dēspondeō, -ēre

(verbe)



5. Place dans le lexique latin

5.1. Analyse synchronique du lexème. Formation du mot en latin

Dēspondēre est un préverbé formé à l’aide du préverbe dē- (parallèle à la préposition usuelle ) et du verbe spondēre « promettre », qui offre le vocalisme o du radical latin (et de la racine i.-e. : cf. § 6.2 ) et un thème d’infectum terminé par e long, qui est l’aboutissement latin du morphème i.-e. *-éye/o- de causatif, tel qu’il apparaît par exemple dans le type morphologique de mordeō, -ēre « mordre », tondeō, -ēre « tondre, raser ». Il s’agit d’une formation héritée, mais qui n’est plus produtive en latin.

Cette formation à vocalisme o du radical latin et à thème verbal d’infectum en e long correspond généralement en latin à une valeur de verbe causatif. Elle est représentée par des verbes transitifs, fondamentaux du vocabulaire latin, où le sujet grammatical dénote l’agent causateur et l’accusatif-objet l’agent « causé » : mŏnĕō, -ēre « avertir », litt. « faire que (quelqu’un) se souvienne », iŭběō, -ēre « ordonner », étymologiquement « pousser (quelqu’un) en avant », tŏrrěō, -ēre « brûler ».

Mais cette formation comporte également un petit nombre de verbes latins à valeur d’itératif-fréquentatif. Le verbe dēspondēre est généralement interprété comme rattaché à cette seconde valeur (cf. § 6.2 ).

Au participe parfait passif, le morphème i.-e. hérité *-to- s’est ajouté au radical latin synchronique spond- à vocalisme o, qui caractérisait les thèmes d’infectum (spond-ē-re) et de perfectum (pour le verbe simple, formation à redoublement : spŏ-pond-ī). Comme ce radical latin était terminé par une consonne dentale, il s’ensuivit un phénomène d’assibilation attendu à la frontière de morphème entre les deux dentales :spōnsus < *spond-to-s (comme morsus < *mord-to-s, tōnsus < *tond-to-s)(cf. § 6.2 ).

Le préverbe dē- est susceptible de deux interprétations, correspondant aux différents emplois du verbe :

- la fonction « transitivante1) » de dē- permet de passer du verbe intransitif spondēre « s’engager, promettre » au verbe transitif dēspondēre (filiam) « promettre (quelqu’un, quelque chose) » ;

- la fonction d’« opérateur d’inversion du procès2) » de dē- permet de passer de spondēre « s’engager » à dēspondēre « se désengager » (avec ici la même fonction d’inverseur pour le préverbe dés- en français).

Le même type de polysémie s’observe dans le cas du verbe dēformāre3), puisqu’il signifie à la fois « donner une forme » avec dē- « employé pour marquer la sortie d’un état et l’entrée dans un autre », et « déformer » avec dē- opérateur d’inversion du procès (cf. § 4.2.E ).

5.2. Les interprétations et ré-analyses synchroniques des auteurs latins

5.2.1. Varron

Varron fonde sa définition de spondēre sur l’emploi performatif de ce verbe. Le fait de le prononcer à la première personne (le fait de dire « spondeo » « je promets ») est en effet un acte de langage, puisque c’est une façon de garantir effectivement quelque chose :

  • Varr. L. 6, 69 : Spondere est dicere : « spondeo ».
    « Spondere (‘garantir’) revient à dire : spondeo (‘je garantis’). » (traduction P. Flobert, 1985, CUF)

Mais, comme tout verbe en emploi performatif, il faut qu’il soit prononcé dans des « circonstances appropriées4) », sans quoi l’action de garantir n’est pas effective :

  • Varr. L. 6, 72 : […] non spondet ille statim qui dixit : « spondeo », si iocandi causa dixit, neque agi potest cum eo ex sponsu .
    « […] ne donne pas de garantie (non spondet) celui qui dit immédiatement : spondeo (‘je donne une garantie’), s’il l’a dit pour plaisanter, et on ne peut pas le poursuivre en vertu de sa promesse (ex sponsu). » (traduction P. Flobert, 1985, CUF)

