improbus, a, um

(adjectif)


4.2 Description des emplois et de leur évolution: Exposé détaillé

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Chez Plaute, le maître qualifie souvent d’improbus son esclave qui ne se conduit pas bien ; mais dans un vers de Virgile (G. 1, 145-146) devenu célèbre1), le même adjectif se dit d’un travail qui, au contraire, vient à bout de tout. Cette forte divergence constitue l’aspect le plus visible d’une polysémie importante.

A. Improbus et le comportement contraire à la morale

L’adjectif a principalement deux valeurs.

A.1. « Mauvais, méchant, malhonnête »

Très souvent, il qualifie celui qui ne respecte pas les valeurs, en particulier la pietas et la fides :

  • Pl. Bac. 549-552 :
    MN. Sicut est hic quem esse amicum ratus sum atque ipsus sum mihi.
    Ille, quod in se fuit, accuratum habuit quod posset mali
    faceret in me, inconciliaret copias omnis meas.

    PI. Inprobum istunc esse oportet hominem […].
    « MN. Tel est celui que je considérais comme un ami, comme un autre moi-même. Il a mis en œuvre tout ce qui dépendait de lui pour me faire tout le mal possible et s’approprier perfidement tout mon bien. – PI. Il faut que ce soit un malhonnête homme […]. » (traduction A. Ernout, 1970, CUF)2)

Le terme s’applique souvent aux esclaves chez Plaute 3) et leur malhonnêteté manifeste est un thème habituel de ses comédies. À l’inverse, chez Térence, l’esclave peut nouer des intrigues mais elles n’aboutissent pas toujours, la tromperie et la ruse n’éclatent pas au grand jour 4) : improbus n’a d’ailleurs que deux occurrences qui ne concernent pas les esclaves.

Improbus qualifie les hommes mauvais, avec, régulièrement, l’idée qu’ils sont portés à faire le mal sans fin :

  • Pl. Truc. 832-833 :
    uerum qui improbus est siquam si bibit
    siue adeo caret temeto, tamen ab ingenio improbust.

    « Mais quand on est malhonnête, qu’on boive ou qu’on s’abstienne de boire, on est toujours malhonnête du fait de son naturel.. » (traduction A. Ernout, 1961, CUF)
  • Cic. Dom. 63 : [] meo corpore opposito, ab omnium bonorum ceruicibus depuli [] omnem diu collectam uim improborum, quae [] iam erumpebat []
    « [] en y opposant tout mon corps, j’ai protégé la tête des bons citoyens contre toute la violence des méchants longtemps contenue, mais qui commençait à éclater []. » (traduction J.-F. Thomas)
  • Cic. Cael. 14 : […] cum omnis omnibus ex terris homines improbos audacesque collegerat.
    « […] comme il avait réuni de tout l’univers tous les gens malhonnêtes et prêts à tout. » (traduction J.-F. Thomas)

La fréquence du terme chez Cicéron tient à ce que, selon une perspective propre aux optimates, les populares ne manifestent ni fides ni pietas, et ne respectent pas les lois à la base de l’organisation sociale 5). En outre, « improbi possède sur mali la supériorité d’être formé avec un préfixe négatif. Le mot n’exprime pas tant des défauts qu’il refuse des vertus 6) ». Il est bien plus rare chez César, sans doute parce que les improbi de Cicéron relèvent d’une opposition avec les optimates et les boni pour fonder sa concordia ordinum, incompatible avec la clementia de César. Horace a plusieurs occurrences de cet emploi, dans les Satires et les Epîtres, qui relèvent du style de la conversation courante, mais le genre noble de l’Énéide ne donne aucune attestation de cette valeur. L’usage du mot au sens de « malhonnête » est régulier dans les Lettres et les traités de Sénèque, conçus comme des œuvres « parlées 7) », tandis qu’il se trouve bien plus rarement dans la langue noble de la tragédie (Herc. f. 173). Des choix stylistiques analogues expliquent la quasi absence chez Tacite (D. 11, 10).

