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dictionnaire:sus1 [2015/03/20 11:39] (Version actuelle)
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 +<html><p class="lestitres"> sūs, suis  « cochon, porc »  (m.) </p></html> <html><center><big><big>(substantif)</big></big></center></html>
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 +====== 1. Graphie, phonétique, phonologie ======
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 +===== 1.1. Graphie et variantes graphiques =====
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 +<//sus//>
 +Aucune variante graphique signalée. 
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 +===== 1.2. Phonétique et phonologie =====
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 +- Phonologie : nominatif sg. /'su:s/ pour la graphie <//sūs//> ; génitif sg. /'su.is/.
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 +- Prononciation : ['su:s]  pour la graphie <//sūs//> ; génitif sg. ['su.is].
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 +Au datif pluriel, il existe un flottement dans la quantité de la voyelle : //sūbus// avec //u// long se trouve chez Varron, //Men.// 127 et Lucrèce 5, 970, alors que l’on a //sŭbus// avec //u// bref chez Lucrèce 6, 974 et 977.
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 +Servius donne l’explication suivante pour ce flottement : au nominatif, en tant que monosyllabe, la voyelle est normalement longue, alors qu’au génitif (et dans le reste de la flexion) la voyelle s’abrège devant l’autre voyelle : 
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 +    * Serv. //ad Aen// III, 390 : \\ //sus naturaliter longa est, licet in genetiuo corripiatur, ut 'bos' 'pes' 'res' 'spes'.//
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 +Il s’agit effectivement d’un //u// long ancien, encore présent dans la forme de nominatif sg., et qui s’est abrégé avant l’époque de Plaute (avant la fin du -IIIe siècle av. J.-C.) parce qu’il se trouvait en hiatus devant une autre voyelle, selon une règle phonétique usuelle (abrègement d’une voyelle longue en hiatus).
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 +Le flottement entre voyelle brève et voyelle longue dans la flexion se répercute dans les dérivés, tels que par exemple //sŭbulcus//, qui a généralisé la voyelle brève.
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