    « La preuve est mauvaise quand elle n’est pas adaptée à la proposition … parce qu’elle est sans fondement. »

Cette illusion entraîne l’homme :

  • Cic., Tusc. 3, 2 :
    tum ita uariis imbuimur erroribus, ut uanitati ueritas et opinioni confirmatae natura ipsa cedat.
    « … nous nous imprégnons d’erreurs si diverses que la vérité fait place à la chimère et l’instinct même aux préjugés accrédités. » (trad. J. Humbert).

Le mot en vient ainsi à désigner l’erreur en tant qu’elle cache la vérité :

  • Cic., Nat. deo. 2, 56 :
    nulla in caelo nec temeritas nec erratio nec uanitas inest, contraque omnis ordo, ueritas, ratio, constantia.
    « Il n’y a donc au ciel ni hasard, ni caprice, ni mensonge ; au contraire, tout est ordre, vérité, raison, constance. »

et, à ce titre, uanitas est assez fréquent chez Pline l’Ancien avec 34 occurrences, par exemple :

  • Pline HN 2, 144 (à propos des sections du ciel qui déterminent les présages) :
    Magna huius obseruationis uanitas tacta Iunonis aede Romae deprehensa est Scauro consule.
    « On a reconnu l’illusion de cette observation, lorsque le temple de Junon, à Rome, fut atteint par la foudre sous le consulat de Scaurus. »

ce qui se comprend1). L’erreur de jugement accorde ainsi aux choses une valeur qu’elles n’ont pas :

  • Sén., Breu. 13, 3 :
    His diebus audiui quendam referentem quae primus quisque ex Romanis ducibus fecisset : primus nauali proelio Duilius uicit … Etiamnunc ista, etsi ad ueram gloriam non tendunt, circa ciuilium tamen operum exempla uersantur ; non est profutura talis scientia, est tamen quae nos speciosa rerum uanitate detineat.
    « J’ai entendu ces jours derniers exposer ce que chacun des chefs romains avait été le premier à faire : le premier, Duilius remporta une victoire navale … Encore ces travaux, s’ils ne conduisent pas à la véritable gloire, roulent pourtant sur des exemples d’histoire nationale : science inutile, mais susceptible pourtant de nous intéresser par le vain éclat de ces hauts faits. » (trad. A. Bourgery)

Ce qui fait finalement l’unité de uanitas chez les auteurs latins antérieurs au christianisme, ce sont les idées connexes d’illusion et de valorisation fausse, c’est-à-dire le contraire du réalisme et de l’esprit de sérieux qui s’attache à la vérité et à la réalité des choses. La uanitas s’oppose à la grauitas, cette capacité de jugement qui sait donner aux choses tout leur enjeu, tout leur poids (grauis « lourd »). La uanitas relève d’une opposition entre l’illusion et la réalité, entre le mensonge et la vérité, entre la fausse prétention et la juste valeur, mais elle ne relève pas, chez ces auteurs non chrétiens, d’une distinction entre impermanence et permanence.

Cette observation peut s’élargir. Vanitas a des quasi-synonymes au sens de « vain, illusoire, sans importance » (uacuus, vacuitas ; inanis, inanitas ; leuis, leuitas ; superuacuus), mais ils ne signifient pas « fragile, voué à disparaître ». La conséquence est importante : dans le monde romain extérieur au christianisme, la fin et la finitude, en somme l’impermanence des choses, ne constituent pas une erreur ou une illusion. Il n’en est pas de même dans le monde chrétien.

2.2. Vanitas et la finitude comme erreur chez les auteurs chrétiens

Chez les auteurs chrétiens, uanitas se dit toujours de l’erreur de jugement, par exemple les mensonges des fables :

  • Tert., Ad Nat., 1, 8, 4 :
    Sed unum hoc erit de uanitatibus uestrarum fabularum, non otiose nobis retractandum, quo fidem uestram uanitatibus quam ueritatibus deditam demonstrare gestimus.
    « Ce sera le seul exemple tiré de vos fables mensongères que nous n’avons pas à rejeter négligemment, car avec lui nous voulons montrer que vous attachez foi plus à des mensonges qu’à des vérités. »

et de la vaine superstition qui cache le vrai dieu :

  • Tert., Idol. 1, 4 :
    In illa (= idolatria) etiam uanitas, cum tota eius ratio uana sit.
    « Dans l’idolâtrie, figure aussi la vanité, puisque toute sa raison d’être est vaine. » Voir Chapot 2009, 16-27.