C’est encore cette tendance forte à ne pas respecter les valeurs qu’exprime le terme à propos par exemple des tyrans et de leur exercice solitaire et écrasant du pouvoir :

  • Aug. Civ. 5, 19 : Sed ne tyranni non pessimi atque improbi reges, sed uetere nomine fortes dicti existimentur [].
    « Mais pour que les hommes qualifiés de tyrans ne soient pas considérés comme des rois très mauvais et méchants, mais comme des hommes puissants, selon l’ancienne acception []. » (traduction J.-F. Thomas)

A.2. « Déréglé, pervers »

À plusieurs reprises, l’information porte moins sur les manquements à la fides et à la pietas que sur l’excès des passions ; et l’adjectif détermine alors souvent des substantifs au pluriel pour exprimer les débordements de toute une conduite.

  • Catul. 57, 1-4 :
    Pulcre conuenit improbis cinaedis,
    Mamurrae pathicoque Caesarique.
    Nec mirum ; maculae paris utrique,
    urbana altera et illa Formiana.
    « L’accord est parfait entre ces débauchés infâmes, le giton Mamurra et César. Rien d’étonnant ; pour tous les deux, les mêmes souillures, l’un à Rome, l’autre à Formies. » (traduction G. Lafaye, 1996, CUF)
  • Val.-Max. 5, 7, 1 ext. : […] nouercae Stratonices infinito amore correptus, memor quam improbis facibus arderet […].
    « […] enflammé par un amour sans borne pour sa belle-mère Stratonicès et se rendant compte de l’horreur de la passion dont il brûlait […]. » (traduction J.-F. Thomas)
  • Sen. Ep. 27, 2 : Dimitte istas uoluptates turbidas, magno luendas []; improbarum uoluptatum etiam post ipsas paenitentia est.
    « Donne congé à ces plaisirs tumultueux dont la rançon est toujours coûteuse […]; les plaisirs déréglés laissent derrière eux un repentir. » (traduction F. Préchac, 1995, CUF) 8)
  • Cypr. Hab. uirg. 9 : [] cultus improbus et inpudicus ornatus [].
    « [] une tenue déplacée et un accoutrement impudique […]. » (traduction J.-F. Thomas)
  • Aug. Civ. 15, 23, 1 : [] Siluanos et Panes []improbos saepe extitisse mulieribus et earum appetisse ac peregisse concubitum.
    « [] que les Sylvains et les Faunes se sont souvent présentés de manière perverse à des femmes et ont convoité et consommé leur union avec elles. » (traduction J.-F. Thomas)

B. Improbus « impudent, acharné »

L’adjectif qualifie celui qui ne recule devant aucune audace. L’insolence et l’impudence reposent sur la volonté d’outrepasser ce qui est permis afin de s’affirmer :

  • Cic. Verr. II, 3, 155 : Qua impudentia putatis eum in dominatione fuisse, qui in fuga tam improbus sit ?
    « De quelle impudence pensez-vous qu’il a fait preuve dans sa domination, pour être à ce point déterminé à la fuite ? » (traduction J.-F. Thomas)
  • Hor. S. 1, 3, 23-24 :
    … ‘Egomet mi ignosco’ Maenius inquit.
    Stultus et improbus hic amor est dignusque notari.
    « ‘Pour moi-même, je veux tout ignorer’, dit Ménius. C’est là un amour de soi déraisonnable, impudent, digne d’être censuré. » (traduction F. Villeneuve, 1995, CUF) 9)

L’acharnement est une détermination à continuer l’action avec une ténacité dont les contextes soulignent le caractère extrême. Ce désir d’aller jusqu’au bout est celui d’Arruns lancé à la poursuite de Camille :

  • Virg. En. 11, 766-767 :
    Hos aditus iamque hos aditus omnemque pererrat
    undique circuitum et certam quatit improbus hastam.
    « Il essaie toutes les approches, tous les circuits dans tous les sens et, acharné, balance un sûr javelot. » (traduction J. Perret, 1977, CUF)