Varron fait venir ce verbe, ainsi que les autres mots de sa famille, de spōns, spontis « volonté » (attesté seulement à l’accusatif, au génitif et à l’ablatif, qui a fourni l’adverbe sponte « volontairement »), ce qui ne tient pas du point de vue des étymologistes modernes5) :

  • Varr. L. 6, 69 : Spondere […] a sponte, nam id ualet [et] a uoluntate. […] Ab eadem sponte, a qua dictum spondere, declinatum spopondit et respondet et desponsor et sponsa; item sic alia.
    « Le mot spondere vient de sponte, car celui-ci signifie ‘volontairement’. […] De ce même sponte, à quoi spondere doit son nom, ont été dérivés spopondit (« il a garanti »), respondet (« il garantit en retour »), desponsor (« fianceur ») et sponsa (« fiancée ») ; de même d’autres mots encore. » (traduction P. Flobert, 1985, CUF)

Quant au préverbé dēspondēre, Varron y voit uniquement le sens de « renoncer à », en interprétant implicitement dē- comme un opérateur d’inversion du procès exprimé par spondēre :

  • Varr. L. 71 : Qui spoponderat filiam, despondisse dicebant, quod de sponte eius, id est de uoluntate, exierat. Non enim si uolebat, dabat, quod sponsu erat alligatus. […] Sic despondisse animum quoque dicitur, ut despondisse filiam, quod suae spontis statuerat finem.
    « On disait de celui qui avait promis (spoponderat) sa fille, qu’il y avait renoncé (despondisse), parce qu’elle était sortie de son autorité (de sponte eius), c’est-à-dire de sa volonté. Il ne la donnait pas en effet parce qu’il le voulait, mais parce qu’il était lié par son engagement. […] De même on dit aussi qu’un tel a perdu courage (despondisse animum), comme il a renoncé à sa fille (despondisse filiam), parce qu’il avait fixé un terme à sa volonté (spontis) » (traduction P. Flobert, 1985, CUF).

5.2.2. Verrius Flaccus (repris par Festus)

Verrius Flaccus, selon son compilateur Festus, propose la même étymologie que Varron pour spondēre, mais, de manière paradoxale, il fait venir spōnsus et spōnsa du grec σπονδή « libation » (ex Graeco dicta[m]) :

  • Fest. 440, 1-5 (L.) : Spondere Verrius putat dictum, quod sponte sua, id est uoluntate, promittatur. Deinde oblitus inferiore capite sponsum et sponsam ex Graeco dicta[m] ait, quod i σπονδὰςinterpositis rebus diuinis faciant.
    « Verrius pense que spondere se dit parce que l’on fait des promesses de son propre chef (sponte sua), c’est-à-dire selon sa volonté. Ensuite, oubliant cela dans le chapitre suivant, il dit que sponsus et sponsa se disent à partir du grec, parce que ceux-ci, faisant intervenir les choses divines, font des libations (σπονδὰς/ spondas). »

5.2.3. Donat

Comme les linguistes d’aujourd’hui (cf. § 5.4, les grammairiens latins ont cherché à justifier la coexistence des deux verbes spondere et despondere, proches à la fois sur le plan du signifiant et du signifié. A propos de la différence entre spondere et despondere, voici ce que dit Donat, ou un pseudo-Donat, dans son commentaire aux Adelphes de Térence6):

  • (Ps.-)Don. Ter. Ad. 735 : Et despondet puellam qui petit, spondet a quo petitur ; recte ergo socer futurus ‘despondi ’ dixit.
    « Celui qui demande la jeune fille ‘prend engagement ’ (despondet), celui à qui elle est demandée ‘s’engage ’ (spondet) ; c’est donc à juste titre que le futur beau-père a dit : ‘j’ai pris engagement ’ (despondi). »

