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dictionnaire:signum6 [2012/01/25 15:18]
paddy créée
dictionnaire:signum6 [2015/10/23 16:36] (Version actuelle)
ollivier
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-<html><div class="titre">signum, -i (n.)</div></html> +<html><class="lestitres">signum, -i (n.)</p></html> <html><center><big><big>(substantif)</big></big></center></html>  
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 ===== 6.1. Histoire au cours de la latinité. Evolution des emplois =====    ===== 6.1. Histoire au cours de la latinité. Evolution des emplois =====   
  
-L’étymologie de //signum// permet d’accréditer l’idée que le lexème dénotait, à l’origine, une entaille faite sur un arbre pour « renvoyer à » quelque chose (voir Brachet 1994). De là, il a pu servir à désigner toute entité renvoyant à autre chose qu’elle-même. Le sens de « statue », malgré son implantation ancienne, ne serait qu’une application référentielle de cette valeur sémantique parmi d’autres, et ne constituerait pas le sens premier du lexème dont les autres seraient dérivés. En effet, ce sont les sèmes /représentation/ (pour les sens concrets) et /qui renvoie à/ (pour les sens abstraits) qui permettent de rendre compte de l’ensemble des sens, des acceptions et des emplois de //signum//. Ainsi, les sens de « statue »« figure »« cachet »« enseigne militaire » et « enseigne commerciale » sont définis à partir de l’archisémème /représentation/ sans qu’il soit toujours aisé de les hiérarchiser. +L’étymologie de //signum// permet d’accréditer l’idée que le lexème dénotait, à l’origine, une entaille faite sur un arbre pour « renvoyer à » quelque chose (voir Brachet1994). De là, il a pu servir à désigner toute entité renvoyant à autre chose qu’elle-même. Le sens de «statue», malgré son implantation ancienne, ne serait qu’une application référentielle de cette valeur sémantique parmi d’autres, et ne constituerait pas le sens premier du lexème dont les autres seraient dérivés. En effet, ce sont les sèmes /représentation/ (pour les sens concrets) et /qui renvoie à/ (pour les sens abstraits) qui permettent de rendre compte de l’ensemble des sens, des acceptions et des emplois de //signum//. Ainsi, les sens de «statue»«figure»«cachet»«enseigne militaire» et «enseigne commerciale» sont définis à partir de l’archisémème /représentation/ sans qu’il soit toujours aisé de les hiérarchiser. 
  
-De là, chacun de ses sens a pu donner lieu à des acceptions dérivées ; par exemple, de « cachet », on obtient les acceptions « signe de reconnaissance » et « mot de passe », dans la mesure où leurs sémèmes contiennent les sèmes /qui permet/ /de reconnaître/ /quelqu’un/, spécifiques au sémème de « cachet » ; du sens d’« enseigne militaire » dérive, par métonymie, celui d’« unité armée », et, par métaphore, celui d’« enseigne commerciale » (selon la terminologie de R. Martin (1992)).   +De là, chacun de ses sens a pu donner lieu à des acceptions dérivées; par exemple, de «cachet», on obtient les acceptions «signe de reconnaissance» et «mot de passe», dans la mesure où leurs sémèmes contiennent les sèmes /qui permet/ /de reconnaître/ /quelqu’un/, spécifiques au sémème de « cachet » ; du sens d’«enseigne militaire» dérive, par métonymie, celui d’«unité armée», et, par métaphore, celui d’«enseigne commerciale» (selon la terminologie de R. Martin1992).   
  
-Parallèlement à l’archisémème de /représentation/ se développe celui de /ce qui renvoie à/, que l’on trouve dans les différentes applications de //signum// « signe », soit en tant qu’archisémème, dans les acceptions de « signe précurseur »« présage »« constellation »« miracle » et « signal », soit en tant que sème spécifique, par exemple dans le sémème définissant //signum//-« point géométrique » : //signum // acquiert ce dernier sens par métonymie. +Parallèlement à l’archisémème de /représentation/ se développe celui de /ce qui renvoie à/, que l’on trouve dans les différentes applications de //signum// «signe», soit en tant qu’archisémème, dans les acceptions de «signe précurseur»«présage»«constellation»«miracle» et «signal», soit en tant que sème spécifique, par exemple dans le sémème définissant //signum//-«point géométrique» : //signum // acquiert ce dernier sens par métonymie. 
  