Cet acharnement a quelque chose d’excessif car, si par la mort de Camille, Arruns souhaite venger l’honneur de son peuple, il ne compte pas gagner la gloire et il éprouve le sentiment diffus d’un sacrilège (11, 790-800). Un excès semblable caractérise celui qui sacrifie sa liberté à la recherche des richesses :

  • Hor. Ep. 1, 10, 39-41 :
    Sic, qui pauperiem ueritus potiore metallis
    libertate caret, dominum uehet improbus atque
    seruiet aeternum, quia paruo nesciet uti

    « Ainsi l’homme qui, redoutant la gêne, se prive de ce bien plus précieux que tous les métaux, la liberté, aura, dans son avidité, à porter un maître et sera éternellement esclave, faute de savoir se contenter de peu. » (traduction F. Villeneuve, 1995, CUF)

Improbus qualifie en particulier des espoirs et des désirs dont les contextes soulignent qu’ils vont trop loin par rapport à la réalité :

  • Sen. Ben. 1, 9, 2 : En dominus callidus non difficilem aditum praebuit inmodica cupientibus spesque inprobas nihil re adiuturus uerbis fouit.
    « Voici un maître de maison adroit ! Il a offert toute facilité d’accès aux désirs immodérés et a encouragé, en paroles, de folles espérances avec l’intention de ne pas y répondre par des aides effectives. » (traduction J.-F. Thomas)

C. Improbus « déplacé, inapproprié »

De là le mot s’emploie, en particulier chez Sénèque, pour des choix qui vont trop loin par rapport au raisonnable :

  • Sen. Ep. 114, 21 : […] qui lacernas coloris improbi sumunt […].
    « […] qui adoptent les manteaux d’une couleur excentrique […]10). » (traduction J.-F. Thomas)

mais l’emploi demeure bien après :

  • Lact. Inst. 6, 13, 8 : […] quod sit […]improbum dictu.
    « […] ce qu’il est déplacé de dire. » (traduction J.-F. Thomas)

Il n’est pas indifférent que l’essentiel de ces applications référentielles apparaisse chez deux auteurs qui illustrent la recherche de la mesure avec pour Horace, l’épicurisme et pour Virgile, la condamnation de l’éthique orgueilleuse et individualiste où le désir de gloire est une tentation dangereuse. Ce sens se développe aussi chez Sénèque dont la philosophie est une recherche de l’équilibre intérieur guidé par le jugement et la raison qui cherchent à contrôler les mouvements de l’impetus.

D. L’improbus amor

Improbus s’applique à l’amour qui ne respecte pas la morale, mais s’y ajoute l’idée que le dérèglement est douloureux. Lorsque Didon déclare à Énée :

  • Virg, En. 4, 385-386 :
    et, cum frigida mors anima seduxerit artus,
    omnibus umbra locis adero. Dabis, improbe, poenas.
    « […] et quand la froide mort aura de mon âme séparé mon corps, ombre je te serai présente en tous lieux. Tu seras puni, barbare. » (traduction J. Perret, 1977, CUF)

Le manquement à la fides explique l’emploi de l’adjectif qui peut être compris au sens de « malhonnête, homme de rien 11)». Toutefois, la souffrance qu’exprime Didon à travers ses imprécations et sa malédiction éternelle, le qualificatif aegra « douloureuse » du v. 390 associent à l’infidélité la cruauté, ce que rend bien J. Perret par le terme « barbare ». Cette interprétation est de beaucoup préférable à celle de « malhonnête » car c’est bien la dureté d’Énée qui motive cette vengeance, selon une logique qui se perçois jusque dans l’ordre des termes, avec le vocatif improbe à la place marquée du dactyle 5ème et enchâssé à l’intérieur du syntagme dabis poenas. Toute une expérience de la dureté vécue dans la douleur de la durée et de son retentissement intérieur transparaît à travers les tourments de Didon (v. 412) :

  • Virg. En. 4, 412 : Improbe Amor, quid non mortalia pectora cogis!
    « Impitoyable amour, à quoi ne forces-tu pas le cœur des mortels ! » (traduction J. Perret, 1977, CUF).

