quin




7. Descendance du lexème dans les langues romanes

Quin interrogatif n’est quasiment plus employé en latin dès les IIIe s. et IVe s. apr. J.-C.

Les emplois comme particule d’énonciation et comme coordonnant, même s’ils résistent mieux, connaissent un net déclin dès cette époque également.

Il en va de même des emplois comme subordonnant, dont seuls les plus courants subsistent (emploi consécutif et emploi complétif avec des verbes appartenant au champ sémantique de l’incertitude et de l’opposition).

Cette situation est celle que l’on peut observer dans les textes littéraires. Dans les sermons d’Augustin, dont le niveau de langue est peu soutenu et qui peuvent peut-être nous donner une image plus approchante de ce que pouvait être la langue courante au IVe siècle, quin n’apparaît que quatre fois, une fois comme subordonnant dans le tour non dubito quin et trois fois comme coordonnant, renforcé par etiam ou potius.

On ne s’étonnera donc pas de ce que quin n’ait aucune descendance dans les langues romanes.



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