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Et


1. Graphie, phonétique, phonologie

1.1. Graphie et variantes graphiques

- Variantes graphiques : ed, id, it, i, e, het, aet, eit, es (voir TLL V, 2, 6, p. 869, l. 1-16).

- La voyelle /e/ est brève.

- L’occlusive dentale sourde (non voisée) /t/ et l’occlusive dentale sonore (voisée) /d/ à la finale absolue de mot sont phonétiquement fragiles. Il est probable que l’opposition entre sourde et sonore fut neutralisée à la finale de mot, soit à la suite d’une assimilation régressive à partir de la consonne initiale du mot suivant dans la chaine parlée, soit à la suite d’un affaiblissement (l’occlusive sourde devenant occlusive sonore, puis spirante sonore) et même d’un amuïssement si le mot suivant commençait par une voyelle. C’est probablement ainsi qu’il convient d’interpréter les variantes graphiques avec <d> final ou même sans consonne finale. Dans la plupart des langues romanes, le coordonnant issu de lat. et est réduit à une voyelle seule, sans consonne finale (cf. § 7).

1.2. Phonétique et phonologie

2.1. Lexème invariable de fonction grammaticale

Lat. et fonctionne tantôt comme conjonction de coordination (ou coordonnant) de même que fr. et, angl. and, all. und, tantôt comme adverbe, de manière similaire à lat. //etiam// « même, aussi ».

2.2. Formation

Lat. et est issu d’un adverbe ayant des correspondants dans d’autres langues indo-européennes : *eti, gr. ἔτι, sk. ati, qui ont généralement une valeur « additive ».

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