dēspondeō, -ēre

(verbe)



1. Graphie, phonétique, phonologie

1.1. Graphie et variantes graphiques

infinitif : <despondere> ; 1ère pers.sg. ind. prés. : <despondeo>

1.2. Phonétique et phonologie

infinitif : [de:.spon.'de:.re] ou [de:s.pon.'de:.re] ? 1ère pers. sg. ind. prés. : : [de:.'spon.de.o:] ou [de:s.'pon.de.o:] ?

infinitif : /de:.spon.'de:.re/ ou /de:s.pon.'de:.re/ ? 1ère pers. sg. ind. prés. : /de:.'spon.de.o:/ ou /de:s.'pon.de.o:/ ?

- Frontière de morphème (frontière de préverbation) : dē-spondēre
- Frontière de syllabe [de:s.pon.'de:.re].
La voyelle du préverbe dē- étant longue, la première syllabe du mot est longue de toute façon, que la frontière de syllabe soit [de:.spon.'de:.re] ou [de:s.pon.'de:.re].
Si l’on considère d’autres lexèmes où le préverbe (par exemple rĕ-) contient une voyelle brève, on voit que la frontière de morphème (ici frontière de préverbation) en rĕ-spondēre ne correspond pas à la frontière de syllabe.
Chez Lucrèce :

Lucr. 4,213 : Sidera respondent in aqua radiantia mundi.

la syllabe initiale de la forme respondent est longue, donc la syllabe est fermée par la consonne s. De ce fait, la frontière syllabique1) est située entre le s et le p. La frontière de syllabe n’est pas située à la même place que la frontière de préverbation dans ce cas.

Retour au plan ou Aller au § 2.

1) De même, à l’initiale de mot, les séquences consonantiques <sp>, <st>, <sc> se comportent-elles comme deux consonnes.