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dictionnaire:quaerere1 [2012/02/24 15:46]
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desiderio
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-1.1.1. Graphie usuelle : <//quaero// > <//quaerere// >+<html><p class="lestitres">quaero, is, ĕre</p></html><html><center><big><big>(verbe)</big></big></center></html 
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 +====== 1. Graphie, phonétique, phonologie ======
  
-1.1.2. La graphie <//quair-// >, reflétant la prononciation ancienne [ai] de la diphtongue [ae], est attestée dans les inscriptions à date ancienne : //CIL// I, 11: // +===== 1.1. Variantes graphiques =====
-ne qvairatis honore +
-//. +
  
 +1.1.1. Graphie usuelle : <//quaero//> <//quaerere//>
  
-1.1.3On trouve aussi la graphie <//quer//->, qui réflète la monophtongaison de [ae] en //e// long ouvert [+1.1.2La graphie <//quair-//>, reflétant la prononciation ancienne [ai] de la diphtongue [ae], est attestée dans les inscriptions à date ancienne : //CIL// I, 11: //NE QVAIRATIS HONORE//. 
  
 +1.1.3. On trouve aussi la graphie <//quer-//>, qui réflète la monophtongaison de [ae] en //e// long ouvert [ε:] (lequel a pu donner, éventuellement, en se fermant davantage, un //e// long fermé [e:]), dès certaines inscriptions pompéiennes, par exemple : //CIL// IV, 1546ª : //QVERITE//. 
  
-ε+1.1.4. On trouve aussi une occurrence de la graphie <//quiir-//> dans une inscription de Pompéi : {{cilvi_1604.pdf?linkonly|CIL IV, 1604}} : //QVIIRIIS//. 
  
 +Cette dernière graphie <//quiir-//> fait problème.
  
-:] (lequel a pu donner, éventuellement, en se fermant davantage, un //e// long fermé [e:]), dès certaines inscriptions pompéiennes, par exemple : //CIL// IV, 1546ª : // +a) Si elle note un //i// long [i:], ce dernier résulterait de la fermeture d’un //e// long fermé [e:], issu lui-même du //e// long ouvert [ε:] résultant de la monophtongaison de la diphtongue [ae] (issue de [ai]). Ce //i // long [i:] est attesté ici dans le verbe simple, alors qu’il figure habituellement en syllabe intérieure ouverte dans les verbes préverbés //ac-quīrere, an-quīrere, con-quīrere//, etc. 
-qverite. +
-//  +
- +
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-1.1.4. On trouve aussi une occurrence de la graphie <//quiir//-> dans une inscription de Pompéi : [[CIL IV, 1604]] : // +
-qviiriis. +
-//  +
- +
- +
-Cette dernière graphie <//quiir//-> fait problème. +
- +
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-a) Si elle note un //i // long [i:], ce dernier résulterait de la fermeture d’un //e// long fermé [e:], issu lui-même du //e// long ouvert [ +
- +
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-ε +
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-:] résultant de la monophtongaison de la diphtongue [ae] (issue de [ai]). Ce //i // long [i:] est attesté ici dans le verbe simple, alors qu’il figure habituellement en syllabe intérieure ouverte dans les verbes préverbés //ac-quīrere, an-quīrere, con-quīrere//, etc.  +
  
 On pourrait penser, dans cette attestation épigraphique à Pompéi, qu’il s’agit soit d’une influence des préverbés en //i// long sur le verbe simple (phénomène bien attesté ailleurs en latin et notamment en latin postclassique), soit d’une variation dialectale de prononciation liée à un substrat osque dans cette région. On pourrait penser, dans cette attestation épigraphique à Pompéi, qu’il s’agit soit d’une influence des préverbés en //i// long sur le verbe simple (phénomène bien attesté ailleurs en latin et notamment en latin postclassique), soit d’une variation dialectale de prononciation liée à un substrat osque dans cette région.
  