Cet emploi paraît limité aux poètes élégiaques 12).

La cruauté est une composante sémantique nouvelle, mais les contextes soulignent sa continuité et la continuité des atteintes à la morale qui en sont à la base. Malgré le décalage apparent entre les traductions de « malhonnête » et de « cruel », l’unité se fait autour de l’idée de mauvais penchant durable déjà mise en évidence à plusieurs reprises.

E. Improbus appliqué à la nature

L’adjectif qualifie des animaux et des phénomènes naturels caractérisés par une force que rien ne paraît pouvoir contenir. Il en est ainsi pour les loups auxquels sont comparés les compagnons d’Énée :

  • Virg. En. 2, 355-360 :
    […]Inde, lupi ceu
    raptores atra in nebula, quos improba uentris
    exegit caecos rabies […]
    uadimus haud dubiam in mortem …
    « Puis, comme les loups ravisseurs dans une brume sombre – l’insatiable rage de leur ventre les a jetés dehors dans le noir,[…] nous allons vers une mort non douteuse […]. » (traduction J. Perret, 1977, CUF)13)

F. Le labor improbus

Dans un passage fameux des Géorgiques sur la succession des âges, Virgile explique que, si avant Jupiter la terre donnait ses productions sans que nul ne travaillât le sol, le dieu généra des difficultés pour les hommes :

  • Virg. G. 1, 133-146 :
    ut uarias usus meditando extunderet artis
    paulatim […]
    […] labor omnia uicit
    improbus, et duris urguens in rebus egestas.
    « […] afin que le besoin, à force d’exercice, créât peu à peu les différents arts […], un travail pénible triompha de tout, sans compter la pauvreté et la dureté des temps. » (traduction J.-F. Thomas)

Puis après avoir donné bien des exemples de ces travaux et de ces efforts, il conclut (145-146) :

  • Virg. G. 1, 133-134 :
    […] labor omnia uicit
    improbus, et duris urguens in rebus egestas.
    « Chaque découverte représente une victoire pour l’homme ; la nécessité en est un facteur ; la peine, le travail intelligent en constituent les moyens. » (traduction A. Novara, 1982-1983, 731)

L’adjectif a été différemment compris. A. Novara critique avec raison l’interprétation qu’a proposée H. Altevogt par « not probus » qui revient à faire du travail « le principe de discorde et de chagrin qui a mis une fin violente à l’âge d’or 14)», alors qu’au contraire Virgile dépeint la victoire de l’homme sur la nature grâce aux artes. R. F. Thomas 15) comprend « insatiable toil occupied all areas of existence », ce qui correspond à la traduction d’ H. Goelzer dans la CUF (éd. de 1947) : « Un travail acharné triompha de tout, sans compter le besoin pressant et la dureté des temps. » Cependant le contexte souligne à la fois la dynamique et la dureté de l’effort, puisque la pauvreté est duris urguens in rebus. Est donc plus judicieuse l’interprétation qu’A. Novara donne d’improbus par « dur, pénible 16)». Cette dureté est une composante importante car elle correspond au but de Jupiter qui a voulu que les hommes trouvent les artes, mais dans les difficultés. Cette valeur de « pénible » ne permet pas de constituer un homonyme, car elle se rattache, par l’idée de dureté continue, à celle de « cruel », en particulier lorsque l’adjectif est appliqué à l’amour. Le parallélisme avec amor improbus a été remarqué dès l’Antiquité (Macr. Sat. 5, 16, 7), mais les axiologies sont différentes : l’amor improbus est une passion qui entraîne la souffrance et, de là, bien d’autres désordres condamnables dans un idéal de l’équilibre, alors que si le labor improbus connaît bien des peines, il n’est pas dégradant et l’acharnement de l’effort conduit à des résultats appréciables. Toute une tradition s’est développée pour utiliser ce vers de Virgile afin d’exprimer un élan généreux dans l’éducation 17), et le vers est encore cité comme proverbe. Il est ainsi donné par le Dictionnaire Larousse de la langue française (édition de 2005) qui le traduit : « un travail opiniâtre vient à bout de tout ».

