farīna, -ae (f.)

(substantif)




4.1 Description des emplois et de leur évolution : résumé

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A. Sens premier : « poudre obtenue à partir de grains de céréales écrasés».

  • A.1. Emploi absolu du terme comme générique
  • A.2. Emploi dans un syntagme nominal comportant le substantif farīna déterminé par un adjectif de relation dérivé du nom d’une céréale particulière ou par le génitif de ce substantif précisant l’identité de la céréale utilisée.

B. Par extension métonymique

  • B.1. « pâte obtenue en mélangeant cette poudre avec de l’eau »
  • B.2. En particulier, « glu »

C. Par modification du contenu sémantique

  • C.1. « poudre obtenue à partir de fruits de légumes secs - assimilables à des grains - écrasés», extension (métaphorique ?) du contenu sémantique de la base, d’une céréale particulière à toutes les céréales et aux légumes dont les fruits secs ressemblent à des grains et sont susceptibles d’être écrasés.
  • C.2. « poudre obtenue à partir de divers végétaux utilisés dans l’alimentation », avec la poursuite de cette extension sémantique : la base far-, hyponyme désignant un type particulier de végétal, fonctionne alors comme hyperonyme s’appliquant à tous les végétaux.
  • C.3. « poudre obtenue à partir de divers minéraux », avec un changement de genre naturel du référent extralinguistique.

Cette évolution sémantique concerne moins la base far- que le lexème farina. Quand la formation du mot cesse d’être motivée, la hiérarchie des sèmes constitutifs du contenu sémantique de farīna s’inverse : on passe de « (poudre) de blé » à « poudre (de blé) » et lorsque le sème ‘poudre’ est passé de la fonction de sème afférent à celui de sème inhérent1), farīna peut dénoter une poudre réalisée avec n’importe quel matériau.

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1) Par “sème inhérent”, nous entendons un trait sémantique fondamental (et permanent) d’un lexème et par “sème afférent”, un trait contingent. L’emploi que nous faisons de ces termes n’est pas strictement conforme à la terminologie de F. RASTIER 1987 (p.44), qui repose sur une théorie discutée par BADIR 1999.