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dictionnaire:fabula4detaille [2012/02/04 00:13]
lecaude [D. « Conversation »]
dictionnaire:fabula4detaille [2014/12/17 13:15] (Version actuelle)
desiderio
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-<html><div class="titre">fābula, ae (f.)</div></html>  +<html><class="lestitres">fābula, ae (f.)</p></html> <html><center><big><big>(substantif)</big></big></center></html> 
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 ====== 4.2. Description des emplois et de leur évolution: exposé détaillé ====== ====== 4.2. Description des emplois et de leur évolution: exposé détaillé ======
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 Cette valeur apparaît dès Plaute. La formule //quae haec est fabula ?//, ainsi que ses équivalents, assez courante dans les comédies, exprime l’étonnement du personnage devant ce qu’on lui raconte. Cette surprise, les contextes le montrent souvent, est due à une histoire qui est longue ou pourrait se prolonger indéfiniment, et qui paraît plus ou moins croyable : Cette valeur apparaît dès Plaute. La formule //quae haec est fabula ?//, ainsi que ses équivalents, assez courante dans les comédies, exprime l’étonnement du personnage devant ce qu’on lui raconte. Cette surprise, les contextes le montrent souvent, est due à une histoire qui est longue ou pourrait se prolonger indéfiniment, et qui paraît plus ou moins croyable :
  
-  *Pl. //Rud.// 354-355 : \\ AM. //Confracta est, mi Trachalio, hac nocte nauis nobis. \\ TR. Quid, nauis ? Quae istaec fabulast ?//... \\ « AM. Notre navire a fait naufrage cette nuit, mon cher Trachalion. +  *Pl. //Rud.// 354-355 : \\ AM. //Confracta est, mi Trachalio, hac nocte nauis nobis. \\ TR. Quid, nauis ? Quae istaec fabulast ?//... \\ « AM. Notre navire a fait naufrage cette nuit, mon cher Trachalion. TR. Comment, naufrage ? Qu’est-ce que cette histoire ? » (traduction J.-F. Thomas)
-TR. Comment, naufrage ? Qu’est-ce que cette histoire ? » (traduction J.-F. Thomas)+
  
-  *Cicéron, //Att.// 13, 34 : //De quo quae fama sit scribes ; … etenim haec decantata erat fabula, sed complere paginam uolui//. \\ « Tu m’écriras ce qu’on dit de cette affaire ; … c’est une histoire ressassée, mais je voulais remplir la page. » (traduction J. Beaujau, 1983).+  *Cicéron, //Att.// 13, 34 : //De quo quae fama sit scribes ; … etenim haec decantata erat fabula, sed complere paginam uolui//. \\ « Tu m’écriras ce qu’on dit de cette affaire ; … c’est une histoire ressassée, mais je voulais remplir la page. » (traduction J. Beaujeu, 1983).
  
 Le substantif peut être au pluriel exprimant non une pluralité d’histoires différentes, mais la diversité des composantes : Le substantif peut être au pluriel exprimant non une pluralité d’histoires différentes, mais la diversité des composantes :
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 S’il est "a-réel", le récit porte une vision du monde, une vérité essentielle, de telle sorte qu’entre ces deux pôles s’établit une tension. À propos de l’épisode des Sirènes, Cicéron observe :  S’il est "a-réel", le récit porte une vision du monde, une vérité essentielle, de telle sorte qu’entre ces deux pôles s’établit une tension. À propos de l’épisode des Sirènes, Cicéron observe : 
  
-  *Cic. //Fin. // 5, 49: //Vidit Homerus probari fabulam non posse, si cantiunculis tantus uir // (= //Vlixes//) //irretitus teneretur ; scientiam pollicentur, quam non erat mirum sapientiae cupido patria cariorem esse.// \\ Homère a bien vu que sa fable serait sans crédit, s’il n’y avait que de petites chansons pour emprisonner dans les mailles du filet un homme comme Ulysse ; c’est donc la science que les sirènes promettent, une chose qu’il n’eût pas été étonnant de voir un homme ambitieux de sagesse préférer à sa patrie. » (traduction J. Martha, 1961,  +  *Cic. //Fin. // 5, 49: //Vidit Homerus probari fabulam non posse, si cantiunculis tantus uir // (= //Vlixes//) //irretitus teneretur ; scientiam pollicentur, quam non erat mirum sapientiae cupido patria cariorem esse.// \\ Homère a bien vu que sa fable serait sans crédit, s’il n’y avait que de petites chansons pour emprisonner dans les mailles du filet un homme comme Ulysse ; c’est donc la science que les sirènes promettent, une chose qu’il n’eût pas été étonnant de voir un homme ambitieux de sagesse préférer à sa patrie. » (traduction J. Martha, 1961, CUF). 
-CUF). +
  
