improbus, a, um

(adjectif)


1. Graphie, phonétique, phonologie

1.1. Graphie et variantes graphiques

Dans les textes, on trouve les deux graphies <improbus > et <inprobus > de manière équilibrée (cf. § 3.1. et 3.4. ). La première est phonétique, c’est-à-dire qu’elle est fidèle à la prononciation, tandis que la seconde est étymologique et rend compte de la formation du mot. Dans la mesure où la graphie <improbus > apparaît dès l’époque archaïque et que la graphie <inprobus > ne disparaît pas au cours des siècles, il faut supposer que cette dernière était une graphie savante et artificielle, qui ne reflétait pas la prononciation réelle du mot.

On trouve à la fois <improbus > et <inprobus > dans les inscriptions, par exemple, selon le TLL:

-<improbus > : CIL IV 848a, CE 110, 2. INSCR., christ. Diehl 3885A,3.

-<inprobus > : LEX par. fac. Put. (CIL I² 698), 3, 12 ; CIL III 13569, 11 VI 1783, 21 (a. 431). 10213 EDICT. imp. Diocl. 1, 9. 16 INSCR. christ. Diehl 315a. 3310, 8 (a. 368).

1.2. Phonétique et phonologie

1.2.1. Phonétique

[‘im.pro.bus] : la nasale dentale [n] du préfixe in- s’assimile à l’occlusive labiale [p] et aboutit à [m], noté <m >.

1.2.2. Phonologie

/‘im.pro.bus/ : la nasale labiale à laquelle aboutit la nasale dentale devant occlusive labiale constitue un phonème noté par un graphème spécifique en latin (cf. Les nasales en latin ).



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