De manière plus large, il s’applique au monde du quotidien, qui est illusoire par rapport à la profondeur de la religion :

  • Lact., Inst. 4, 28, 1 :
    apparet nullam aliam spem uitae homini esse propositam, nisi abiectis uanitatibus et errore miserabili Deum cognoscat et Deo seruiat, nisi huic temporali renuntiet uitae ac se rudimentis iustitiae ad cultum uerae religionis instituat.
    « Il est évident qu’aucun autre espoir de vie n’est proposé à l’homme que de rejeter ses vaines activités et sa malheureuse erreur, pour connaître Dieu et servir Dieu ; que de renoncer à cette vie temporelle et de s’instruire des rudiments de la justice pour parvenir à la pratique de la vraie religion. » (trad. P. Monat)

L’erreur de la uanitas est même pensée dans des formes étranges qui confinent à la folie, comme pour faire ressortir par un écart d’autant plus grand la vérité :

  • Lact., Inst. 5, 18, 11 :
    Sed idcirco uirtutem ipsam deus sub persona stultitiae uoluit esse celatam, ut mysterium ueritatis ac religionis suae esset arcanum, ut has religiones sapientiamque terrenam extollentem se altius sibique multum placentem uanitatis errorisque damnaret, ut proposita denique difficultate angustissimus trames ad immortalitatis praemium sublime perduceret.
    « Mais précisément Dieu a voulu que la vertu fût cachée sous le masque de la folie, pour que le mystère de sa vérité et de sa religion demeurât secrets, afin de confondre la vanité et l’erreur de ces religions et de cette sagesse de la terre qui se rehaussent bien trop et se complaisent en elles-mêmes, et, enfin, pour que grâce à cette difficulté le chemin fût étroit, qui conduit à la suprême récompense de l’immortalité. » (trad. P. Monat)

Or, et c’est l’innovation essentielle, est considérée comme uanitas, comme illusion trompeuse l’impermanence du monde dont la fragilité intrinsèque fait oublier la permanence de la vérité divine. Les uanitates sont les choses à la fois visibles et instables qui masquent l’éternel et le sens profond :

  • Rufin, Orig. Cant., prol. 77 :
    agnoscat uanitatem uanitatum relinquendam, ad aeterna autem et perpetua properandum ; et ideo post Prouerbia ad Ecclesiasten uenitur, qui docet, ut diximus, uisibilia omnia et corporea caduca esse ac fragilia, … is, qui sapientiae studet, sine dubio contemnet ea ac despiciet et uniuerso, ut ita dicam, saeculo renuntians tendet ad inuisibilia et aeterna ….
    « … qu’il reconnaisse qu’il faut renoncer à la vanité des vanités pour en arriver rapidement au contraire vers les choses éternelles et perpétuelles ; et c’est ainsi qu’après les Proverbes, on en vient à l’Ecclésiaste qui enseigne, comme nous l’avons dit, que toutes les choses visibles et corporelles sont caduques et fragiles ; … celui qui étudie la sagesse, les méprise, s’en détourne et, pour ainsi dire, renonçant à tout le siècle, s’oriente vers les choses invisibles et éternelles … »

Tout ce jeu sur l’apparence instable et la profondeur se focalise sur la gloria, qui fait passer de la gloire du monde, sans valeur, à la gloire de Dieu. Tel est le sens de l’affirmation de Filastrius de Brescia, auteur du + IVème siècle :

  • Filastr. Diu. haer. lib. 134, 28 :
    Ergo si dixit ‘uanitas uanitatis est quae in saeculo sunt’, haec utique transeuntia praedicauit, propter futuram illam gloriam eminentem ac perpetuam, ut ait apostolus ; transit enim figura huius mundi et gloria.
    « Donc s’il a dit : ‘Vanité des vanités que les choses du siècle’, il a annoncé que de toute façon ces choses passent à cause de cette gloire supérieure et éternelle, comme dit l’apôtre ; elle passe en effet, l’image et la gloire de notre monde. »

Vanitas s’emploie ainsi comme complément déterminatif de mutabilitas dans ce sermon d’Augustin :

  • Aug. Serm. 346, l. 42 :
    Quae est illa liberatio, nisi ab omni mutabilitate uanitatis, ab omni corruptione mortalitatis ? Ergo ipsa est uita uera, aeterna uita, quam nondum apprehendimus, quamdiu peregrinamur a domino, sed apprehensuri sumus, quia in ipso domino per fidem ambulamus.
    « Quelle est cette libération, si ce n’est par rapport à toute cette illusoire instabilité, à toute cette finitude mortelle ? C’est donc cette vraie vie, cette vie éternelle, que nous ne saisissons pas encore, tant que nous sommes éloignés de Dieu, mais nous allons la saisir parce que nous avançons par la foi en Dieu même. »

Il n’est pas jusqu’au choix même de uanitas qui ne se laisse motiver dans ce sens. Jérôme donne l’explication suivante :

  • Hier. Com. Eccl. 1, 2 :
    In hebraeo pro uanitate uanitatum abal abalim scriptum est, quod … omnes similiter transtulerunt ἀτμός ἀτμίδων siue ἀτμῶν, quod nos possumus uaporem fumi et aurem tenuem, quae cito soluetur, appellare.
    « En hébreu, à la place de uanitate uanitatum est écrit abal abalim, ce que … tous traduisent de la même manière ἀτμός ἀτμίδων ou ἀτμῶν, que nous pouvons comprendre ‘vapeur de fumée’ ou ‘bise légère’ parce qu’elle se dissout vite. »