 Une dynamique interne au récit et entre le récit et son sens caractérise la légende désignée par //fabula//, lequel, dans cet emploi, est proche du grec //muthos // que M. Détienne analyse ainsi : « Le savoir mythologique découvre son inventivité, projetant ses figures imaginaires sur la surface en miroir du mythe fiction qui mime indifféremment la naïveté fabulatrice d’une humanité dans l’enfance ou la profondeur d’une pensée primordiale où émerge la science précédée de la philosophie »((Voir M. DETIENNE (1981, 234).)). Cet emploi de //fabula // a un corollaire important. Les grands mythes proprement latins par leurs implications, Romulus, Hercule et Cacus, née ne sont pas désignés par //fabula// et c’est ce que confirme la liste donnée par Augustin : Une dynamique interne au récit et entre le récit et son sens caractérise la légende désignée par //fabula//, lequel, dans cet emploi, est proche du grec //muthos // que M. Détienne analyse ainsi : « Le savoir mythologique découvre son inventivité, projetant ses figures imaginaires sur la surface en miroir du mythe fiction qui mime indifféremment la naïveté fabulatrice d’une humanité dans l’enfance ou la profondeur d’une pensée primordiale où émerge la science précédée de la philosophie »((Voir M. DETIENNE (1981, 234).)). Cet emploi de //fabula // a un corollaire important. Les grands mythes proprement latins par leurs implications, Romulus, Hercule et Cacus, née ne sont pas désignés par //fabula// et c’est ce que confirme la liste donnée par Augustin :
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 ==== C.1. « Pièce de théâtre » ==== ==== C.1. « Pièce de théâtre » ====
  
-Si les sens de « récit raconté plus ou moins véridique » a connu une grande extension, il est attesté dès les textes de Plaute. Il en est de même pour celui de « pièce de théâtre ». //Fabula // s’applique à l’œuvre théâtrale sous ses différentes formes :+Si le sens de « récit raconté plus ou moins véridique » a connu une grande extension, il est attesté dès les textes de Plaute. Il en est de même pour celui de « pièce de théâtre ». //Fabula // s’applique à l’œuvre théâtrale sous ses différentes formes :
  
   *Varr. //L. // 6, 55 : //Ab eodem uerbo fari fabulae, ut tragoediae et comoediae, dictae.// \\ « C’est d’après ce même verbe //fari//, qu’on a donné leur nom aux //fabulae // (pièces de théâtre), telles que tragédies et comédies. » (traduction P. Flobert, 1985, CUF),****    *Varr. //L. // 6, 55 : //Ab eodem uerbo fari fabulae, ut tragoediae et comoediae, dictae.// \\ « C’est d’après ce même verbe //fari//, qu’on a donné leur nom aux //fabulae // (pièces de théâtre), telles que tragédies et comédies. » (traduction P. Flobert, 1985, CUF),**** 
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 Le mot s’emploie en particulier pour la pièce en tant qu’elle est vue par les spectateurs : Le mot s’emploie en particulier pour la pièce en tant qu’elle est vue par les spectateurs :
  
-  *Pl. //Ps.// 720-721 : \\ … //Horum caussa haec agitur spectatorum fabula ; // \\ //hi sciunt qui hic adfuerunt, uobis post narrauero. //  \\« C’est pour les spectateurs ici présents que se joue cette comédie ; ils savent ce qui s’est passé ; ils y étaient ; vous, je vous le raconterai plus tard. » (traduction A. Ernout, 1962, CUF).+  *Pl. //Ps.// 720-721 : \\ … //Horum caussa haec agitur spectatorum fabula ;// \\ //hi sciunt qui hic adfuerunt, uobis post narrauero.//  \\ « C’est pour les spectateurs ici présents que se joue cette comédie ; ils savent ce qui s’est passé ; ils y étaient ; vous, je vous le raconterai plus tard. » (traduction A. Ernout, 1962, CUF).
  
