impŭdīcĭtĭa, -ae f.

(substantif)



4.1. Résumé

A. « Impudeur »

Le mot impŭdīcĭtĭa s’emploie pour un acte contraire à la retenue, comme l’infidélité conjugale :

  • Pl. Amph. 820-821 :
    Istuc facinus, quod tu insimulas, nostro generi non decet.
    Tu si me inpudicitiai captas, capere non potes
    .
    « L’acte dont tu m’accuses, n’est pas digne de ma naissance. Si tu peux m’accuser de manquement à l’honneur, tu ne peux m’en convaincre. »

Plus souvent, il caractérise une conduite jugée globalement dans sa durée :

  • Cic. Dom. 126 :
    […] in Gabinio […], cuius impudicitiam pueritiae, libidines adulescentiae […] uidimus.
    « […] Gabinius, dont nous avons connu l’enfance impudique et l’adolescence débauchée […] » (traduction P. Wuilleumier, 1952, CUF)
  • Sen. Ben. 6, 32, 1 :
    Diuus Augustus filiam ultra inpudicitiae maledictum inpudicam relegauit […]
    « Le divin Auguste frappa de relégation sa fille dont la conduite impudique était allée au-delà du sens condamnable du mot impudeur […] »
  • Aug. Civ. 1, 19, 2 (à propos de Lucrèce) :
    Si non est illa inpudicitia qua inuita opprimitur, non est haec iustitia qua casta punitur.
    « Or s’il n’y a pas d’impudeur à être violenté contre son gré, il n’y a pas de justice à être puni pour sa pureté. »

B. « Impudence »

  • Pl. Pers 192-194 :
    TOX. Scelus tu pueri es, atque ob istanc rem ego aliqui te peculiabo.
    PAE. Scio fide hercle erili ut soleat inpudicitia opprobrari,
    nec subigi queantur umquam ut pro ea fide habeant iudicem.

    « TOX. Tu es un coquin de garçon, et pour ce que tu viens de faire je mettrai quelque chose dans ton pécule. PE. Promesses de maître ! je sais quels reproches d’impudence on a coutume de leur faire, sans jamais pouvoir les obliger à venir devant le juge pour ces promesses-là. »


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