gĕrō, -is, -ĕre

(verbe)



1. Graphie, phonétique, phonologie

1.1. Graphie et variantes graphiques

1ère pers. sg. ind. présent : <gero>, infinitif présent actif : <gerere>, parfait <gessi>, supin <gestum>

La gutturale initiale est parfois notée <c> dans les inscriptions : cesserit (CIL I2, 582), cessit (CIL XI, 6076). Au perfectum, on trouve une simplification graphique de la géminée <ss> en <s> dans l’Éloge de Scipion (gesistei, CIL I2, 10, avec une désinence -ei pour -ī). Enfin, en CIL IX, 3473, une graphie gerre pour gerere semble témoigner d’une syncope du [e] placé entre les deux sonantes et situé en syllabe ouverte posttonique.

La graphie <C> au lieu de <G> peut correspondre à un archaïsme graphique, manifestant la forme ancienne de la lettre de l’alphabet dénotant le phonème /g/, avant que l’on ajoute au signe <C> un petit trait horizontal pour dénoter l’occlusive sonore /g/ et la distinguer ainsi de la notation de l’occlusive sourde correspondante /k/. Cette amélioration graphique est intervenue au -IIIe s. av. J.-C. (cf. M. Niedermann, Phonétique historique du latin p. 9).

La graphie du simple <S> pour la géminée <SS> est aussi un trait de graphie archaïque, les consonnes géminées n’étant pas notées dans les inscriptions les plus anciennes.

1.2. Phonétique et phonologie

[‘ge.ro:], [‘ge.re.re], [‘ges.si:], [‘ges.tum]

/‘ge.ro:/, /‘ge.re.re/, /‘ges.si:/, /‘ges.tum/

Le latin classique avait un seul phonème vocalique /e/. Il est difficile de savoir s’il existait d’éventuelles variations de réalisation dans la prononciation avec une voyelle plus ou moins fermée [e] ou ouverte [ε], selon l’environnement phonétique.


Retour au plan ou Aller au § 2