 La distinction qui apparaît ici entre le point de vue des acteurs et celui des spectateurs devient une opposition lexicale par l’emploi de //res // pour les premiers à côté de //fabula // pour les seconds : La distinction qui apparaît ici entre le point de vue des acteurs et celui des spectateurs devient une opposition lexicale par l’emploi de //res // pour les premiers à côté de //fabula // pour les seconds :
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   *Cic. //Fam. // 5, 12, 6 (à propos du récit du consulat) : //… tuis scriptis, in quibus perpetuam rerum gestarum historiam conplecteris, secernas hanc quasi fabulam rerum euentorumque nostrorum. Habet enim uarios actus mutationesque et consiliorum et temporum//. \\ « … tes écrits où tu embrasses la suite continue des événements de l’histoire, où tu pourras distinguer en quelque sorte le drame de tout ce qui s’est passé dans ma vie politique. Il comprend en effet plusieurs actes et des changements liés à mes résolutions et aux circonstances. » (traduction J.-F. Thomas)   *Cic. //Fam. // 5, 12, 6 (à propos du récit du consulat) : //… tuis scriptis, in quibus perpetuam rerum gestarum historiam conplecteris, secernas hanc quasi fabulam rerum euentorumque nostrorum. Habet enim uarios actus mutationesque et consiliorum et temporum//. \\ « … tes écrits où tu embrasses la suite continue des événements de l’histoire, où tu pourras distinguer en quelque sorte le drame de tout ce qui s’est passé dans ma vie politique. Il comprend en effet plusieurs actes et des changements liés à mes résolutions et aux circonstances. » (traduction J.-F. Thomas)
  
-La polysémie de //fabula // fait que le récit est caractérisé comme une pièce de théâtre, par une association au sens premier d’une autre valeur, selon le mécanisme de la présence virtuelle du champ sémasiologique((Voir K. Baldinger (1984, 178-179).)). C’est encore le cas pour renforcer le caractère dramatique de la narration :+La polysémie de //fabula // fait que le récit est caractérisé comme une pièce de théâtre, par une association au sens premier d’une autre valeur, selon le mécanisme de la présence virtuelle du champ sémasiologique((Voir K. BALDINGER (1984, 178-179).)). C’est encore le cas pour renforcer le caractère dramatique de la narration :
  
   *Amm. 28, 6, 29 : //Et ne quid coturni terribilis fabulae relinquerent intemptatum, hoc quoque post depositum accessit aulaeum.// \\ « Et pour que ces récits ne laissent inemployée aucune ressource de la terreur tragique, l’épisode que voici vint encore s’y ajouter après la chute du rideau. » (traduction M.-A. Marié, 1984, CUF).   *Amm. 28, 6, 29 : //Et ne quid coturni terribilis fabulae relinquerent intemptatum, hoc quoque post depositum accessit aulaeum.// \\ « Et pour que ces récits ne laissent inemployée aucune ressource de la terreur tragique, l’épisode que voici vint encore s’y ajouter après la chute du rideau. » (traduction M.-A. Marié, 1984, CUF).
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 ===== D. « Conversation » ===== ===== D. « Conversation » =====
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 Qu’il s’agisse de la légende transmise et travaillée par les poètes ou de la pièce jouée pour les spectateurs, la dynamique des événements est difficilement séparable de leur mise en parole. Le passage est aisé vers l’entraînement de la conversation, comme en : Qu’il s’agisse de la légende transmise et travaillée par les poètes ou de la pièce jouée pour les spectateurs, la dynamique des événements est difficilement séparable de leur mise en parole. Le passage est aisé vers l’entraînement de la conversation, comme en :
  
-  *Cic. //Att. // 13, 34: //De quo quae fama sit scribes ; … etenim haec decantata erat fabula, sed complere paginam uolui//. \\ « Tu m’écriras ce qu’on dit de cette affaire ; … c’est une histoire ressassée, mais je voulais remplir la page. » (traduction J. Beaujau, 1983, CUF).+ 
 +    * Cic. //Att. //  13, 34: //De quo quae fama sit scribes ; … etenim haec decantata erat fabula, sed complere paginam uolui//. \\  « Tu m’écriras ce qu’on dit de cette affaire ; … c’est une histoire ressassée, mais je voulais remplir la page. » (traduction J. Beaujeu, 1983, CUF). 
  
 Dans la description des jeux funèbres, le vers de Stace : Dans la description des jeux funèbres, le vers de Stace :
  
-  *Stace //Theb.// 8, 236: \\ … //nullis deest sua fabula mensis.// + 
 +    * Stace //Theb.//  8, 236: \\  … //nullis deest sua fabula mensis.//  
  
 signifie bien sûr que : signifie bien sûr que :
  
-  *« Chaque table a son récit merveilleux. » (traduction R. Lesueur, 1994, CUF),+ 
 +    * « Chaque table a son récit merveilleux. » (traduction R. Lesueur, 1994, CUF), 
  
 mais le « récit » s’incarne dans la « conversation » qui le fait vivre. Entre les deux valeurs, la filiation s’opère selon un lien logique, métonymique. Le rapport se fait aussi d’après le contexte pragmatique. En un dialogue comme : mais le « récit » s’incarne dans la « conversation » qui le fait vivre. Entre les deux valeurs, la filiation s’opère selon un lien logique, métonymique. Le rapport se fait aussi d’après le contexte pragmatique. En un dialogue comme :
  
