lentus, -a, -um

(adjectif)



7. Le devenir du lexème

7.1. Par la voie phonétique

L’adjectif français lent peut provenir par la voie phonétique de lat. lentus. Il en a conservé seulement l’un des sens « qui manque de rapidité, apathique, mou, traînard ».

Le terme français n’a pas conservé les sens concrets du terme latin faisant référence à la viscosité d’une matière ou à la souplesse d’une branche d’arbre, attestés chez les auteurs techniques comme Pline l’Ancien et Vitruve.

L’adjectif fr. lent est attesté depuis le XIe siècle (selon Le Robert, s.v.). Ses valeurs sémantiques et domaines d’application étaient plus nombreux en ancien-français. Ils se sont simplifiés aux XVIe et XVIIe siècles.

Sur l’adjectif fr. lent, le français a construit toute une « famille » de termes selon les processus de dérivation habituels et productifs : l’adverbe lentement, le substantif lenteur, le verbe ralentir.

7.2. Emprunt savant

On admet que l’adjectif fr. lent est parvenu au français par la voie phonétique à partir du latin lentus, mais l’orthographe du terme français pour ce qui est du -t final est d’origine savante, par latinisation de la graphie sur le modèle de l’adjectif latin.


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