cĕlĕbĕr, -bris, -bre

(adjectif)



2. Morphologie

2.1. Indications grammaticales

Adjectif de la deuxième classe du type ācĕr, acris, acre. Le thème, qui est aussi dans ce cas le radical synchronique, est cĕlĕbr- dans toute la flexion, sauf aux nominatif et vocatif masculins singuliers.

2.2. Variantes morphologiques

Priscien signale une variante morphologique du nominatif masculin singulier en celebris (cf. § 5.2 ). Cette forme analogique est alignée sur le nominatif sg. féminin. Pour les adjectifs de la deuxième classe, en effet, la tendance est à avoir la même forme aux nominatifs masculin et féminin, sur le modèle de fortis, fortis, forte. De telles analogiques correspondent à des régularisations de formes flexionnelles anomales à l’intérieur d’un même paradigme.1)

Ces nominatifs sg. masculins en …ĕr sont issus phonétiquement d’une séquence ancienne en *….rĭs qui a subi, en latin prélittéraire, un phénomène par lequel la voyelle brève postérieure au /r/ est passée à l’avant du /r/ ; dans ce cas particulier, se produisit ensuite, à la finale, une assimilation consonantique progressive aboutissant à …r (*…rs > *..rr > …r).

Pour celeber comme pour d’autres adjectifs de la deuxième classe, on trouve aussi à l’époque tardive certaines formes qui suivent la flexion de la première classe des adjectifs.

2.3. Formation du lexème

Celeber est sans doute formé par suffixation, par l’adjonction d’un suffixe -ber / -br- à une base cele-. Mais l’origine de sa base comme celle de son suffixe font débat (cf. § 6.2).



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1) Il s’agit d’une tendance assez générale, puisque ces formes analogiques de masculin sont attestées pour d’autres adjectifs terminés par la même séquence phonétique : on trouve, au nominatif sg. masculin, la forme ācris chez Ennius au lieu de ācer. Inversement, et toujours pour obtenir une identité de forme aux nominatifs sg. masculin et féminin, le féminin peut être aligné sur le masculin : ainsi, chez Ennius, est attesté le féminin analogique acer.