Conclusion : la polysémie d’improbus

Une grande partie des occurrences montre improbus employé pour ce qui est mauvais, contraire à la morale et s’inscrit dans la durée. C’est encore cette constance qui explique l’emploi du mot pour les dérèglements de la conduite. La conjonction des idées d’excès et de permanence rend compte de l’élargissement sémantique pour l’attitude insolente, la cruauté de l’amour, l’acharnement de la volonté, la violence des éléments naturels, et cette permanence de la dureté explique le labor improbus virgilien. Pas d’homonymie donc, mais une unité sémantique autour de l’idée de ‘ce qui ne peut se contenir et qui sort de la norme’ (im-probus « ce qui ne va pas droit »).



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1) […] labor omnia uicit
improbus […]
« […] un travail pénible triompha de tout […] »
2) De même Pl. Aul. 53 ; Bac. 573 ; 1201 ; Cas. 257 ; Ep. 32 ; Pers. 762 ; Ps. 1225 ; Cic. Verr. II, 1, 41 ; Har. 42 ; Q. 1, 1, 7 ; Rep. 3, 24 ; Sall. J. 31, 28 ; Caes. C. 2, 31, 4 ; Hor. S. 1, 9, 73 ; 2, 5, 28 ; Sen. Ben. 4, 28, 3 ; 7, 25, 1 ; Ep. 94, 26 ; etc.
3) De même Pl. Bac. 602 ; Cas. 268 ; 550 ; 954 ; Men. 973 ; Poen. 1406 ; voir Cl. PANSIERI (1997, 481-483).
4) Voir J.-CH. DUMONT et M.-H. FRANCOIS-GARELLI (1998, 102-103).
5) J. HELLEGOUARC’H (1972, 529) et G. ACHARD (1981, 260-272).
6) G. ACHARD (1981, 198).
7) P. GRIMAL (1991, 411).
8) De même Pl. Mil. 802 : Cic. Verr. II, 1, 66 ; 76 et 77 ; II, 2, 42 ; II, 3, 177 et 219 ; II, 4, 7 ; Ov. A. A. 3, 796 ; Tr. 2, 441 ; Sen. Ep. 10, 2 ; 87, 16 ; Marc. 24, 3 ; Ps. Sen, Oct. 299.
9) Même dépassement des limites en Virg. En. 5, 397 ; 12, 250 ; Ov. H. 17, 77 ; M. 13, 112 ; A. A. 1, 663 ; Sen. Ep. 27, 1 ; 92, 30 ; Nat. 4 a, pr. 9.
10) De même Ep. 12, 6 ; 108, 35 ; 114, 7 ; 124, 12 ; Thy. 295.
11) C’est ainsi qu’A. Bellessort (édition CUF de 1964) comprend le mot quand il le rend par misérable : « […] et lorsque la froide mort aura séparé mon âme de mes membres, partout où tu iras mon ombre sera là. Misérable, tu paieras ton crime. »
12) De même Prop. 1, 1, 6 : Ov. H. 10, 77 ; Tr. 3, 11, 1 ; 5, 8, 3.
13) De même Virg. En. 9, 62 ; 10, 727 ; 12, 250 ; 12, 687 ; G. 1, 119 ; 388 ; 3, 431 ; Ov. F. 1, 381 ; Ov. Tr. 1, 11, 41 ; Sen. Med. 84.
14) , 16) A. NOVARA (1982-1983, 731).
15) R. F. THOMAS (1998, 93).
17) R. A. B. MYNORS (1990, 30).