exercitātiō, -ōnis f.

(substantif)



6. Histoire du lexème

6.1. Histoire au cours de la latinité. Evolution des emplois.

Exercitātiō se lit dans la Rhétorique à Hérennius, au début du Iers. av. J.-C., avec sa valeur la plus fréquente par la suite, celle d’« exercice, entraînement ». Les autres « sollicitation (éprouvante) », « travail, pratique », « mouvement » apparaissent ensuite chez Cicéron ou des auteurs un peu postérieurs, mais elles n’ont jamais eu d’extension. L’emploi du terme reflète l’évolution de ces exercices spirituels. Ils sont fondés, chez les philosophes antiques, sur la réflexion pratique et la recherche de la sagesse comme souverain bien puis les auteurs chrétiens mettent ensuite l’accent sur le plaisir intérieur et la passion :

  • Aug. Quaest. In Hepta. 1, 69 : []ad animi exercitationem pertinet []Videtur mihi significare animi affectum studiosissime aliquid cogitantis cum delectatione cogitationis.
    « Cela concerne l’exercice spirituel […]. Il me semble consister en un état de l’esprit qui pense quelque chose avec passion en éprouvant le plaisir de la pensée. »

Cette dimension nouvelle du plaisir et de la passion est liée à la méditation sur les critures (cf. Aug. Ennar. In Ps. 38, 36, 3).

6.2. Origine et étymologie

Voir l’étymologie d’arceo, ere : exercere, § 6.2



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