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dictionnaire:alica7 [2014/12/04 22:09]
desiderio [7.2. Les emprunts faits au latin par les langues anciennes et modernes]
dictionnaire:alica7 [2014/12/16 15:20] (Version actuelle)
desiderio
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-<html><div class="titre">ălĭca, -ae (f.)</div></html> \\ <html><center><big><big>(substantif)</big></big></center></html> +<html><class="lestitres">ălĭca, -ae (f.)</p></html> <html><center><big><big>(substantif)</big></big></center></html> 
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-Le latin //alica// a donné par la voix phonétique ((d'après EM ; M.L. 337 ; REW<sup>3</sup> ; DCECH ; DELP<sup>3</sup> )) :+Le latin //alica// a donné par la voix phonétique (d'après EM ; M.L. 337 ; REW<sup>3</sup> ; DCECH ; DELP<sup>3</sup>) :
  
  
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-sicilien //alika larga// (REW<sup>3</sup>) ;+en italien, dans le dialecte de l’Aquila (Abruzzes), le substantif féminin //àleca// « blé » (Cortelazzo-Marcato, //s.u. alica// ; LEI, //s.u. alica//).
  
  
-logoudorien (variante de sarde)  //alige// « sorte de pain » (REW<sup>3</sup>).+en sicilien //àlica// (féminin collectifdénote des pâtes dont la forme est étroite et allongée, comme dans la locution //alika larga// « lasagne » (REW<sup>3</sup> ; Piccitto 1977, //s.u.//). La relation étymologique avec lat. //alica// n’est pas certaine, car il pourrait s’agir d’une continuation de lat. //alga// « algue ». 
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 +- en sarde, le substantif //àlighe// ['aliγe] dénote une sorte de pain, et en sarde logoudorien //àligu// ['aliγu] dénote une sorte de farine que l’on mélange avec du vin cuit pour faire des gâteaux. 
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 +Ces deux termes sardes peuvent provenir d’une variante morphologique de lat. //alica// qui serait au neutre //alicum// (selon le grammairien Charisius : //cf.// [[#2.2.Variantes morphologiques|§2.2]] //supra//). Mais cette étymologie est douteuse selon le DES, //s.u//.  
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 +Le lien diachronique est encore plus délicat à établir entre lat. //alica// et le terme du sarde central //aríkru// « farine grossière ». Selon le DES, ce dernier est le descendant de lat. //farric(u)lum// « petit gâteau de farine de froment », substantif attesté chez Palladius ; puisqu’il s’agit d’un diminutif en //–culum//, on attendrait pour lat. //farric(u)lum// une base lat. %%*%%//farris// non attestée en latin ;  en latin même, on peut seulement rapprocher lat. //farric(u)lum// de lat. //farreum// « gâteau de farine de froment », attesté chez Pline l’Ancien. Ainsi, dans l’hypothèse du DES, lat. //farric(u)lum// aurait abouti en sarde à %%*%%//farríkru// > //aríkru//. Mais, selon le //Dictionnaire// de Cortelazzo-Marcato, le terme sarde serait plutôt issu d’une superposition des deux termes latins //alica// et //farriculum//, le premier ayant été remplacé par les descendants de lat. //far// et //spelta// dans la plupart des langues romanes (LEI //s.u//., DEI, //s.u//.). 
  
  
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-En espagnol, une variante cultivée est attestée dans esp. //álica//, selon le //Diccionario de la Real Academia Española //([[http://lema.rae.es/drae/?val=alaga]]), au sens de « crème ou bouillie de blé »((//cf//. //DCELC// : Laguna (1555) et Huerta (1629) emploient la variante savante)). Le terme savant conserve un lien avec la céréale qu’est le blé et les entités qui lui sont associées.+En espagnol, une variante cultivée est attestée dans esp. //álica//, selon le //Diccionario de la Real Academia Española //[[http://lema.rae.es/drae/?val=alaga]], au sens de « crème ou bouillie de blé »((//cf//. //DCELC// : Laguna (1555) et Huerta (1629) emploient la variante savante)). Le terme savant conserve un lien avec la céréale qu’est le blé et les entités qui lui sont associées.
    
  
-En portugais (selon //HouaissGrande//) on a une forme savante por. //álica// « espèce de blé, blé de qualité inférieure, épeautre » et « boisson fermentée, semblable à la bière, faite par les Romains dans l’Antiquité à partir de ce blé ».+En portugais (selon HouaissGrande) on a une forme savante por. //álica// « espèce de blé, blé de qualité inférieure, épeautre » et « boisson fermentée, semblable à la bière, faite par les Romains dans l’Antiquité à partir de ce blé ».
  
 +En italien, les formes //àlica, hàlica, alìca// « épeautre » sont attestées à partir de la fin du XVI<sup>e</sup> siècle et jusqu’à la première moitié du XX<sup>e</sup>  (//LEI, s.u.//). Aucune mention de ces mots n’est faite, toutefois, dans le //DELI// et le //GDLI// de S. Battaglia.   
  
-Lat. //alica// pourrait avoir un lien avec le grec ancien. Il a été émis l'hypothèse que gr. ἄλιξ soit un emprunt au latin (cf. supra [[:dictionnaire:alica5#5.2. Réflexions métalinguistiques des auteurs latins|§5.2]]). Mais l’hypothèse inverse fut également évoquée : le terme latin serait un emprunt au grec, comme le proposait déjà Isidore de Séville, suivi par certains linguistes modernes. +Lat. //alica// pourrait avoir un lien avec le grec ancien. Il a été émis l'hypothèse que gr. ἄλιξ soit un emprunt au latin (cf. supra [[#5.2. Réflexions métalinguistiques des auteurs latins|§5.2]]). Mais l’hypothèse inverse fut également évoquée : le terme latin serait un emprunt au grec, comme le proposait déjà Isidore de Séville, suivi par certains linguistes modernes.
  
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