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u̯ĭŏla, -ae (f.)

(substantif)



4.2.0. Introduction

Le terme uiola renvoie à plusieurs référents, à des plantes appartenant à des familles botaniques différentes. Pline l’Ancien en distingue trois sortes (lat. genera) d’après la couleur de la fleur :

  • Plin. HN 21, 27 : Violis honos proximus earumque plura genera, purpureae, luteae, albae.
    « La fleur la plus estimée ensuite est la ‘violette ’, dont il existe plusieurs sortes (genera), la pourpre, la jaune et la blanche. »

et d’après les terrains où pousse la fleur et sa nature cultivée ou non :

  • Plin. HN 21, 27 : Ex his uero quae sponte apricis et macris locis proueniunt purpureae… E satiuis maxima auctoritas luteis.
    « Parmi elles, les violettes pourpres, qui poussent spontanément en terrain maigre et ensoleillé… Parmi les violettes cultivées, les plus estimées sont les jaunes. »

Il en est de même lorsqu’il en expose les emplois médicaux :

  • Plin. HN 21, 130 : Violae siluestres et satiuae.
    « Il y a des violettes sauvages et des violettes cultivées. »

Ces classements ne permettent pas de distinguer clairement les familles et les espèces botaniques auxquelles ces fleurs appartiennent. Les qualifications qui accompagnent le mot uiola dans les ouvrages techniques permettent parfois d’identifier l’espèce avec un certain degré de certitude, tandis que, dans les ouvrages proprement littéraires, l’identification est souvent incertaine.