 Quant aux autres sémèmes, dans la mesure où ils partagent le même archisémème et se différencient par ajout et effacement de sèmes spécifiques, ils sont en relation de polysémie étroite les uns par rapport aux autres.   Quant aux autres sémèmes, dans la mesure où ils partagent le même archisémème et se différencient par ajout et effacement de sèmes spécifiques, ils sont en relation de polysémie étroite les uns par rapport aux autres.  
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 ===== 6.2. Etymologie et origine =====    ===== 6.2. Etymologie et origine =====   
  
-Du fait de sa polysémie((Sur //signum//, voir J.-P. BRACHET (1994), S. DOROTHEE (2006) et, pour les emplois du mot dans la //Vulgate//, Cl. MOUSSY (2002). Pour une mise en perspective de //signum// dans le champ sémantique des différents « signes » de la religion romaine archaïque, voir l’article de J. CHAMPEAUX (2005).)), le substantif //signum// a fait l’objet d’un bon nombre de discussions : <html><a href= "" class="tooltip"><i>LEW</i><span>E. FRAENKEL, 1962-1965 : <i>Litauisches etymologisches Wörterbuch</i>,Heidelberg.</span></a></html> II : 534f., <html><a href= "" class="tooltip">EM<span>A. ERNOUT, A. MEILLET, 1959: Dictionnaire étymologique de la langue latine, Paris, Klincksieck.</span></a></html> 624, <html><a href= "" class="tooltip"><i>IEW</i><span>J. POKORNY, 1959 : <i>Indogermanisches etymologisches Wörterbuch</i>, Bern, Stuttgart.</span></a></html> 895,  <html><a href= "" class="tooltip"><i>EDLOIL</i><span>M. DE VAAN, 2008 : <i>Etymological Dictionary of Latin and the Other Italic Languages</i>, Leiden, Boston, Brill</span></a></html> (sous //signum//) ; on trouvera une proposition de synthèse chez V. Martzloff (2006, 98, 544-545).   +Du fait de sa polysémie((Sur //signum//, voir J.-P. BRACHET (1994), S. DOROTHEE (2006) et, pour les emplois du mot dans la //Vulgate//, Cl. MOUSSY (2002). Pour une mise en perspective de //signum// dans le champ sémantique des différents «signes» de la religion romaine archaïque, voir l’article de J. CHAMPEAUX (2005).)), le substantif //signum// a fait l’objet d’un bon nombre de discussions : <html><a href= "" class="tooltip"><i>LEW</i><span>E. FRAENKEL, 1962-1965: <i>Litauisches etymologisches Wörterbuch</i>,Heidelberg.</span></a></html> II : 534f., <html><a href= "" class="tooltip">EM<span>A. ERNOUT, A. MEILLET, 1959: <i>Dictionnaire étymologique de la langue latine</i>, Paris, Klincksieck.</span></a></html> 624, <html><a href= "" class="tooltip"><i>IEW</i><span>J. POKORNY, 1959 : <i>Indogermanisches etymologisches Wörterbuch</i>, Bern, Stuttgart.</span></a></html> 895,  <html><a href= "" class="tooltip"><i>EDLOIL</i><span>M. DE VAAN, 2008 : <i>Etymological Dictionary of Latin and the Other Italic Languages</i>, Leiden, Boston, Brill</span></a></html> (sous //signum//) ; on trouvera une proposition de synthèse chez V. Martzloff (2006, 98, 544-545).   
  