5.3. « Famille » synchronique du terme

Varron consacre six paragraphes du livre VI du De lingua Latina (§ 69 à 74) à la famille de spondēre, ce qui nous donne un accès privilégié aux rapprochements synchroniques que pouvaient effectuer les sujets parlants de son époque7)

Partant de spondēre – qu’il fait venir de *spōns, spontis (cf. § 5.2 ) –, Varron mentionne un grand nombre de lexèmes de la famille de spondēre, auxquels il convient d’ajouter ceux qu’il ne mentionne pas (souvent parce qu’ils sont de date tardive)8). Les lexèmes mentionnés par Varron sont soulignés.

5.3.1. Les dérivés de spondēre

- spōnsa, -ae , f. : « fiancée » et dans le vocabulaire chrétien : « épouse ». Selon Varron, « on qualifiait de sponsa (« garantie ») à la fois la somme d’argent et la fille qui avait été promise (desponsa) » (Var. L. 6, 70, trad. P. Flobert, CUF, 1985). Il s’agit de la substantivation du participe parfait passif au féminin : *spond-tā, litt. « celle qui fut promise » ;
- spōnsus, -ī, m . : « fiancé » et dans le vocabulaire chrétien : « époux ». Le terme représente la substantivation du participe parfait passif au masculin : *spond-to-, litt. « celui qui a été promis » ;
- spōnsŏr, -sōris , m . : « répondant, caution » provient d’un ancien *spond-tor- formé avec le suffixe de nom d’agent i.-e. *-tor- hérité derrière le radical latin synchronique spond-, litt. « celui qui promet » ;
- spōnsŭs, -sūs, m.: « promesse, engagement » est issu de *spond-tu-s avec le suffixe de nom de procès i.-e. hérité *-tu- derrière le radical latin synchronique spond-, litt. « le fait de promettre » ;
- spōnsĭō, -siōn-is , f. : « engagement oral et solennel, promesse, assurance, garantie » ; dans le vocabulaire juridique : « engagement réciproque ». Varron définit spōnsĭō comme « l’argent qui avait été demandé réciproquement en échange d’une garantie » (Var. L. 6, 70, trad. P. Flobert, CUF, 1985). Le terme provient de *spond-tiōn- avec le suffixe latin de nom de procès -tiōn-, issu du suffixe i.-e. hérité de nom de procès en *-ti- renforcé en *-ōn- par le latin, derrière le radical latin synchronique spond-, litt. « le fait de promettre » ; un diminutif de spōnsĭō, spōnsĭuncŭla, ae, f., se trouve chez Pétrone.
- spōns-ālis, -e : « de fiançailles ». Varron mentionne le sponsālis dies: « jour où l’engagement a été conclu ». Cet adjectif est substantivé au neutre pluriel dans spōnsālĭa, (génitif pluriel…ĭ-um ou…ĭōrum) « fiançailles », « fête de fiançailles, repas de noces », « cadeaux de noces ». Il s’agit d’un adjectif bâti avec le suffixe latin productif -ālis, -e sur le thème spōns-, qui est aussi celui du participe parfait passif, des noms d’action et du nom d’agent du verbe spondēre.

- de spōnsālĭa est dérivé en latin tardif l’adjectif spōnsālicius, a, um « de fiançailles ».

