impŭdīcĭtĭa, -ae f.

(substantif)



6. Histoire du lexème

6.1. Histoire au cours de la latinité. Évolution des emplois

Le sens d’« impudeur » perdure durant toute la latinité et il est en particulier fréquent chez les auteurs chrétiens, en opposition à pudicitia :

  • Tert. Spect. 17, 1 :
    Similiter et impudicitiam omnem amoliri iubemur. Hoc igitur modo etiam a theatro separamur quod est priuatum consistorium impudicitiae […].
    « De même également, il nous est ordonné de bannir toute impudicité. Nous voici donc de ce fait écartés surtout du théâtre qui est le domaine propre de l’impudicité […] »

6.2. Etymologie et origine

Le radical pud-, attesté dans le substantif pudor (-oris) M., le verbe pudeō, n’a pas d’étymologie claire. De Vaan conclut par un non liquet. Les rapprochements proposés, pauiō « frapper » dans Walde-Hofmann ou la racine *speud- « (se) presser, aiguillonner » (gr. σπεύδω « je me hâte », lit. spaudžiu « je peine ») dans Ernout-Meillet ne sont satisfaisants, ni pour le sens, ni pour la forme. Il serait encore envisageable, comme le suggère De Vaan, de rapprocher paueō « avoir peur », mais, sans même parler du sens, l’analyse formelle serait problématique.


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