-//Signum // a des correspondants exacts en sabellique (<html><a href= "" class="tooltip"><i>WOU</i><span>J. UNTERMANN, 2000<i>Wörterbuch des Oskisch-Umbrischen</i>, Heidelberg, WInter.</span></a></html> 661-662) :  osque **segúnú** (Cm 3), σεγονω (Lu 5) [acc. pl.], **se[g]únúm ** (Ve 108 : Cm 9) [acc.sg.] « statue » < %%*%%//sek(h<sub>2</sub>)//-//no//; **segú[** (Sa 29) n’est pas exploitable. L’osque atteste un dénominatif   **seganatted  ** (Sa 35) [3sg. pf.] « signāuit ». On rencontre une graphie dialectale : //seino// / //seinq// (Poccetti, 1979 168-169, n°223) ; voir Marchese (1978 217), Wachter (1987 385-386, 403-404, 407-408). Les correspondants sabelliques permettent d’exclure une racine à labiovélaire (%%*%%//sek<sup>w</sup>//-).   +//Signum// a des correspondants exacts en sabellique (<html><a href= "" class="tooltip"><i>WOU</i><span>J. UNTERMANN, 2000<i>Wörterbuch des Oskisch-Umbrischen</i>, Heidelberg, Winter.</span></a></html> 661-662):  osque **segúnú** (Cm 3), σεγονω (Lu 5) [acc. pl.], **se[g]únúm ** (Ve 108 : Cm 9) [acc.sg.] «statue» < %%*%%//sek(h<sub>2</sub>)-no-// ; **segú[** (Sa 29) n’est pas exploitable. L’osque atteste un dénominatif   **seganatted** (Sa 35) [3sg. pf.] «signāuit». On rencontre une graphie dialectale : //seino// / //seinq// (Poccetti, 1979168-169, n°223); voir Marchese (1978217), Wachter (1987385-386, 403-404, 407-408). Les correspondants sabelliques permettent d’exclure une racine à labiovélaire (%%*%%//sek<sup>w</sup>-//).   
  