-  *Ter. //Ad. // 537 : \\ … CT. //Quidnam est ?// \\ SY. //Lupus in fabula.// \\ « CT. Qu’y a-t-il donc ?    SY. Le loup de la fable. » (traduction J.-F. Thomas) 
  
-La formule //lupus in fabula // fait référence au loup de la « fable » qui survient au moment où l’on parle de lui, mais la « fable » se réalise dans l’échange que les deux personnages ont.+    * Ter. //Ad. //  537 : \\  … CT. //Quidnam est ?// \\  SY. //Lupus in fabula.// \\  « CT. Qu’y a-t-il donc ?    SY. Le loup de la fable. » (traduction J.-F. Thomas) 
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 +La formule //lupus in fabula //  fait référence au loup de la « fable » qui survient au moment où l’on parle de lui, mais la « fable » se réalise dans l’échange que les deux personnages ont. 
  
 Toutefois la valeur de « conversation » n’est attestée qu’à partir de la seconde moitié du 1<sup>er</sup>siècle ap JC : Toutefois la valeur de « conversation » n’est attestée qu’à partir de la seconde moitié du 1<sup>er</sup>siècle ap JC :
  
-  *Quint. //I. O. // 12, 11, 18 : \\ //Quantulum enim studiis partimur ? Alias horas uanus salutandi labor, alias datum fabulis otium, alias spectacula, alias conuiuia trahunt.//  
  
-où l’interaction verbale caractéristique des conversations (//fabulae//) est associée à d’autres activités collectives par opposition à la solitude de l’étude +    * Quint. //I. O. //  12, 11, 18 \\  //Quantulum enim studiis partimur ? Alias horas uanus salutandi labor, alias datum fabulis otium, alias spectacula, alias conuiuia trahunt.// \\ « Combien peu nous consacrons aux études ! Nous gaspillons des heures en de vaines corvées de civilités, en bavardages oiseux, en spectacles, en banquets. » (traduction J. Cousin, 1979, CUF)((Mart. 5, 20, 8 ; 11, 1, 15 ; Apul.  M. 1 , 26, 5.)) 
  
-  *« Combien peu nous consacrons aux études ! Nous gaspillons des heures en de vaines corvées de civilités, en bavardages oiseux, en spectacles, en banquets. » (traduction J. Cousin, 1979, CUF)((Mart. 5, 20, 8 ; 11, 1, 15 ; Apul. //M.// 1 , 26, 5.)) +où l’interaction verbale caractéristique des conversations (//fabulae//) est associée à d’autres activités collectives par opposition à la solitude de l’étude.
  
-  *Tac. //D. // 2, 1 : …//ut fabulas quoque eorum et disputationes et arcana semotae dictionis penitus exciperem …//  \\ « …au point que je recueillais aussi leurs conversations, leurs entretiens sérieux et leurs plus secrets exercices de parole … »+    * Tac. //D. //  2, 1 : …//ut fabulas quoque eorum et disputationes et arcana semotae dictionis penitus exciperem …// \\  « …au point que je recueillais aussi leurs conversations, leurs entretiens sérieux et leurs plus secrets exercices de parole … »
  
-  *Minuc. 3, 4 : //Haec fabulae erant Octaui disserentis de nauigatione narratio.// \\ « Ces propos n’étaient autres que le récit fait par Octavius de sa traversée. » (traduction J. Beaujeu, 1964, CUF).+ 
 +    * Minuc. 3, 4 : //Haec fabulae erant Octaui disserentis de nauigatione narratio.// \\  « Ces propos n’étaient autres que le récit fait par Octavius de sa traversée. » (traduction J. Beaujeu, 1964, CUF).
  
 ===== E. Une unité du polysème ? ===== ===== E. Une unité du polysème ? =====
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 Toute recherche d’un degré d’unité dans une polysémie doit se garder de la systématisation et de la trop grande abstraction, mais la diversité des valeurs de //fabula // trouve une certaine cohérence : le substantif représente la parole comme animée d’une dynamique forte, pouvant à la limite se développer sans fin et se couper de tout ancrage réel. Toute recherche d’un degré d’unité dans une polysémie doit se garder de la systématisation et de la trop grande abstraction, mais la diversité des valeurs de //fabula // trouve une certaine cohérence : le substantif représente la parole comme animée d’une dynamique forte, pouvant à la limite se développer sans fin et se couper de tout ancrage réel.
  
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