pŭdīcĭtĭa, -ae, f.

(substantif)



1. Graphie, phonétique, phonologie

1.1. Graphie et variantes graphiques

<pudicitia>

Le TLL signale une variante <pudeicitia> dans un fragment du +Ve ou VIe siècle de notre ère.

Il n’est pas rare de trouver, dans les manuscrits médiévaux, des graphies <pudicicia> ou <pudititia>.

On explique facilement le flottement graphique entre <t> et <c> dans la syllabe finale. On sait, en effet, que dès le latin tardif les séquences -tia et -cia se sont confondues dans la prononciation avec formation d’une affriquée sourde [ts], par suite de la palatalisation exercée sur la consonne précédente par la voyelle classique i bref qui s’est consonnifiée en cette position en [y] (noté aussi [j] dans l’API, Alphabet Phonétique International). Cette affriquée [ts] a ensuite évolué dans les langues romanes (donnant en français [s]).

Pour la graphie <t> au lieu de <c> à l’initiale de la 3e syllabe, elle est ici occasionnelle et peut-être due à une extension (fautive) du <c> de la dernière syllabe.

1.2. Phonétique et phonologie

[pu.di:.'ki.ti.ja]

Les deux voyelles [i] et [u], lorsqu’elles sont suivies d’une voyelle au timbre différent du leur, développent une semi-consonne (respectivement [y] / [j] et [w]) qui évite l’hiatus entre les deux voyelles (cf. M. Niedermann 1953).

/ pu.di:.'ki.ti.a/


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