-L’existence d’un prototype %%*%%//sekh<sub>2</sub>‑no// ‑ (> %%*%%//sekano// ‑ > %%*%%//sekno//[syncope] > //signum//) ou %%*%%//sek‑no// ‑ (> %%*%%//sekno// ‑ > //signum//), comportant la racine((La laryngale finale (posée par le  LIV) est uniquement postulée pour expliquer le parfait  secuī)) de //secāre//, serait assurée pour l’italique en premier lieu par le nord-osque, qui livre un thème en -//ā////asignas// (« //caro// »((WOU a ‑ est discutée ( cf prosiciae ))?), en second lieu par des considérations morphologiques (le complexe dérivationnel //tignum// « poutresolive » ↔ //tigillum// « petite poutre » ↔ //teg(u)mentum// « ce qui couvre » ↔ //tēgula// « tuile » est le pendant de la chaîne //signum// ↔ //sigillum// « figurinecachet » ↔ //segmentum// « entailleincison » ↔ //sēcula// ((Pour la longue, probable, de  sēcula , voir  DELL sous  secāre))« faucille » [Varr. //L//. 5, 137]), et en troisième lieu par des considérations sémantiques : au sens de « statue((C’est le sens de  se[g]únúm))», « effigie », //signum// peut s’expliquer par la racine de //secāre //; la preuve en est fournie par l’osque et le sud-picénien où le lexème %%*%%//korā// ‑ (« effigie ») a été expliqué par Rix (1994) au moyen de la racine %%*%%//sker-//. La même année, Paolo Poccetti (1994) a proposé une nouvelle analyse de l’inscription sur galet Ve 161 (Sa 31) **pis : tiú : íív : kúru : púiiu : baíteís : aadiieís : avfineís ** (« – Qui es-tu ? – Je suis une %%*%%//korā// ‑. – (La %%*%%//korā// ‑) de qui ? – Celle de B. A. A. », traduction conjecturale) et conclut que **kúru** désignait le « symbole », le « signe », du personnage (p. 134). Les emplois de //signum// et de %%*%%//korā// ‑ pouvaient se correspondre en grande partie, mais les conditions d’attestation du mot sabellique interdisent d’être trop affirmatif sur ce point.   +L’existence d’un prototype %%*%%//sekh<sub>2</sub>‑no‑// (> %%*%%//sekano‑// > %%*%%//sekno-// [syncope] > //signum//) ou %%*%%//sek‑no‑// (> %%*%%//sekno‑// > //signum//), comportant la racine((La laryngale finale (posée par le  //LIV//) est uniquement postulée pour expliquer le parfait  //secuī//)) de //secāre//, serait assurée pour l’italique en premier lieu par le nord-osque, qui livre un thème en //-ā-// //asignas// (« //caro// »((WOU a ‑ est discutée (cf. //prosiciae//)))?), en second lieu par des considérations morphologiques (le complexe dérivationnel //tignum// «poutresolive» ↔ //tigillum// «petite poutre» ↔ //teg(u)mentum// «ce qui couvre» ↔ //tēgula// «tuile» est le pendant de la chaîne //signum// ↔ //sigillum// «figurinecachet» ↔ //segmentum// «entailleincision» ↔ //sēcula//((Pour la longue, probable, de  //sēcula//, voir  EM sous  //secāre//)) «faucille» [Varr. //L//. 5, 137]), et en troisième lieu par des considérations sémantiques: au sens de «statue((C’est le sens de  se[g]únúm))», « effigie », //signum// peut s’expliquer par la racine de //secāre //; la preuve en est fournie par l’osque et le sud-picénien où le lexème %%*%%//korā-// (« effigie ») a été expliqué par Rix (1994) au moyen de la racine *//sker-//. La même année, Paolo Poccetti (1994) a proposé une nouvelle analyse de l’inscription sur galet Ve 161 (Sa 31) **pis : tiú : íív : kúru : púiiu : baíteís : aadiieís : avfineís ** («– Qui es-tu ? – Je suis une %%*%%//korā// ‑. – (La %%*%%//korā// ‑) de qui ? – Celle de B. A. A.», traduction conjecturale) et conclut que **kúru** désignait le «symbole», le «signe», du personnage (p. 134). Les emplois de //signum// et de %%*%%//korā-// pouvaient se correspondre en grande partie, mais les conditions d’attestation du mot sabellique interdisent d’être trop affirmatif sur ce point.   
  
-Néanmoins, en s’appuyant sur une étude de Cl. Moussy (1988 [1992]), Ch. de Lamberterie (1996) a insisté sur les sens d’ « indice » et de « présage » que peut actualiser //signum//. //Signum// s’expliquerait alors sans peine à partir de la famille de //sāgīre// « avoir du flair, sentir finement, deviner » et de //praesāgīre// « prévoir, augurer, deviner ». Que le vocabulaire de l’enquête puisse être emprunté à celui de la chasse nous est confirmé par cette réplique de Palestrion dans le //Miles Gloriosus //:   +Néanmoins, en s’appuyant sur une étude de Cl. Moussy (1988 [1992]), Ch. de Lamberterie (1996) a insisté sur les sens d’«indice» et de «présage» que peut actualiser //signum//. //Signum// s’expliquerait alors sans peine à partir de la famille de //sāgīre// «avoir du flair, sentir finement, deviner» et de //praesāgīre// «prévoir, augurer, deviner». Que le vocabulaire de l’enquête puisse être emprunté à celui de la chasse nous est confirmé par cette réplique de Palestrion dans le //Miles Gloriosus //:   
  
     *Pl. //Mil//. 268-269 : \\ //Si ita non reperio, ibo odorans quasi canis uenaticus,// \\ //Vsque donec persecutus uolpem ero uestigiis.// \\  « Si je ne le trouve pas comme je l’espère, j’irai flairant comme un chien de chasse, jusqu’à ce que j’aie saisi la trace du renard ».      *Pl. //Mil//. 268-269 : \\ //Si ita non reperio, ibo odorans quasi canis uenaticus,// \\ //Vsque donec persecutus uolpem ero uestigiis.// \\  « Si je ne le trouve pas comme je l’espère, j’irai flairant comme un chien de chasse, jusqu’à ce que j’aie saisi la trace du renard ». 
  