5.3.2. Les préverbés de spondēre et leurs dérivés

- con-spondeō, -ēre : « s’engager mutuellement », participe parfait passif con-spōnsus, -a, -um ; nom d’agent en -tor- : conspōnsŏr, -sōris, m. : « celui qui est caution avec d’autres » ;

- rĕ-spondeō, -ēre : « garantir en revanche, assurer de son côté » ;
respōnsĭō, -sĭōn-is, f.: « réponse » (nom de procès en -tiō sur le radical latin synchronique respond-; une assibilation attendue explique l’allomorphe suffixal -si ō) ;
respōnsum, -ī, n. : « réponse » (d’un oracle, d’un jurisconsulte) (substantivation au neutre du participe parfait passif en *-to- ; litt. « ce qui fut répondu ») ;
respōnsus, -sūs, m.: « réponse » (nom de procès en *-tu- sur le radical synchronique latine respond- avec assibilation attendue) ;
respōnsŏr, -sōr-is, m. : « celui qui peut donner une réponse » (nom d’agent en -tor- sur le radical synchronique latin respond- avec assibilation attendue) ;
respōns-ālis, -is, m. (tardif) : « répondant » ;
respōnsō, -sāre : « répondre », « répliquer, résister », « répondre à, satisfaire à » (fréquentatif-intensif-itératif formé avec le suffixe –tāre, ou ici son allomorphe –sāre- dû à une assibilation, sur le radical latin respond-, qui intervient dans le thème verbal d’infectum de respond-ē-re) ;
respōnsĭtō, -ĭtāre : « donner des consultations de droit » (formation de fréquentatif-intensif-itératif en -ĭtāre sur le thème du verbe précédent, qui comportait déjà le même suffixe fréquentatif-intensif-itératif en -tā-re. Ce suffixe peut en effet se présenter de manière récurrente dans certains verbes, surtout à l’époque tardive lorsque le premier suffixe, lexicalisé et incorporé dans le thème du verbe, se trouve démotivé et ne fonctionne plus comme un morphème.

- De dē-spondeō, -ēre lui-même sont dérivés :

- le nom d’agent en -tor-/ -sor-: dēspōnsor, -sōr-is, m. « celui qui fiance, qui promet ou accorde en mariage », hapax attesté uniquement chez Varron ; ce terme est issu de *dēspond-tor- avec assibilation ;

- le verbe fréquentatif en -tāre / -sāre : dēspōnsō, -āre : « fiancer » ; ce verbe, bâti sur le radical latin despond-, est issu de : *dēspond-tāre avec une assibilation attendue, comme pour le participe parfait passif ainsi que les noms de procès et d’agent ;

- le nom de procès en -tiō / -siō : dēspōnsiō, -siōn-is, f. (tardif) : « fiançailles », « désespoir » ;

- le nom de procès dēspōnsā-tiō, -tiōn-is, f. (tardif) : « fiançailles », qui semble bâti sur le thème verbal d’infectum du verbe fréquentatif dēspōnsā-re.

5.3.3.

Varron rapproche aussi de cette famille le substantif spēs « espoir » et le verbe sperō « espérer », ce qui n’est pas fondé selon les interprétations des linguistes modernes.

5.4. Association synchronique avec d’autres lexèmes

Au sens de « promettre en mariage », dēspondēre est évidemment très proche de spondēre, mais une différence existe assez souvent. Spondēre est le verbe habituel de la formalisation de l’engagement :

  • Pl. Trin. 1162 :
    Istac lege filiam tuam sponden9) mihi uxorem dari ?
    « À cette condition, t’engages-tu à me donner ta fille en mariage ? »,

Mais dēspondēre est employé pour souligner des circonstances particulières de l’engagement, qui sont assez paradoxales et suscitent des réactions étonnées :

  • Pl. Trin. 1131-1132 :
    […] Sed ego hoc nequeo mirari satis
    eum sororem despondisse suam in tam fortem familiam.
    « Mais je ne puis assez m’étonner qu’il ait fiancé sa sœur dans une famille si considérable. »
  • Liv. 1, 39, 4 (à propos du mariage de la fille de Tarquin avec Servius Tullius, d’origine servile) : Iuuenis euasit uere indolis regiae nec, cum quaereretur gener Tarquinio, quisquam Romanae iuuentutis ulla arte conferri potuit filiamque ei suam rex despondit.
    « Le jeune homme se révéla comme ayant vraiment les qualités d’un roi et, lorsque Tarquin chercha un mari pour sa fille, on ne put trouver parmi la jeunesse romaine personne qui lui fût comparable et le roi lui promit en mariage sa fille. »

