exĭgĕre

(verbe)




1. Graphie, phonétique, phonologie

1.1. Graphie et variantes graphiques

1ère pers. sg. ind. présent : <exigo>

On trouve des graphies <xs> au lieu de <x> pour la séquence [ks] dans les inscriptions (CIL I2 585, CIL IX 5813, 2, etc.), cf. TLL. Ce type de graphie n’est pas propre à exigere : il se retrouve pour d’autres termes. Ainsi, par exemple, exilium peut-il être écrit <exsilium>.

1.2. Phonétique et phonologie

exĭgō : 1ère pers. sg. indicatif présent : [‘ek.si.go:] ;

exĭgĕrĕ : infinitif présent actif : [ek.'si.ge.re] ;

exēgī : 1ère pers. sg. parfait indicatif : [ek.'se:.gi:] ;

exāctŭm : supin : [ek.'sa:k.tum]. Selon la « loi de Lachmann », en effet, on suppose qu’en latin même à date ancienne prélittéraire, dans le radical latin ăg- (présent aussi dans le verbe ăgō, ăgĕrĕ), la voyelle ă a subi un allongement compensatoire après l’assourdissement de la consonne gutturale suivante, par report des vibrations glottales de la consonne sonore [g] sur la voyelle précédente : *ăg-tŭ-m > *āk-tŭ-m.

Séquence phonologique : /‘ek.si.go:/

Le latin archaïque et classique ne possédait qu’un seul phonème vocalique bref /e/, qui s’opposait à la voyelle longue /e:/. Il est difficile de savoir si ce phonème /e/, dans ses réalisations phonétiques dans les divers environnements phonétiques, tendait vers une réalisation vocalique plutôt fermée en [e] ou plutôt ouverte en [ε] .


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