ărrŏgāntĭa, -ae f. (adr-)

(substantif)



3. Distribution dans les textes au cours de la latinité

3.0. Généralités

3.0.1. Première occurrence dans les textes ou inscriptions

Le substantif arrogantia, contrairement au verbe arrogare dont il est indirectement dérivé, n’apparaît pas dans nos textes avant la Rhétorique à Herennius, rédigée entre 86 et 82 av. J.-C. :

  • Rhet. Her. I, 1,1 :
    Quas ob res illa, quae Graeci scriptores inanis adrogantiae causa sibi adsumpserunt, reliquimus.
    « Aussi ai-je laissé ce que les Grecs, auteurs de manuels, sont allés chercher pour en faire un vain étalage. » (traduction G. Achard, 1989, CUF)

3.0.2. Répartition et distribution des occurrences dans les textes au cours de la latinité

Attesté à partir de l’époque classique, le substantif arrogantia se maintient durant toute la latinité avec une fréquence moyenne.

3.0.3. Fréquence comparée des formes flexionnelles

3.1. Distribution diachronique (périodes d’attestation)

Les chiffres du tableau suivant sont issus de la base de données CLCLT-6 (Brepols), sans que soient pris en compte les textes répertoriés dans les catégories dubium, ambiguum, terminus ad quem et terminus post quem. Ils représentent donc le nombre minimal d’occurrences de arrogantia dans les textes latins du IIIes. av. J.-C. au Ves. après J.-C. :

Période Nombre d’occurrences Fréquence relative
IIIe - IIe s. av. J.-C. 0 0
Iers. av. J.-C. 53 29
Iers. ap. J.-C. 18 7
IIes. ap. J.-C. 28 25
IIIes. ap. J.-C. 5 6
IVes. ap. J.-C. 85 14
Ves. ap. J.-C. 195 12

3.2. Distribution diastratique (diaphasique)

3.3. Distribution diatopique (dialectale, régionale)

3.4. Distribution par auteur, par œuvre