-D’un point de vue strictement //formel//, le rapprochement entre //signum// « indiceprésage » et //praesāgīre// serait recevable. En effet, il serait possible d’établir, pour l’indo‑européen((Lamberterie (1996 138), modifiant une hypothèse de Lubotsky (1981).)), sur une base indépendante de la problématique de //signum//, une loi %%*%%//H >  / V _ DC//, où //D// note toute occlusive sonore et //C// toute consonne (une laryngale tombe, sauf maintien analogique, devant occlusive sonore non aspirée suivie de consonne, généralement de sonante) : \\   -lat. //pignus// < %%*%%//peh<sub>2</sub>ĝ‑n// ° (πήγνυμι, sk. //pajrá// ‑ « solide ») ; \\ //-bhadrá‑// « bon » ; gotique //batiza// « meilleur », //bota// « profit, aide » (racine %%*%%//b<sup>h</sup>eHd//) ; \\ -κεδνός « cher fidèle » / κήδομαι (< %%*%%//kād// ‑) ; \\ -ἑδανός   « suave », supposant %%*%%//swe(h<sub>2</sub>)d‑no// ‑ (Lamberterie 1999).   +D’un point de vue strictement //formel//, le rapprochement entre //signum// «indiceprésage» et //praesāgīre// serait recevable. En effet, il serait possible d’établir, pour l’indo‑européen((Lamberterie (1996138), modifiant une hypothèse de Lubotsky (1981).)), sur une base indépendante de la problématique de //signum//, une loi *//H >  / V _ DC//, où //D// note toute occlusive sonore et //C// toute consonne (une laryngale tombe, sauf maintien analogique, devant occlusive sonore non aspirée suivie de consonne, généralement de sonante) : \\   -lat. //pignus// < %%*%%//peh<sub>2</sub>ĝ‑n// ° (πήγνυμι, sk. //pajrá// ‑ « solide ») ; \\ //-bhadrá‑// « bon » ; gotique //batiza// « meilleur », //bota// « profit, aide » (racine %%*%%//b<sup>h</sup>eHd//) ; \\ -κεδνός « cher fidèle » / κήδομαι (< %%*%%//kād// ‑) ; \\ -ἑδανός   «suave», supposant %%*%%//swe(h<sub>2</sub>)d‑no-// (Lamberterie 1999).   
  
 Qui adopte cette perspective pourrait supposer que //signum// s’explique par la collision homonymique de deux lexèmes différents et reconstruire %%*%%//seh<sub>2</sub>g‑no‑m// > %%*%%//segnom// [« loi de Lubotsky »] > //signum// « indice », qui se confondrait formellement avec //signum// « objet découpé, statue, effigie », issu de %%*%%//sek‑no//‑ (//cf//. nord-osque //asignas//). Finalement, en vertu de la loi citée, le degré //plein// de la racine %%*%%//seh<sub>2</sub>g-// aurait une double représentation en pré-latin, %%*%%//sāg// ‑ et %%*%%//seg// ‑.    Qui adopte cette perspective pourrait supposer que //signum// s’explique par la collision homonymique de deux lexèmes différents et reconstruire %%*%%//seh<sub>2</sub>g‑no‑m// > %%*%%//segnom// [« loi de Lubotsky »] > //signum// « indice », qui se confondrait formellement avec //signum// « objet découpé, statue, effigie », issu de %%*%%//sek‑no//‑ (//cf//. nord-osque //asignas//). Finalement, en vertu de la loi citée, le degré //plein// de la racine %%*%%//seh<sub>2</sub>g-// aurait une double représentation en pré-latin, %%*%%//sāg// ‑ et %%*%%//seg// ‑.