terrēre

(verbe)



7. Descendance du lexème

7.1. Les descendants du lexème dans les langues romanes par la voie phonétique

Lat. terr ēre n’est pas mentionné par M.-L. et ne semble pas avoir de descendants par la voie phonétique dans les langues romanes.

Cependant, les préverbés esp. aterrar, port.aterrar et it. atterrire « effrayer, épouvanter » permettent de penser que le latin a connu une forme préverbée *atterrere < *ad-terrere, non attestée dans les textes, de laquelle ils seraient issus par la voie phonétique, après avoir subi un métaplasme : de -ēre à -ire en italien, de -ēre à -ar en espagnol et en portugais. Mais selon le DELI, il s’agirait là d’emprunts faits au latin.

De même, il est possible que fr. terreur, esp. terror et it. terrore, qui ont le sens de « peur extrême, angoisse profonde », soient issus de lat. terr ōr par la voie phonétique (contra TLFi).

Par antonomase, fr. terreur (la Terreur) fut employé pour désigner une période particulièrement difficile de la Révolution française, caractérisée par de nombreuses violences (juin 1793-juillet 1794). It. terrore (il Terrore) et esp. terror (el Terror) ont acquis cette valeur sémantique par calque du français. De là, les trois termes signifient aussi, chacun dans leur langue, « régime politique, mode de gouvernement fondé sur [une peur collective qu’on fait régner dans une population, un groupe de personnes, dans le but de briser sa résistance], généralement entretenue par des mesures despotiques et par des violences » (Trésor de la Langue française, s.u.: http://www.cnrtl.fr/definition/terreur ).

7.2. Les emprunts faits au latin par les langues anciennes et modernes

Selon le TLFi, fr. terreur est emprunté à lat. terror.

Selon le DELI, it. atterrire serait un emprunt à lat. terrere et à lat. ad-.



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