existĭmātĭō, -tĭōnis, f.

(substantif)



7. Descendance du lexème

7.1. Les descendants du lexème dans les langues romanes par la voie phonétique

Lat. existĭmātĭo n’a pas de descendants dans les langues romanes par la voie phonétique (cf. M.-L.).

Mais lat. aestimare a donné anc.-fr. esmer (vers 1135), qui s’est confondu avec anc.-fr. aimer et a, de ce fait, disparu avant le XVIème s. (cf. anc.-prov. esmar). Le substantif anc.-fr. esme, formation rétrograde sur le verbe, s’est maintenu plus longtemps que le verbe dans des dialectes (Le Robert, s.u. estimer).

7.2. Les emprunts faits au latin par les langues anciennes et modernes

Lat. existĭmātĭo n’a pas fait l’objet d’emprunts.

Mais lat. aestimare fut emprunté par le français dans fr. estimer (attesté depuis la fin du XIIIème s. ; sous la forme1) extimer vers 1300). Sur ce verbe fut créé le substantif anc.-fr. et fr. mod. estime F., par formation rétrograde (Le Robert s.u. estimer).

Parallèlement, l’italien offre

- le verbe it. stimare « estimer »

- le substantif it. stima F. « estime, réputation », « évaluation des biens fonciers » (it. fare l’estima « faire une évaluation des biens » sur le plan financier), terme technique maintenant le sens d’aestimium, aestimia chez les arpenteurs latins.

- le substantif it. estimo M. (emprunté à lat. aestimium) « science qui enseigne à évaluer les biens fonciers immobiliers » dans le vocabulaire des géomètres.



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1) L’orthographe de ce verbe, avec un <x>, est peut-être influencée par le verbe lat. existimare.