sūs, suis « cochon, porc » (m.)

(substantif)



1. Graphie, phonétique, phonologie

1.1. Graphie et variantes graphiques

<sus> Aucune variante graphique signalée.

1.2. Phonétique et phonologie

- Phonologie : nominatif sg. /‘su:s/ pour la graphie <sūs> ; génitif sg. /‘su.is/.

- Prononciation : [‘su:s] pour la graphie <sūs> ; génitif sg. [‘su.is].

Au datif pluriel, il existe un flottement dans la quantité de la voyelle : sūbus avec u long se trouve chez Varron, Men. 127 et Lucrèce 5, 970, alors que l’on a sŭbus avec u bref chez Lucrèce 6, 974 et 977.

Servius donne l’explication suivante pour ce flottement : au nominatif, en tant que monosyllabe, la voyelle est normalement longue, alors qu’au génitif (et dans le reste de la flexion) la voyelle s’abrège devant l’autre voyelle :

  • Serv. ad Aen III, 390 :
    sus naturaliter longa est, licet in genetiuo corripiatur, ut ‘bos’ ‘pes’ ‘res’ ‘spes’.

Il s’agit effectivement d’un u long ancien, encore présent dans la forme de nominatif sg., et qui s’est abrégé avant l’époque de Plaute (avant la fin du -IIIe siècle av. J.-C.) parce qu’il se trouvait en hiatus devant une autre voyelle, selon une règle phonétique usuelle (abrègement d’une voyelle longue en hiatus).

Le flottement entre voyelle brève et voyelle longue dans la flexion se répercute dans les dérivés, tels que par exemple sŭbulcus, qui a généralisé la voyelle brève.


Retour au plan ou Aller au §2