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ălĭca, -ae (f.)

(substantif)



7. Descendance du lexème

7.1. Les descendants du lexème dans les langues romanes par la voie phonétique

7.1.1. Phonétique et phonologie

Le latin alica a donné par la voix phonétique 1) :

- esp. álaga « espèce de blé » (attesté depuis le XVIIe siècle) ; la forme espagnole suppose un passage de áleca à *álaca par dilation en protoroman (selon DCECH) ;

- en portugais, on aurait, selon DELP3, les variantes por. alaca, alaga, attestées au XIXe siècle ; il pourrait s’agir de variantes régionales empruntées à l’espagnol ; por. alaga avec sonorisation de l’occlusive gutturale intervocalique pourrait être une forme héréditaire, bien que la forme attendue à partir du latin dût être alega;

- sicilien alika larga (REW3) ;

- logoudorien (variante de sarde)  alige « sorte de pain » (REW3).

7.1.2. Sémantique

Les sens du terme latin sont assez bien conservés dans les termes des langues romanes, puisqu’il s’agit de blé ou d’entités fabriquées à partir du blé et tournant autour de cette céréale.

7.2. Les emprunts faits au latin par les langues anciennes et modernes

En espagnol, une variante cultivée est attestée dans esp. álica, selon le Diccionario de la Real Academia Española (http://lema.rae.es/drae/?val=alaga), au sens de « crème ou bouillie de blé »2). Le terme savant conserve un lien avec la céréale qu’est le blé et les entités qui lui sont associées.

En portugais (selon HouaissGrande) on a une forme savante por. álica « espèce de blé, blé de qualité inférieure, épeautre » et « boisson fermentée, semblable à la bière, faite par les Romains dans l’Antiquité à partir de ce blé ».

Lat. alica pourrait avoir un lien avec le grec ancien. Il a été émis l’hypothèse que gr. ἄλιξ soit un emprunt au latin (cf. supra §5.2). Mais l’hypothèse inverse fut également évoquée : le terme latin serait un emprunt au grec, comme le proposait déjà Isidore de Séville, suivi par certains linguistes modernes.



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1) d’après EM ; M.L. 337 ; REW3 ; DCECH ; DELP3 
2) cf. DCELC : Laguna (1555) et Huerta (1629) emploient la variante savante