uānĭtās, -tātis f.

(substantif)


7. Descendance du lexème

7.1. Les descendants du lexème dans les langues romanes par la voie phonétique

7.2. Les emprunts faits au latin par les langues anciennes et modernes

Lat. uānitās fut emprunté dans plusieurs langues romanes :

  • fr. vanité « prétention trompeuse », « caractère illusoire de quelque chose » (vanité du monde ). En ancien et moyen français, uanité a aussi signifié « faiblesse des corps », d’après l’un des sens non de uānitās, mais de vain, qui avait cette signification d’après uanus « sans résultat, qui n’aboutit à rien »1).
  • it. vanità (f.) : lexème savant (selon Battaglia, s.v.) ou semi-savant (selon DEI, s.v.). Attesté à partir de 1313 (selon De Mauro, s.v.), il a pour sens « inconsistance matérielle », « incorporéité » (Battaglia, s.v.) et « vaine complaisance envers soi-même et ses capacités » (De Mauro, s.v.). Il a connu des formes plus anciennes : vanitae, vanitade, vanitata, vanitate (Battaglia, s.v.). Il existe aussi quelques formes dialectales, par exemple frioul. vanitât (Pirona, s.v.) et napol. ufanità (Altamura, s.v.).
  • esp. uanidad « vanité » ; en outre, lat. uaniloquentia et lat. uaniloquus, pourtant rares en latin, ont donné esp. uanilocuentia et uaniloquio, qui expriment l’idée de verbiage.
  • port. vaidade « vantardise », « inutilité ».

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1) Voir REY, DHLF , s. v. vain.