Le terme hébreu désignant la fumée, la bise légère comprend un sème d’inconsistance qui correspond à l’idée de futilité exprimée par uanitas et Jérôme explicite ensuite les implications de cette inconsistance. La formule de l’Ecclésiaste :

  • Ecclésiaste 1, 2-4 : Vanitas uanitantium et omnia uanitas, quae abundantia homini in omni labore suo, quo ipse laborat sub sole ?
    « Vanité des vanités et tout est vanité. Quel profit y a-t-il pour l’homme de tout le travail qu’il fait sous le soleil ? »

est alors interprétée comme une fragilité et une inconsistance dans le temps, qui ne permettent pas d’atteindre l’éternel et le vrai :

  • ibid. : tamdiu omnia uana sunt, donec ueniat quod perfectum est.
    « toutes les choses sont vaines, aussi longtemps que vienne ce qui est parfait. » ;
  • quod frustra in mundi istius labore desudent congregantes diuitias …, in medio opere subita morte subtracti audiant : ‘insipiens, hac nocte auferetur anima tua a te’ …
    « … en disant qu’ils suent pour rien dans le travail douloureux de ce monde à rassembler des richesses … et que, saisis au milieu de leur ouvrage par une mort subite ils entendent : ‘homme sans sagesse, c’est durant cette nuit que ton âme te sera enlevée’ … »

Le syntagme de base prend différentes formes, qui donnent principalement deux représentations de cette finitude trompeuse des choses humaines. La structure uanitas uanitatis ou uanitas uanitatum est du type « substantif + substantif », qui, si elle n’est pas inconnue du latin préclassique2), s’étend durant le Bas-Empire sous l’influence de textes grecs traduisant eux-mêmes des textes hébraïques. Cette structure a une valeur hyperbolique (omnia uanitas)3).

Ailleurs, l’on trouve uanitas uanitantium, avec une forme qui présente le morphème -nt- de participe présent, même si le verbe uanitari ne paraît pas attesté4). Ce second syntagme peut se comprendre « vanité des vanités » avec un uanitantium équivalant à uanitatum et le omnia uanitas va dans le sens de cette globalisation. Cependant, l’on peut comprendre que le terme s’applique non aux manifestations de cette erreur, mais aux personnes elles-mêmes qui se laissent entraîner par l’illusion, et c’est l’analyse d’Augustin en :

  • Aug., Ver. relig. 21, 41 :
    Neque enim frustra est additum ’uanitantium’, quia si uanitantes detrahas, qui tanquam prima sectantur extrema, non erit corpus uanitas ; sed in suo genere, quamuis extremam, pulchritudinem sine ullo errore monstrabit.
    « Ce n’est pas pour rien que le texte porte ‘des faiseurs de vanité’, car, ôtés les faiseurs de vanité qui pourchassent les objets du plus bas degré comme s’ils étaient du plus haut, la créature corporelle cessera d’être vanité et manifestera, sans que personne s’y trompe, une beauté réelle, bien qu’inférieure dans son genre. » (trad. J. Pegon).

Si l’impermanence devient une erreur, c’est en raison d’un vrai qui est sous-jacent et qui se constitue de deux éléments : la réalité nécessaire de la déconstruction de ce monde fini et la vérité d’une égalisation totale où rien, ni personne n’échappe à sa finitude. Plus encore, la finitude des choses constitue une erreur, une illusion d’autant plus qu’elle masque une vérité d’ordre supérieur, la grandeur de Dieu qui s’annonce. En ce sens, la uanitas se trouve au cœur de la pensée chrétienne, car elle se trouve à la base d’un système d’oppositions essentiel entre l’instabilité destructrice des choses et la permanence de la vie éternelle, entre l’erreur où s’enferre l’homme et la liberté par laquelle il aura échappé à sa condition mortelle5).

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1) Voir NAAS 2002, 247-262.
2) Cf. Pl., Trin. 309 : uictor uictorum « vainqueur des vainqueurs », « vainqueur exceptionnel ».
3) Sur cette structure, voir SERBAT 1996, 350.
4) Augustin donne une répartition (Retract. 1, 7, 3) : Vanitas uanitantium dixit Ecclesiastes, in multis quidem codicibus legi, sed hoc graecus non habet ; habet autem uanitas uanitatum, quod postea uidi et inueni eos latinos esse ueriores, qui habent uanitatum, non uanitantium. « ‘Vanitas uanitantium’ dit l’Ecclésiaste ; voilà ce que j’ai lu dans de nombreux manuscrits, mais le texte grec n’a pas cela. De fait, il a ‘uanitas uanitatum’, ce que j’ai vu après coup et je trouve que les textes latins sont plus dans le vrai, qui ont uanitatum et non uanitantium. »
5) Sur ces questions, voir COMTE-SPONVILLE 2011 et ROUBAUD 2011.