calu̯ŭs, -a, -um

(adjectif)



7. Descendance du lexème

7.1. Les descendants dans les langues romanes par la voie phonétique

Lat. caluus « chauve » a donné fr. chauve, qui fut d’abord représenté sous la forme chals(XIIe s.), devenu chauve (XIIe s.) par généralisation de la forme féminine (selon Le Grand Robert s.u. chauve).

Le terme français chauve a conservé la signification de l’adjectif latin en retenant, de manière attendue, seulement le sens usuel en latin : « chauve » (et non celui de « qui a les cheveux rasés », sens beaucoup moins fréquent).

Il en est de même pour it. calvo, esp. calvo, cat. calb.

7.2. Les emprunts faits au latin par les langues anciennes et modernes

Si l’adjectif lat. caluus est passé en français par la voie phonétique et est resté en français, comme en latin, un terme de la langue courante usuelle, les noms abstraits lat. caluities, caluitium furent empruntés par le français (au XIVe s.), à un niveau de vocabulaire plus savant, dans fr. calvitie.

Selon Le Grand Robert (p. 352), le substantif fr. calvitie élimina anc.-fr. chauvesse (fait sur fr. chauve avec le suffixe d’abstrait féminin -esse) et progressivement fr. chauveté (avec le suffixe d’abstrait féminin en -té : cf. fr. beau-té). Fr. calvitie semble s’être introduit d’abord dans le vocabulaire médical (comme l’atteste au XVIIe s. Furetière) avant d’élargir son emploi vers des niveaux de langue moins techniques et plus usuels.


Aller au §6 ou Retour au plan ou Aller au §8