farīna, -ae (f.)

(substantif)



2. Morphologie

2.1. Indications grammaticales

Substantif féminin de la première déclinaison.

Nominatif sg. : farīna, génitif sg. : farīnae.

S’emploie très rarement au pluriel. Ce trait distinctif se justifie pleinement par le sémantisme de ce lexème, qui dénote une quantité conçue globalement de manière massive.

2.2. Variantes morphologiques

Aucune.

2.3. Formation du lexème

Fărīna F. est dérivé du substantif fār, farris Nt. « blé » (terme générique qui dénote plusieurs variétés de blé : amidonnier, épeautre, etc.) au moyen du suffixe -īna, -ae F.. Il peut s’agir d’un ancien adjectif de relation substantivé pour désigner la poudre relative à la céréale appelée fār. Mais cet adjectif n’est pas attesté.

Farīna peut aussi être un substantif en -īna, -ae F. dénotant une quantité globale de ce que dénote la base et être rapproché des substantifs en -īna, -ae F. tirés de noms de végétaux qui dénotent un champ planté de poireaux ou de raves comme porrīna (sur porrum ou porrus « poireau ») ou rāpīna (sur rāpa ou rāpum « rave ») attestés dès Caton (De agricultura) et formés selon un modèle dérivationnel hérité de l’indo-européen si l’on considère les correspondants des langues balto-slaves et indo-iraniennes1). D’autres formations du même type sont plus récemment attestées en latin comme cēpīna « champ d’oignons » (cēpa « oignon ») ou nāpīna « champ de navets » (nāpus « navet »), qui apparaissent chez Celse.



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1) L’existence de formes lituaniennes comparables aux latines fut soulignée dès K. Brugmann 1906, Grundriss II, 1, §189, p. 174 ; J. Lowell-Butler 1971 (10-21) a étudié de près ces données lituaniennes. Les collectifs indo-iraniens comme sk. maugdīna- “champ de haricots” sont cités dans l’Altindische Grammatik de J. Wackernagel et A. Debrunner, éd. 1957 (II, 2, § 266 a, 433-434).