ĕrīlis, -e

(adjectif)



1. Graphie, phonétique, phonologie

1.1. Graphie et variantes graphiques

L’adjectif ĕrīlis est attesté par les graphies <erilis> ( sans <h> à l’initiale) et <herilis> (avec <h> initial), ces variantes graphiques se rencontrant dans les manuscrits (surtout de Plaute) et dans les inscriptions. Le substantif erus sur lequel est bâti l’adjectif ĕrīlis par suffixation est, lui aussi, attesté avec les mêmes variantes graphiques : parfois sans <h> (erus) et parfois avec <h> à l’initiale (herus).

La question de la notation du <h> à l’initiale dans l’adjectif et dans sa base de suffixation erus fut récemment remise à l’honneur à la suite de la découverte d’une inscription osque qui présente la forme herilím, correspondant exact de l’adjectif latin. La présence du <h> à l’initiale dans le terme osque remet en cause les étymologies précédemment proposées pour les termes latins, qui partaient des graphies erus, erilis, sans <h> (Poccetti 2010) (cf. §6.2).

Une variante purement graphique <aerilis> est attestée à l’époque tardive, parallèlement à la graphie <aerus> pour erus, avec le digraphe <ae> à la place du simple <e>.

Pour les variantes graphiques de (h)erilis, voir erus.

1.2. Phonétique et phonologie

/e.ˈri :.lis/

[e.ˈri :.lis]

À la suite de l’abrègement iambique (correptio iambica), on trouve chez Plaute erĭlis au lieu de erīlis dans le syntagme érĭle imperium (Pl. Aul. 599).

Un indice indirect de la prononciation de la voyelle initiale comme un e ouvert à l’époque tardive pourrait être fourni par la graphie <ae> (attestée chez un grammairien tardif) à la place de <e>. En effet, le digramme <ae> à l’époque postclassique et tardive peut dénoter, entre autres, un e ouvert provenant d’un ancien e bref /ĕ/ de l’époque classique en syllabe ouverte accentuée : cf. erus pour cette question.


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