 +b) Une autre explication tiendrait à la forme même des signes graphiques de cette inscription et à son interprétation. Si la graphie consiste en deux barres verticales, elles pourraient noter non deux voyelles //i// successives (selon l’interprétation précédente), mais une seule voyelle de timbre //e// sans indication de longueur pour cette voyelle. Dans la première syllabe de <//qviiriis//>, les deux barres verticales correspondraient à un //e// long (ouvert [ε:] ou fermé [e:]). Dans la seconde syllabe (finale du mot), les deux barres verticales correspondraient à un //i// [i] bref en latin classique (//quaerĭs//) ou, éventuellement, à une variante ouverte de ce dernier, soit un //e// bref fermé [e]. (voir Väänänen sur les insc. de Pompéi, etc.)
  
-b) Une autre explication tiendrait à la forme même des signes graphiques de cette inscription et à son interprétation. Si la graphie consiste en deux barres verticales, elles pourraient noter non deux voyelles //i// successives (selon l’interprétation précédente), mais une seule voyelle de timbre //e// sans indication de longueur pour cette voyelle. Dans la première syllabe de <// 
-qviiriis > 
-//, les deux barres verticales correspondraient à un //e// long (ouvert [ 
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-:] ou fermé [e:]). Dans la seconde syllabe (finale du mot), les deux barres verticales correspondraient à un //i// [i] bref en latin classique (//quaerĭs//) ou, éventuellement, à une variante ouverte de ce dernier, soit un //e // bref fermé [e].  
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-(Voir l’inscription + Väänänen sur les insc. De Pompéi, etc.) 
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-1.2. __Phonétique et phonologie__  
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-La diphtongue [ai] évolua en [ae] (stade atteint dès les premiers textes littéraires à l’époque archaïque), qui se monophtongue en //e// long ouvert [ 
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-:]. Après une période où ont dû coexister des variantes diastratiques et diatopiques [ae] / [ 
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-:] à l’époque classique et postclassique, la monophtongue [ 
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-:] s’imposa. L’évolution phonétique du terme //quaerere// à l’infinitif a donc été : ['k<sup>w</sup>ai.re.re] > ['k<sup>w</sup>ae.re.re] > ['k<sup>w</sup> 
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-:.re.re]  
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-En outre, le //e// long ouvert [ 
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-:], dans les préverbés, se trouvant en syllabe intérieure ouverte, s’est fermé en //e// long fermé [e:], lequel s’est fermé encore davantage en //i// long [i:], selon l’évolution suivante : ['k<sup>w</sup> 
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-:.re.re] > ['k<sup>w</sup>e:.re.re] > ['k<sup>w</sup>i:.re.re], qui est régulière pour les préverbés  
  
 +===== 1.2. Phonétique et phonologie =====
  
-(et peut-être occasionnellement pour le verbe simple ? Cf. //supra//).+La diphtongue [ai] évolua en [ae] (stade atteint dès les premiers textes littéraires à l’époque archaïque), qui se monophtongue en //e// long ouvert [ε:]. Après une période où ont dû coexister des variantes diastratiques et diatopiques [ae] / [ε:] à l’époque classique et postclassique, la monophtongue [ε:] s’imposa. L’évolution phonétique du terme //quaerere// à l’infinitif a donc été : ['k<sup>w</sup>ai.re.re] > ['k<sup>w</sup>ae.re.re] > ['k<sup>w</sup>ε:.re.re]  
 +En outre, le //e// long ouvert [ε:], dans les préverbés, se trouvant en syllabe intérieure ouverte, s’est fermé en //e// long fermé [e:], lequel s’est fermé encore davantage en //i// long [i:], selon l’évolution suivante : ['k<sup>w</sup>ε:.re.re] > ['k<sup>w</sup>e:.re.re] > ['k<sup>w</sup>i:.re.re], qui est régulière pour les préverbés (et peut-être occasionnellement pour le verbe simple ? Cf. //supra//).
  
 +\\  \\  [[:dictionnaire:quaerere|Retour au plan]] ou [[:dictionnaire:quaerere2|Aller au § 2]]