Le verbe dēspondēre s’emploie aussi pour un engagement fait dans des conditions très condamnables. Il s’applique ainsi à la redoutable initiative de Sassia :

  • Cic. Cluent. 179 : []ut hunc Oppianicum aliud agentem ac nihil eius modi cogitantem ad hanc accusationem detraheret inuito despondit ei filiam suam, illam quam ex genero susceperat, ut eum nuptiis adligatum simul et testamenti spe deuinctum posset habere in potestate.
    « […] elle voulut amener à son accusation d’aujourd’hui notre Oppianicus qui avait d’autres pensées et ne songeait à rien de tel, en le fiançant malgré lui à sa fille, celle qu’elle avait eue de son gendre, afin de le lier par ce mariage, de l’enchaîner en même temps par l’espoir de son testament et de l’avoir ainsi à sa discrétion. » (traduction P. Boyancé, 1953, CUF).

Il en est de même pour la promesse de mariage qui débouchera sur un amour monstrueux quand à la jeune Ianthé est fiancée Iphis, une jeune fille que sa mère fait passer pour un garçon :

  • Ov. M. 9, 714-715 :
    Tertius interea decimo successerat annus,
    cum pater, Iphi, tibi flauam despondet Ianthen.
    « Ta treizième année était arrivée quand ton père, Iphis, te donna pour fiancée la blonde Ianthé »,

avec le verbe despondet au cœur du syntagme flauam … Ianthen pour souligner le paradoxe d’une situation annonciatrice de drames.

Du préverbé dēspondēre et du simple spondēre, il faut rapprocher aussi promittere. En effet, ce dernier est d’abord suivi d’une proposition infinitive ou d’un infinitif exprimant l’idée de donner sa fille :

  • Pl. Cas. 288 :
    Casinam ego uxorem promisi uilico nostro dare.
    « J’ai promis de donner Casine comme épouse à notre fermier. »

Puis le verbe est construit directement avec le nom désignant la jeune fille :

  • Ov. Am. 3, 6, 31-32 :
    te []promissam Xutho Creusam []occuluisse.
    « […] que tu as caché Créuse promise à Xuthus. »
  • Sen. Ben. 4, 35, 1 :
    Promisi tibi in matrimonium filiam [].
    « Je t’ai promis ma fille en mariage […]. »

Dēspondēre, au sens de « promettre en mariage », est donc d’abord un terme marqué par rapport à spondēre et promittere, ce qui relève de la parasynonymie. Cette parasynonymie laisse la place à une synonymie dite parfaite10), où aucune nuance n’est perceptible. C’est le cas avec promittere, destināre lorsque dēspondēre a le sens de « promettre », et avec dēsperāre lorsqu’il a le sens de « perdre courage ». La rareté des occurrences où dēspondēre signifie « mourir » ne favorise pas la comparaison avec d’autres lexèmes.



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1) J.-P. BRACHET (2000, 139-141).
2) J. P. BRACHET (2000, 192-200).
3) M. FRUYT (2007, 52-53).
4) J. L. AUSTIN (1970, 48).
5) Cf. J.-P. BRACHET (2000, 139-141) à propos des difficultés que cette étymologie pose.
6) Ce passage est signalé par P. FLOBERT dans son commentaire au De lingua Latina (livre VI) de Varron, p. 134.
7) Voir aussi Serv. Sulp. ap. Gell . 4, 4, 2, passage cité par EM, selon qui Servius « énumère à peu près tous les dérivés usités de spondeō ».
8) Les traductions données pour ces lexèmes sont celles du Grand Gaffiot
9) La forme sponden est issue phonétiquement de spondes-ne, soit la 2ème pers. sg. ind. prés. et -ne particule interrogative.
10) Voir Cl. MOUSSY (2010, 48-50).