et




3. Distribution dans les textes au cours de la latinité

3.0. Généralités

Lat. et est le lexème de plus haute fréquence dans les textes latins et donc, probablement, dans la langue orale pendant toute la latinité. Par exemple, dans le corpus du LASLA (sélection de textes de l’époque archaïque et classique au sens large), et occupe le rang de fréquence 1, très largement en tête devant le lexème qui a le rang de fréquence 2. Il s’agit donc d’un mot exceptionnel dans la langue latine, ce qui pourrait expliquer qu’il se soit maintenu jusqu’aux langues romanes malgré sa faible teneur phonique et le fait que, lorsque la consonne finale n’est plus prononcée, il représente le lexème monosyllabique minimal et la syllabe minimale, réduite à une voyelle brève. Sa fréquence très élevée pourrait expliquer également la pluralité probable des prononciations, dont on peut trouver des indices dans la pluralité des graphies.

3.1. Distribution diachronique (périodes d’attestation)

En latin archaïque, l’emploi de et est très rare : avant les premiers textes littéraires, il est absent des inscriptions les plus anciennes, ainsi que de la prose juridique des Douze Tables, et dans la langue poétique du carmen. On y trouve d’autres coordonnants, tels que –que, ast et, plus fréquemment, l’asyndète. La fréquence de et s’impose dès les premiers textes littéraires.

3.2. Distribution diastratique (diaphasique)

Dans les textes littéraires de l’époque archaïque, la haute fréquence de et apparaît dans la comédie (Plaute, Térence et les fragments) et dans la prose, où il l’emporte sur les autres lexèmes de coordination. Selon J. Penney (2005, 44), il n’existe pas de différence d’emploi notable entre -que, ac, atque, et et l’asyndète chez Plaute.

Et devait être de très haute fréquence dans la langue parlée, comme l’attestent son emploi dans des textes de domaines différents ainsi que sa capacité à concurrencer puis remplacer d’autres coordonnants ou tournures syntaxiques. Sa fréquence exceptionnelle (cf. § 3.0 ) dans les textes latins et donc probablement dans les différentes variantes de langue latine parlée explique qu’il ait pu continuer à s’imposer dans les langues romanes occidentales.

3.3. Distribution diatopique (dialectale, régionale)

Pas d’informations pour l’instant.

3.4. Distribution par auteur, par œuvre

Pas d’informations pour l’instant.


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