sŭperbia, -ae (f.)

(substantif)


7. Descendance du lexème

7.1. Les descendants du lexème dans les langues romanes par la voie phonétique

7.2. Les emprunts faits au latin par les langues anciennes et modernes

Le français emprunte lat. superbia dans la première moitié du XIIe siècle (cf. TLFi) : on trouve ainsi la forme anc.-fr. superbie « orgueil, arrogance » dans les textes de cette époque, puis la forme fr. superbe, qui a ce sens encore dans les textes moralisateurs du XVIIe siècle et qui a un sens dérivé au XIXe siècle, celui d’« assurance orgueilleuse qui se manifeste par l’air, le maintien » (il n’a rien perdu de sa superbe). À partir d’un sémantisme commun, en latin, au substantif superbia et à l’adjectif superbus, le français a différencié sémantiquement le substantif superbe et l’adjectif superbe, le premier exprimant l’orgueil et le second, la prestance.

Lat. supĕrbia est aussi à l’origine d’it. superbia, attesté à la fin du XIIIe siècle selon le DELI, au XIVe siècle selon le DEI. Il s’agit d’un terme savant (DELI) qui a pour sens « confiance exagérée en soi-même qui porte quelqu’un à avoir une attitude arrogante » (De Mauro). Les dictionnaires mentionnent d’autres formes du mot plus anciennes : supèrba (DEI), sobérbia, sopèrbia, supèrba (Battaglia). L’ancien napolitain soberbia est dû à l’influence d’esp. soberbia. On trouve aussi plusieurs formes dialectales :
- dialecte de Sassari : supéivia (Muzzo)
- dialecte des Abruzzes : supérbïe (Finamore)
- frioulan : supiàrbie, supièrbie (Pirona)
- dialecte de l’Ombrie : superbièria (Frontini).



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